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musique

Mélancolique anonyme

« La réussite prend parfois des chemins inattendus. Du jour où pour la première fois j’ai vu couler les larmes de mon père à celui où j’ai failli mourir étouffé lors d’un concert en Afrique, ma vie de mélancolique anonyme m’a souvent réservé d’extraordinaires surprises. Alors j’ai eu envie de vous la raconter. » Saïd M’Roumbaba, a. k. a. Soprano, est né de parents émigrés comoriens dans une HLM des quartiers nord de Marseille, en 1979. Dans la cité phocéenne, il partage son temps entre l’école, les parties de foot sur les terrains vagues et les sessions de rap dans la chambre de ses potes. Il enregistre ses premiers freestyles sur les K7 que sa famille s’échange en guise de lettres, faute de pouvoir écrire. Remarqué par Akhenaton, Soprano connaît ses premiers succès avec ses complices des Psy 4 de la rime, et dans la foulée, il crée avec plusieurs de ses amis le label Street Skillz. Il nous raconte cette route vers la professionnalisation, se remémorant des souvenirs cocasses, comme les premiers albums aux stickers mal collés qui détruisent les lecteurs CD des copains, ou les piles de disques qui s’entassent dans leurs salons et qu’il faut distribuer tant bien que mal. Mais il revient aussi sur ce qu'il appelle sa « mélancolie », qu'il ressent depuis l'adolescence (timidité maladive, manque de confiance en soi et en son talent, désillusions amoureuses... ). En 2007 cependant, c'est le premier album solo, Puisqu’il faut vivre, et la deuxième partie de sa brillante carrière. Consacré par trois trophées à l'année du hip hop, il est l’unique rappeur français à participer aux prestigieuses BET Cypher américaines. À travers ces pages, Soprano revient sur son parcours, son histoire, mais aussi sur ses racines africaines: le mariage grandiose de sa soeur aux Comores, son engagement en Afrique auprès des populations les plus démunies, ses concerts de près de 100 000 personnes, et ses rencontres avec les Magic System qui vont forger sa conception du rôle de l’artiste dans la société. Mélancolique anonyme, c’est donc le récit d’une aventure humaine, la victoire d’un homme sur la dépression. C’est aussi les chroniques de Marseille, où, loin des règlements de compte et des trafics en tous genres, se côtoient Français, Irakiens, Turcs, Marocains, Tunisiens, Italiens, Sénégalais, Arméniens, Comoriens... dans une joie de vivre et une belle solidarité. C’est un panorama du rap et du hip hop des vingt-cinq dernières années. C’est surtout l’histoire d’une joyeuse réussite, entre amis, un éloge du rêve et de la persévérance pour tous les jeunes de quartiers défavorisés, que rien ne condamne à gâcher leur vie.

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litterature francaise romans nouvelles correspondance

Pleurnichard

"Comme un funambule sur son fil, Pleurnichard guide Jean-Claude Grumberg dans la traversée de sa vie. L’un se cachant derrière l’autre, tous deux tentent de vaincre leur peur en la proclamant. « […] Comment se venger? de quoi? Pleurnichard avait trouvé inconsciemment son moyen: insulter les flics, les douaniers, les préposés à l’état civil ou tout autre fonctionnaire rond de cuir et manches de lustrine, les instituteurs, les contrôleurs SNCF et RATP, tous ceux qui incarnaient plus ou moins à ses yeux le pouvoir, l’autorité. Voilà. […] Drôle de manière de se venger dites-vous? Sans doute. Refuser la société même au sein des organisations dont le but avoué semblait être la destruction de cette société, se faire un devoir d’y râler, d’y ricaner, d’y douter, d’ironiser. On tue ton père et tu ne te venges pas. Hamlet. La pièce était faite. Faire ou défaire, voilà la question. […] » « En fait, je n’ai jamais su vraiment me comporter devant le malheur absolu. Faut-il pleurer, s’arracher la tête et la piétiner, ou rire à en crever? Désormais, pour être sûr d’être tout à fait humain, je m’efforce et m’efforcerai de faire les trois ensemble. »J. -Cl. G. "

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litterature francaise romans nouvelles correspondance

Sur la tombe de ma mere

« J’avais pris l’habitude, en sortant du solfège ou du catéchisme, de passer à la superette de M. Pétika pour chouraver quelques bonbecs. Ce que je ne savais pas, c’est que Pétika avait retapissé ma petite ganache et, peinard, tenait une note précise de mon butin. Le jour où il a présenté la douloureuse à mon daron qui rentrait du turbin, j’ai pris une escalope dans le museau et suis parti au pieu sans becter. »Charles est fier d’être un emmerdeur: quand la vie vous a tout pris, il faut bien trouver une raison d’exister. Placé en foyer avant sa dixième année, après que son père a tué sa mère, le jeune Français d’origine africaine doit attendre sa majorité pour partir à la conquête du Paris des années 1980, peuplé de Blousons noirs et des pionniers de la génération hip-hop choyés par Paco Rabanne avec, pour seules armes, son irrévérence détachée et sa droiture y compris dans le vice, qui lui valent très vite le blaze de « Jean Gabin ». Maniant la langue comme un 9 millimètres, usant d’un argot savoureux et de tournures dignes des dialogues de Michel Audiard, le futur MC ne le sait pas encore, mais il est fait pour le rap. Pour l’heure, néanmoins, c’est une autre voie qu’il choisit: le braquage, art pour lequel il montre un talent certain. Il vit alors sa vie comme une mélodie en sous-sol, toujours entre deux coups, à l’affût de la bonne « occas’ ». Et quand Paris devient trop petit pour lui, c’est en Allemagne qu’il décide de monter son plus gros casse: il dévalise une grande banque berlinoise. Trahi par un complice, Charles écope de trente-trois ans de « calèche », ramené à huit en appel, qu’il décide de passer en Allemagne, laissant pour un temps la France et ses galères et partant à l’assaut d’une nouvelle langue. Jean Gab'1, jadis enfant de la Ddass avec ses douze frères et sœurs (son père assassine sa mère, écope de la prison) et ancien braqueur, est un comédien ( Banlieue 13 de Luc Besson, notamment) et un rappeur d’origine camerounaise, connu sous le nom de MC Jean Gab’1.

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litterature romans poche

Les fleurs

Une femme et un homme. C’est tout simple. La femme doit remplacer la cartouche de son stylo. L’homme, lui, doit se rendre chez un vieil ami. Donc tout les sépare. Ils ont pourtant quelque chose en commun. Le métro. "Ça commence quelque part dans la banlieue sud. On prend ensuite le RER, ligne B, vers la capitale. À Denfert-Rochereau, on emprunte la correspondance avec le métro, direction Étoile. Arrêt à Trocadéro. On s’avance alors jusqu’à un immeuble de la rue Greuze, au numéro 18. Un professeur Lachowsky, psychiatre ou psychanalyste, y tient son cabinet ; un certain Boyer y habite. On entre. On commence d’y monter l’escalier... Ce petit récit, sous ses allures de chronique ordinaire de la vie de banlieusards, se profile à n’en pas douter comme l’un des tout meilleurs romans de cette fin d’automne. Parce que l’écriture, tantôt drôle et tantôt nouante, y capte de façon remarquable, avec acuité et fantaisie, le flot mouvant des impressions et des pensées de deux personnages, une femme et un homme, pour qui le plan du réseau RATP se lit comme une véritable carte du tendre. Si l’on ajoute qu'un narrateur facétieux, lui-même romancier, n’hésite pas à mettre son grain de sel dans l'aventure en train de se dessiner, on peut avancer que Les Fleurs, cinquième roman de Christian Gailly, retrouve et même amplifie cette verve et cette puissance suggestive, qui font de ses ouvrages de vrais bonheurs de lecture. " (Jean-Claude Lebrun, L'Humanité)

01/2012

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romans et fiction romanesque

Les fleurs

Une femme et un homme. C’est tout simple. La femme doit remplacer la cartouche de son stylo. L’homme, lui, doit se rendre chez un vieil ami. Donc tout les sépare. Ils ont pourtant quelque chose en commun. Le métro. "Ça commence quelque part dans la banlieue sud. On prend ensuite le RER, ligne B, vers la capitale. À Denfert-Rochereau, on emprunte la correspondance avec le métro, direction Étoile. Arrêt à Trocadéro. On s’avance alors jusqu’à un immeuble de la rue Greuze, au numéro 18. Un professeur Lachowsky, psychiatre ou psychanalyste, y tient son cabinet ; un certain Boyer y habite. On entre. On commence d’y monter l’escalier... Ce petit récit, sous ses allures de chronique ordinaire de la vie de banlieusards, se profile à n’en pas douter comme l’un des tout meilleurs romans de cette fin d’automne. Parce que l’écriture, tantôt drôle et tantôt nouante, y capte de façon remarquable, avec acuité et fantaisie, le flot mouvant des impressions et des pensées de deux personnages, une femme et un homme, pour qui le plan du réseau RATP se lit comme une véritable carte du tendre. Si l’on ajoute qu'un narrateur facétieux, lui-même romancier, n’hésite pas à mettre son grain de sel dans l'aventure en train de se dessiner, on peut avancer que Les Fleurs, cinquième roman de Christian Gailly, retrouve et même amplifie cette verve et cette puissance suggestive, qui font de ses ouvrages de vrais bonheurs de lecture. " (Jean-Claude Lebrun, L'Humanité)

01/1998

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