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Histoire du 20ème siècle à nos jours

Un homme en guerres

C’est un personnage et un destin qu’aurait aimés Romain Gary. Une vie qui va vite, traversée par les déchirements du XXe siècle. Bernard Fall est l’une des légendes les plus secrètes et attachantes parmi les reporters de guerre. Né en 1926 à Vienne dans une famille juive, contraint de fuir après l’Anschluss, il se réfugie à Nice où il échappe à la grande ra e de la police de Vichy, qui sera fatale à ses parents. À seize ans, il entre dans la Résistance. Deux ans plus tard, il décroche ses galons de lieutenant des FFI en Savoie. Traducteur au procès de Nuremberg, toujours en mouvement, conjurant deuils et blessures, il part étudier aux États-Unis, s’empare de la ques- tion indochinoise. Il multiplie les séjours en Asie du Sud-Est, s’impose comme l’un des premiers spécialistes de la guerre révolutionnaire et de la contre-insurrection, devient l’un des correspondants de presse les plus avisés et redoutés, surveillé par le FBI qui le prend pour un espion français. Avec l’Indochine puis le Vietnam, c’est une histoire d’amour dont il tirera des livres, notamment Rue sans joie. Plus qu’un titre, la Rue sans joie est une région maritime, au nord de Hué, qui a le visage de la beauté mais reste un enfer pour les com- battants : Bernard Fall y trouvera la mort le 21 février 1967 à quarante ans en sautant sur une mine. Depuis longtemps un pacte unit Bernard B. Fall à Hervé Gaymard. Il est parti sur les traces de ce frère d’armes et de larmes : à Vienne, en Ukraine, à Nice, en Savoie, à Washington, au Vietnam. Un récit de voyage sur cet aventurier, universitaire- soldat, toujours en marge, gure ardente de la liberté et de la vérité dont on aurait voulu faire son meilleur ami. Hervé Gaymard est l’auteur de plusieurs essais dont Pour Malraux et Bonheurs et grandeurs, ces journées où les Français ont été heureux. Avec Un homme en guerres, il signe son premier récit.

10/2019

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Littérature

Enfant de perdition

Enfant de perdition est un grand roman d'initiation. Fils d'une mère italienne émigrée et d'un père " fabricant de crânes " (biologiste dans un laboratoire de vivisection), le narrateur y raconte son enfance et son adolescence dans la région lyonnaise, à la fin du 20 ème siècle, sous la forme d'une immense épopée barbare, remplie de bruit et de fureur. Le particulier rejoint l'universel, dans une langue française littéralement redécouverte, " mise en état d'étrangeté à elle-même ", selon les mots de l'auteur. Roman d'éducation sociale, érotique, politique qui conduit le narrateur à fréquenter différentes communautés : Gitans, Arabes, Italiens. Les quartiers s'opposent et s'observent. On suit le destin de toute une bande d'enfants perdus qui se haïssent et se fascinent, se livrent à des rites sataniques, à des jeux et des activités prohibés, sous le regard du chef de la police locale, le " directeur de la tranquillité ". L'un d'entre eux part faire la guerre en Bosnie, un autre se convertit à l'islam, le fils d'un ouvrier maghrébin deviendra l'assassin de sa bienfaitrice... La guerre en Bosnie (1992 - 1995) réveille les pires fantômes européens, les génocides, la violence entre les races et les peuples. La mémoire du jeune narrateur est pleine de ces conflits, de viols, de légendes familiales, mais aussi de grands mythes de l'Antiquité, réactualisés et détournés au profit de sa propre narration. Odyssée dans la mémoire singulière d'un enfant, hanté par " le visage barbare " de sa mère, Enfant de Perdition raconte nos destins multiples, convoque des pays lointains, des pays en guerre, et réveille des monstres (Hitler, Hérode), et les Dieux (Christ, Zeus, Vénus) dans une conjuration littéraire du mal et de la violence de l'Histoire mondiale, au basculement d'un siècle à l'autre.

01/2020

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Dans le silence enterré

Katrine Hedstrand, journaliste, vit à Londres. Lors­qu’elle est rappelée à Stockholm, au chevet de sa mère qui n’a plus toute sa raison, elle découvre dans les papiers personnels de celle-ci les courriers insistants d’une agence immobilière qui propose des sommes considérables pour une maison située au nord de la Suède, à la frontière avec la Finlande. Katrine, qui n’a jamais entendu parler de cette pro­priété et ne connaît même pas la région natale de sa mère, décide de partir pour Kivikangas. Elle arrive dans une communauté bouleversée par un crime terrible : Lars-Erik Svanberg, un homme âgé qui vit seul depuis des années, a été retrouvé mort, la tête fendue à la hache. Or, Katrine ne va pas tarder à soupçonner que Svanberg en savait long sur les jeunes années de sa grand-mère. Au point où les vies intimes rencontrent les évé­nements les plus tragiques de l’Histoire, Tove Als­terdal tisse un roman qui est tout ensemble un récit des années 1930 et le portrait de cette contrée de neige et de glace où les destins d’une poignée de jeunes gens idéalistes se sont séparés à jamais. traduction Johanna Brock, Erwan Le Bihan

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Grand frère

Un premier roman plein de verve sur une famille de la région parisienne, confrontée au départ en Syrie d'un de ses membres devenu djihadiste – Goncourt du premier roman 2018 ; Prix Première 2018 ; Prix Régine Deforges du premier roman 2018

Grand frère est chauffeur de VTC. Enfermé onze heures par jour dans sa " carlingue ", branché en permanence sur la radio, il rumine sur sa vie et le monde qui s'offre à lui de l'autre côté
du pare-brise.
Petit frère est parti par idéalisme en Syrie depuis de nombreux mois. Engagé comme infirmier par une organisation humanitaire musulmane, il ne donne plus aucune nouvelle.
Ce silence ronge son père et son frère, suspendus à la question restée sans réponse : pourquoi est-il parti ?
Un soir, l'interphone sonne. Petit frère est de retour.
Dans ce premier roman incisif, Mahir Guven alterne un humour imagé et une gravité qu'impose la question du terrorisme. Il explore un monde de travailleurs uberisés, de chauffeurs écrasés de solitude, luttant pour survivre, mais décrit aussi l'univers de ceux qui sont partis faire le djihad en Syrie : l'embrigadement, les combats, leur retour impossible en France... Émerge ainsi l'histoire poignante d'une famille franco-syrienne, dont le père et les deux fils tentent de s'insérer dans une société qui ne leur offre pas beaucoup de chances.

" La vie ? J'ai appris à la tutoyer en m'approchant de la mort. Je flirte avec l'une, en pensant à l'autre. Tout le temps, depuis que l'autre chien, mon sang, ma chair, mon frère, est parti loin, là-bas, sur la terre des fous et des cinglés. Là où pour une cigarette grillée, on te sabre la tête. En Terre sainte. Dans le monde des gens normaux, on dit " en Syrie ', avec une voix étouffée et le regard grave, comme si on parlait de l'enfer. Le départ du petit frère, ça a démoli le daron. "

10/2017

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Aux confins du monde

À dix-huit ans, fraîchement sorti du lycée, Karl Ove Knausgaard part vivre dans un petit village de pêcheurs au nord du cercle arctique, où il sera enseignant. Il n’a aucune passion pour ce métier, ni d’ailleurs pour aucun autre : ce qu’il veut, c’est mettre de côté assez d’argent pour voyager et se consacrer à l’écriture. Tout se passe bien dans un premier temps : il écrit quelques nouvelles, s’intègre à la communauté locale et attire même l’attention de plusieurs jolies jeunes femmes du village. S’installe peu à peu la nuit polaire, plongeant dans l’obscurité les somptueux paysages de la région et jetant un voile noir sur la vie de Karl Ove. L’inspiration vient à manquer, sa consommation d’alcool de plus en plus excessive lui vaut des trous de mémoire préoccupants, ses nombreuses tentatives pour perdre sa virginité se soldent par des échecs humiliants, et pour son plus grand malheur il commence à éprouver des sentiments pour l’une de ses élèves. Entrecoupé de flash-back où l’on découvre l’adolescence de Karl Ove, et grâce auxquels on distingue l’ombre omniprésente de son père, Aux confins du monde capture d’une main de maître le mélange enivrant d’euphorie et de confusion que chacun traverse à la fin de l’adolescence.
Marie-Pierre Fiquet (Traducteur)

08/2017

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La féroce

Par une chaude nuit de printemps, une jeune femme marche au beau milieu de la nationale, nue et couverte de sang. Quand, quelques heures plus tard, on retrouve son corps au pied d’un immeuble, son identité est enfin révélée : Clara Salvemini, fille aînée de la famille d’entrepreneurs la plus influente de la région. Pour tous, il s’agit d’un suicide. Mais les choses se sont-elles vraiment passées ainsi ? Clara était-elle liée aux affaires douteuses de son père ? La relation qu’elle avait avec son frère Michele – l’ombrageux, l’instable, le rebelle – a-t-elle joué un rôle déterminant dans sa mort ? Flirtant avec le genre du roman noir, Nicola Lagioia peint une Italie du Sud gangrenée, fascinante et met en scène le grand drame d’une famille, d’un pays, d’une époque : celui des années que nous sommes en train de vivre.
(traduction Simonetta Greggio)

09/2017

Articles

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