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Littérature anglo-saxonne

Ohio

GRAND PRIX DE LITTERATURE AMERICAINE 2020 Par un fébrile soir d'été, quatre anciens camarades de lycée désormais trentenaires se trouvent par hasard réunis à New Canaan, la petite ville de l'Ohio où ils ont grandi. Bill Ashcraft, ancien activiste humanitaire devenu toxicomane, doit y livrer un mystérieux paquet. Stacey Moore a accepté de rencontrer la mère de son ex-petite amie disparue et veut en profiter pour régler ses comptes avec son frère, qui n'a jamais accepté son homosexualité. Dan Eaton s'apprête à retrouver son amour de jeunesse, mais le jeune vétéran, qui a perdu un oeil en Irak, peine à se raccrocher à la vie. Tina Ross, elle, a décidé de se venger d'un garçon qui n'a jamais cessé de hanter son esprit. Tous incarnent cette jeunesse meurtrie et désabusée qui, depuis le drame du 11-Septembre, n'a connu que la guerre, la récession, la montée du populisme et l'échec du rêve américain. Chacun d'entre eux est déterminé à atteindre le but qu'il s'est fixé.À la manière d'un roman noir, cette fresque sociale et politique hyperréaliste s'impose comme le grand livre de l'Amérique déboussolée et marque l'entrée en littérature d'un jeune écrivain aussi talentueux qu'ambitieux. « Le coeur de ce premier roman ambitieux n'est pas les grandes déclarations dont il se fait l'écho mais les plus petits moments qu'il dépeint, le portrait sincère qu'il brosse de vies abîmées et contrariées. Car c'est à l'échelle humaine que se révèle la vérité du monde dans lequel nous vivons. » The New York Times

08/2020

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litterature francaise romans nouvelles correspondance

Des petites filles modèles...

Sous la plume de Romain Slocombe, les petites filles modèles lâchent la bride à toutes les ambiguïtés distillées dans le roman de la Comtesse de Ségur. Un conte pervers aussi noir que raffiné.

En 1858, la Comtesse de Ségur présente Les Petites Filles modèles comme la suite des Malheurs de Sophie, et ces deux livres figurent depuis lors au cour du répertoire classique de la littérature française pour la jeunesse. Portraits d'enfants bien nés saisis au moment où ils s'interrogent sur le bien et le mal, tableaux d'un milieu social où ne cesse de se poser la question des normes et des limites, les petites filles doivent y être " modèles " en vertu d'un idéal de comportement. Mais l'atteindre n'est pas si simple ! Et l'on a amplement pointé, au-delà des récits en apparence innocents et inoffensifs de la Comtesse de Ségur, les bourgeons de l'ambigüité.
Dans son remake, Romain Slocombe les fait éclore : ses petites filles modèles deviennent les héroïnes d'un conte inquiétant et pervers, érotique et vampirique. Comme si la comtesse de Ségur avait retiré la sourdine pour écrire un roman destiné à des enfants plus âgés, laissant libre cours à la progression de la cruauté. Comme si elle avait quelquefois rêvé d'être Sade, non plus Comtesse mais Marquise...

01/2016

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autobiographies contemporaines anthologies/dico

Flaubert

'Je porte en moi la mélancolie des races barbares, avec ses instincts de migrations et ses dégoûts innés de la vie, qui leur faisait quitter leur pays, pour se quitter eux-mêmes. ' Dans cette déclaration de Gustave Flaubert (1821-1880), qu'y a-t-il de vrai? Le migrant, à part le grand voyage en Orient et quelques escapades en Bretagne, en Angleterre ou en Corse, a surtout vécu dans le 'trou' qu'il s'est 'creusé' à Croisset, sa demeure normande, où il écrit son œuvre et où il meurt foudroyé. Peut-on se fuir soi-même, bien qu'on professe la poétique de l''impersonnalité'? Peut-on lâcher son siècle? Le détester, oui, lui préférer une Antiquité imaginaire, certes, mais Flaubert, comme tout le monde, est entraîné dans les tourbillons du temps. Son œuvre portera cette double marque: le rêve carthaginois d'un monde flamboyant à jamais disparu mais recréé et la peinture vengeresse du siècle de Monsieur Prudhomme et du pharmacien Homais. Michel Winock porte un regard d'historien sur cette vie tout entière vouée à la littérature. Il raconte l'enfance créative de l'écrivain, le suit dans ses pérégrinations de jeunesse, décrit ses amours tumultueuses, l'accompagne dans les salons parisiens et met en scène sa ferveur dans l'amitié – Maxime Du Camp, George Sand, les Goncourt, Zola, Daudet, Maupassant, Tourgueniev... Son dégoût proclamé de la vie, Flaubert ne l'a transcendé ni par l'expérience amoureuse (somme toute décevante), ni par la foi en Dieu (il est incroyant), ni par quelque idéal politique (scepticisme revendiqué), mais par la religion de l'Art, dont il fut un pèlerin absolu.

03/2013

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