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Littérature

Le reve d'Alejo Carpentier ; Orinoco

Romancier, essayiste, musicologue, homme de radio et de cinéma, Alejo Carpentier aura profondément influencé la culture latino-américaine. Après Coabana, où nous le voyons échapper à la prison à Cuba grâce à Robert Desnos puis vivre à Paris un entre-deux-guerres fait de bonheurs et de galères, mais aussi nourri de rencontres avec tous ceux qui font la vie artistique de l’époque. 

Après Coabana donc, voici les années Orinoco, un exil volontaire au Venezuela, quinze années de folie où le temps de l’Amérique latine se compte en coups d’État. Pourquoi ce départ ? Une promesse de justice et de liberté dans ce pays de dictatures ? La découverte d’un continent qu’il aurait reçu en héritage ? Pour se consacrer à l’œuvre littéraire dont il rêve depuis sa jeunesse ? 

Une seule certitude au moment d’ouvrir ce livre, c’est au Venezuela en effet que tout commence. Là qu’il écrira ses premiers grands romans. Le royaume de ce monde, Le partage des eaux, Chasse à l’homme. Il lui fallait pour les écrire la cordillère des Andes et les tepuys, ces tables de géants à la naissance du monde, les fleuves, de l’Orénoque à l’Oyapock et toutes les Caraïbes. 

Jean-Louis Coatrieux est chercheur et écrivain. Il publie des poèmes, des récits et des essais, parfois en collaboration avec le plasticien Mariano Otero. Aux éditions Apogée, outre Le rêve d’Alejo Carpentier. Coabana (2019), il a déjà publié Alejo Carpentier, de la Bretagne à Cuba (2017), Xiaoling. Nouvelles de Chine (2016). 

02/2021

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Tu m'avais dit Ouessant

À l’hiver 2015, Gwenaëlle part trois mois dans le sémaphore de l’île d’Ouessant. C’est pendant, et à la suite de ce séjour, qu’elle écrit ce récit. Là, sous le grand phare du Créac’h, se racontent un voyage immobile et une expérience d’immersion au contact des éléments et des îliens. Elle explore les lieux et rencontre les habitants, les derniers marins de commerce, les guetteurs-sémaphoriques et gardiens de phares, et les femmes, gardiennes des lieux, qui occupent une place prépondérante sur cette île du Ponant. On découvre cet espace à part, territoire de l’extrême entretenant un rapport particulier à la noirceur et à la mort. Face à la mer et sous les faisceaux du grand phare, l’auteure vit cette expérience comme une renaissance dans le passage et l’exil que représente l’écriture. Gwenaëlle Abolivier est journaliste et auteure. Elle est une voix de France Inter. Elle présente pendant plus de vingt ans des émissions de grands reportages où elle raconte ses voyages à travers le monde. Depuis plusieurs années, elle s’est tournée vers l’écriture littéraire tout en continuant d’intervenir sur les ondes (Radio France et la RTS) et dans différentes revues comme ArMen .

10/2019

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L'amie prodigieuse t.4 ; l'enfant perdue

A la fin de Celle qui fuit et celle qui reste, Lila montait son entreprise d'informatique avec Enzo et Elena réalisait enfin son rêve : aimer Nino et être aimée de lui, quitte & abandonner son mari et à mettre en danger sa carrière d'écrivain. Car elle s'affirme comme une auteure importante et l'écriture l'occupe de plus en plus, au détriment de l'éducation de ses deux filles, Dede et Elsa. L'histoire d'Elena et de Nino est passionnelle, et bientôt Elena vit au gré de ses escapades pour retrouver son amant. Lors d'une visite à Naples, Elena apprend que Lila cherche à la voir tout prix.
Ce dernier volume regorge de coups de théâtre, de péripéties et de bouleversements. Plus encore que les volumes précédents, c'est un livre coup de poing, qui ne laisse pas un instant de répit au lecteur, emporté par une écriture fiévreuse et un récit haletant. Elena Ferrante nous présente un monde complet, bâti jusque dans les moindres détails, à la façon des grands romans du XIX e siècle, mais à l'ère des séries télévisées (la saga deviendra du reste une série HBO), et même les sentiments sont extrêmes, hors du commun.
C'est une conclusion en apothéose qui fait de cette tétralogie une oeuvre unique dans le panorama littéraire italien et même mondial. Quatre livres denses, exigeants, d'un très haut niveau littéraire, qui font d'Elena Ferrante une candidate très sérieuse, n'était son anonymat, au prix Nobel de littérature.L'enfant perdue est le quatrième et dernier volume de la série L'amie prodigieuse. (traduction Elsa Damien)

01/2018

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Le livre de la faim et de la soif

Le livre de la faim et de la soif est une chevauchée effrénée dans les contrées du conte et du roman picaresque. Le personnage central est le livre lui-même. Alter ego du narrateur, il entame de façon autonome des récits qu’il ne prend pas le temps d'achever, en quête d’une totalité irréalisable. Chaque fois, le livre s’aperçoit qu’en nommant les choses il les détruit et doit repartir à la recherche d’une autre réalité. Sa folle cavale nous emporte dans de nombreux pays, réels ou imaginaires, dans diverses époques, dans des langues différentes, car le livre n’est jamais rassasié. Ses récits empruntent leurs univers au western, au roman noir, au Talmud ou au Coran, aux poèmes de Michaux ou au roman de Cervantès, à Borges ou à Rabelais…

Voyage entre les mondes, Le livre de la faim et de la soif embrasse ce XXIe siècle débutant de colères et de tremblements. Il s’agit, pour Camille de Toledo, d’allier dans une fiction labyrinthique la pensée et le rêve, la philosophie et la poésie, de fondre tous les possibles dans une narration sans limites. Une aventure littéraire exceptionnelle, vibrant à chaque page d’une joie d’inventer et d’une vitalité impressionnantes.

02/2017

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litterature francaise romans nouvelles correspondance

Dans le jardin de l'ogre

"Une semaine qu'elle tient. Une semaine qu'elle n'a pas cédé. Adèle a été sage. En quatre jours, elle a couru trente-deux kilomètres. Elle est allée de Pigalle aux Champs-Élysées, du musée d'Orsay à Bercy. Elle a couru le matin sur les quais déserts. La nuit, sur le boulevard Rochechouart et la place de Clichy. Elle n'a pas bu d'alcool et elle s'est couchée tôt. Mais cette nuit, elle en a rêvé et n'a pas pu se rendormir. Un rêve moite, interminable, qui s'est introduit en elle comme un souffle d'air chaud. Adèle ne peut plus penser qu'à ça. Elle se lève, boit un café très fort dans la maison endormie. Debout dans la cuisine, elle se balance d'un pied sur l'autre. Elle fume une cigarette. Sous la douche, elle a envie de se griffer, de se déchirer le corps en deux. Elle cogne son front contre le mur. Elle veut qu'on la saisisse, qu'on lui brise le crâne contre la vitre. Dès qu'elle ferme les yeux, elle entend les bruits, les soupirs, les hurlements, les coups. Un homme nu qui halète, une femme qui jouit. Elle voudrait n'être qu'un objet au milieu d'une horde, être dévorée, sucée, avalée tout entière. Qu'on lui pince les seins, qu'on lui morde le ventre. Elle veut être une poupée dans le jardin de l'ogre." Prix littéraire de la Mamounia 2015

08/2014

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lettres et linguistique critiques et essais

Octavio Paz dans son siècle

Né au Mexique en 1914 et décédé dans sa capitale en 1998, Octavio Paz est l’une des figures majeures de la littérature latino-américaine du XXe siècle. Poète, essayiste et dramaturge, il fit très tôt de son pays l’un des sujets privilégiés de sa réflexion, mais n’en était pas moins un homme profondément cosmopolite, un écrivain engagé et ancré dans son temps. Il fut ainsi le protagoniste et témoin de plusieurs événements marquants, tels que la guerre civile espagnole (1936-1939), la fin de la Seconde Guerre mondiale et la création des Nations unies (1945), la révolte des étudiants en 1968 ou la chute du mur de Berlin en 1989. Devant l’histoire d’un siècle trouble, aussi fascinant que révoltant, il fit face avec courage et lucidité aux nombreux choix s’offrant à ceux qui voulaient changer la littérature et le monde. Cette biographie nous permet de mesurer l’ampleur et la singularité de son destin, tout comme son amour de la poésie. Car, à la fois riche et précis sur la vie de l’écrivain engagé, Octavio Paz dans son siècle apporte une réflexion sur son oeuvre littéraire, en particulier sur la poésie de sa maturité, celle de ses séjours en Inde au cours des années cinquante et soixante, et celle de son retour au Mexique dans les années soixante-dix. S’y ajoute le récit de la grande aventure politique et intellectuelle de la revue Vuelta, de l’énorme reconnaissance internationale dont le poète jouit dans les années quatre-vingt et, enfin, de la remise du prix Nobel de littérature en 1990, couronnement de sa trajectoire éthique et esthétique.

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