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résistance village

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roman étranger

Je reste ici

Trina s'adresse à sa fille, Marica, dont elle est séparée depuis de nombreuses années, et lui raconte sa vie. Elle a dix-sept ans au début du texte et vit à Curon, village de montagne dans le Haut-Adige, avec ses parents. En 1923, ce territoire autrichien, annexé par l'Italie à la suite de la Première Guerre mondiale, fait l'objet d'une italianisation forcée : la langue allemande, qu'on y parle, est bannie au profit de l'italien. Trina entre alors en résistance et enseigne l'allemand aux enfants du bourg, dans l'espoir aussi de se faire remarquer par Erich, solitaire aux yeux gris qu'elle finira par épouser et dont elle aura deux enfants, Michael et Marica.

Au début de la guerre, tandis qu'Erich s'active dans une farouche opposition aux mussoliniens et au projet de barrage qui menace d'immerger le village, la petite Marica est enlevée par sa tante, et emmenée en Allemagne. Cette absence, vive blessure jamais guérie chez Trina, sera le moteur de son récit. Elle ne cachera rien des fractures apparaissant dans la famille ou dans le village, des trahisons, des violences, mais aussi des joies, traitées avec finesse et pudeur.
traduction Nathalie Bauer

08/2018

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congo (république démocratique)

Les Hauts Plateaux

De Minembwe à Uvira, lieux difficiles à situer sur une carte de l'Afrique, Lieve Joris a traversé le Congo perdu de l'Est, non loin du Burundi et du Rwanda. Une marche au pays des collines vertes, là où cohabitent cultivateurs et éleveurs.
Comme pour mettre un point final, après des années, à son oeuvre de recherche affective, d'approche des contradictions, de suivi des confl its, d'empathie pour les habitants d'un pays qu'elle a connu Congo, puis Zaïre, puis à nouveau Congo, Lieve Joris est allée à pied, cinq semaines durant, de village en village, dans cette région méconnue, résistante, restée à l'écart de la colonisation belge, où se côtoient des ethnies et des tendances politiques pas toujours en bonne entente.
Une marcheuse, blanche, souvent la première jamais venue dans les parages, accompagnée d'un guide et de porteurs, picaresques à leur manière, dépositaires d'une valise, objet que Lieve considère comme son seul luxe, vu les conditions rudimentaires de vie des paysans, la pluie, la boue, les puces, les rats, la nourriture difficile, mais aussi les brigands possibles, les miliciens plus ou moins autonomes, les autorités pas toujours ravies de sa présence.
Des hautes collines aux abords du lac Tanganyika, Lieve Joris nous propose une variante moderne des immersions africaines des explorateurs, un résumé du Congo, sur un petit bout de carte fondamental en ce qui concerne la géopolitique de l'Est africain. récit traduit du néerlandais par Marie Hooghe
© Lieve Joris, 2008
© ACTES SUD, 2009 pour la traduction française Afrique

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litterature francaise romans nouvelles correspondance

Un poisson sans bicyclette

Aux Frêles, on a trouvé le lieu ad hoc où installer la communauté libérée. Une vieille ferme inoccupée de l'arrière-pays varois, idéal pour faire la nique aux oppressions tristes. Jane est d'accord, son french lover jouera de la musique et leur petite Hannah O lui pèsera moins avec tout ce monde autour. Lise, elle, les voit venir. Ce débarquement bruyant près du village l'enchante, parce qu'autrement, entre chasseurs et gendarmes, c'est la mort. Elle espère bien qu'un des chevelus de la ferme la tire d'ici. C'est qu'à treize ans on a un petit vélo dans la tête et on s'invente des âmes sœurs en un rien de temps. Alternant le point de vue de Lise et de Jane, l'auteure nous replonge en plein été 1976, au gré d'une oralité énergique et inventive. Elle explore leurs désirs d'émancipation en butte aux résistances du monde, raconte de l'intérieur certaines désillusions et laisse à chacune le temps de sa métamorphose.

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litterature francaise romans nouvelles correspondance

Le terroriste noir

Le Terroriste noir est une fiction construite autour de la véritable histoire, aussi méconnue qu'extraordinaire, d'Addi Bâ. Addi Bâ est un jeune Guinéen né vers 1916, adopté en France à l'âge de 13 ans, et qui, devenu soldat pendant la Seconde Guerre, est affecté dans le 12e régiment des tirailleurs sénégalais. Capturé après la bataille de la Meuse, Addi s'évade, erre dans les forêts, avant d'être recueilli par le maire du village de Romaincourt. Elégant et mystérieux, à la fois austère et charmeur, il y fera sensation , mais ce n'est qu'un début : en 1942, il entre en contact avec la Résistance et crée le premier maquis des Vosges. Les Allemands le surnommeront " le terroriste noir ".L'affaire est racontée 60 ans plus tard, dans un français mâtiné de patois vosgien, par celle qui n'était qu'une jeune fille à l'époque ; c'est chez ses parents que le tirailleur venait écouter Radio-Londres, c'est chez eux qu'il prenait ses repas et faisait laver son linge. Qui a trahi Addi Bâ ? Une de ses nombreuses amantes ? Un collabo professionnel ? Ou tout simplement la rivalité opposant les Tergoresse et les Rapenne, deux familles aux haines séculaires ?
Parce qu'il était noir, ce combattant de la France libre n'a reçu la médaille de la Résistance qu'en 2003, soit 60 ans après son exécution.

08/2012

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