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Littérature

Le consentement

Au milieu des années 80, élevée par une mère divorcée, V. comble par la lecture le vide laissé par un père aux abonnés absents. À treize ans, dans un dîner, elle rencontre G., un écrivain dont elle ignore la réputation sulfureuse. Dès le premier regard, elle est happée par le charisme de cet homme de cinquante ans aux faux airs de bonze, par ses œillades énamourées et l’attention qu’il lui porte. Plus tard, elle reçoit une lettre où il lui déclare son besoin «  impérieux  » de la revoir. Omniprésent, passionné, G. parvient à la rassurer : il l’aime et ne lui fera aucun mal. Alors qu’elle vient d’avoir quatorze ans, V. s’offre à lui corps et âme. Les menaces de la brigade des mineurs renforcent cette idylle dangereusement romanesque. Mais la désillusion est terrible quand V. comprend que G. collectionne depuis toujours les amours avec des adolescentes, et pratique le tourisme sexuel dans des pays où les mineurs sont vulnérables. Derrière les apparences flatteuses de l’homme de lettres, se cache un prédateur, couvert par une partie du milieu littéraire. V. tente de s’arracher à l’emprise qu’il exerce sur elle, tandis qu’il s’apprête à raconter leur histoire dans un roman. Après leur rupture, le calvaire continue, car l’écrivain ne cesse de réactiver la souffrance de V. à coup de publications et de harcèlement.«  Depuis tant d’années, mes rêves sont peuplés de meurtres et de vengeance. Jusqu’au jour où la solution se présente enfin, là, sous mes yeux, comme une évidence  : prendre le chasseur à son propre piège, l’enfermer dans un livre  », écrit-elle en préambule de ce récit libérateur.Plus de trente ans après les faits, Vanessa Springora livre ce texte fulgurant, d’une sidérante lucidité, écrit dans une langue remarquable. Elle y dépeint un processus de manipulation psychique implacable et l’ambiguïté effrayante dans laquelle est placée la victime consentante, amoureuse. Mais au-delà de son histoire individuelle, elle questionne aussi les dérives d’une époque, et la complaisance d’un milieu aveuglé par le talent et la célébrité.

01/2020

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litterature francaise romans nouvelles correspondance

Correspondance, 1952-1983

'Même si vingt ans et la mer les séparent, Raúl Gustavo Aguirre, né en 1927, et René Char, né en 1907, ont entretenu une correspondance durant plus de trente ans. La publication de ces lettres inédites révèle les liens qui ont étroitement uni ces deux poètes. Raúl Gustavo Aguirre, poète argentin, crée au printemps 1950 la revue Poesía Buenos Aires. La revue aura trente numéros et publiera trente-trois livres en dix ans. Elle est l’expression d’un mouvement avant-gardiste, proclamant sa liberté de parole et le refus de toute école. C’est en 1952 qu’Aguirre écrit, en français, sa première lettre à Char pour lui exprimer toute son admiration: Depuis longtemps je me suis penché sur vos poèmes et j’y reviens continuellement. J’ai fini par ne croire qu’en vous. Un an plus tard, Aguirre traduit et publie une anthologie des poèmes parus de Char dans un numéro spécial de la revue. À cette main tendue, Char offre sa reconnaissance, son admiration et son amitié. Au fil des années d’échange, le dialogue s’intensifie. La correspondance s’enrichit d’envois réciproques, de poèmes et de traductions, de l’évocation aussi des épreuves traversées: pour l’un, la maladie, pour l’autre, l’oppression sous les différentes dictatures en Argentine. Face à cela: l’éternelle fulgurance de la poésie. Char, ému et fraternel, offre d’emblée son hospitalité à Aguirre et le convie chez lui. Cette rencontre, si attendue de part et d'autre, aura lieu en mai 1974 aux Busclats, dans la maison de Char à L’Isle-sur-la-Sorgue. Elle témoigne de la fraternité née entre les deux hommes, interrompue par la mort d’Aguirre en janvier 1983. ' Marie-Claude Char, janvier 2014.

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Non classé

Émile ou de l'éducation

La publication de l'Emile, en 1762, restitue au problème de l'éducation sa place centrale en philosophie. De ses premiers mois jusqu'à la rencontre amoureuse, Emile est suivi dans chaque étape, à travers des expériences qui attestent d'abord le souci de considérer « l'enfant dans l'enfant », au lieu de le sortir de son âge. Rousseau montre qu'il est possible d'éduquer un homme selon la nature et de quelle façon les vices et l'inégalité caractérisent désormais la condition humaine: double enjeu qui constitue sa « théorie de l'homme ». La richesse incomparable de ce maître-livre tient aussi aux tensions qui le parcourent. Rousseau refuse le péché originel mais il doit rendre raison du mal et de la souffrance que ce dogme interdisait d'ignorer; il critique les philosophes de son temps mais il pousse à ses limites leur méthode empiriste; il proclame: «je hais les livres», mais il fournit le panorama le plus juste et le plus instruit de la culture du XVIIIe siècle, en face de l'Encyclopédie et, pour partie, contre elle. Parus ensemble, Emile et le Contrat social furent condamnés à Paris puis à Genève: la force du traité d'éducation n'échappa pas aux censeurs, même si Rousseau prétendait ne livrer que « les rêveries d'un visionnaire ». Car la forme même de la fiction arrache l'ouvrage aux circonstances: pas plus que ses lecteurs des Lumières, nous ne sommes à l'abri de ses leçons.

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cinema, television, audiovisuel, presse, medias

Je crois me souvenir... 60 ans de journalisme

Bénéficiaire du plus long parcours professionnel à une époque où les danseurs prennent leur retraite à 38 ans et les cheminots à 55, Philippe Bouvard, journaliste multimédia, raconte les coulisses d’un métier-passion qu’il exerce toujours. Pour les besoins de 30 000 articles, 6 000 émissions de télévision et 18 000 émissions de radio, il a rencontré durant six décennies les principales vedettes de la politique, des lettres, des arts et des sports. Chargé d’évoquer la carrière des autres, il n’avait jamais évoqué son itinéraire personnel qui l’a mené d’un poste de garçon de courses au Figaro à la direction de France-Soir et qui, entre éditoriaux et chroniques ainsi que la publication d’une cinquantaine de livres, lui a permis d’inventer « Le Théâtre de Bouvard » et « Les Grosses Têtes ».

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sociologie faits de societe, temoignages contemporains, actualite, biographies

En terre étrangère ; vies d'immigrés du Sahel en Ile-de-France

En dépit de la cécité républicaine à l’égard des réalités culturelles, la « diversité » est devenue un trait saillant du visage de la France. Faute de reconnaître ses expressions, on s’interdit de comprendre les obstacles que les immigrés doivent surmonter pour s’y faire une place. Parcourant les cités HLM de l’ouest de Paris, Hugues Lagrange est allé à la rencontre de femmes et d’hommes venus du Sahel qui se sont installés en Île-de-France, pour la plupart dans les années 1970 et 1980. Au cœur de ces morceaux d’Afrique nichés dans les boucles de la Seine et de plus en plus ségrégés, il a retracé leurs parcours jusqu’à aujourd’hui, interrogé leurs difficultés, questionné leurs attentes. Ces récits d’une richesse exceptionnelle, souvent dérangeants, révèlent les douleurs vécues de la transplantation en terre étrangère et la brutalité de la confrontation entre les mœurs du Nord et du Sud, ainsi que leurs séquelles: les impasses professionnelles et personnelles, l’isolement des femmes et le repli des hommes, les violences au sein des couples et l’éclatement des familles, les heurts dans l’éducation des enfants et les cassures générationnelles. Bien que concernant des cas séparés, ces histoires forment par leurs similitudes la trame d’une expérience collective dont cette enquête livre sans fard l’analyse. Hugues Lagrange est sociologue (CNRS, Sciences Po). Il est notamment l’auteur du Déni des cultures (Seuil, 2010), dont la publication a provoqué des débats très vifs.

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littérature érotique

Screen

" Quand on aime la vie, on aime le cinéma. Martin Miller n'aime pas sa vie. Terne. Médiocre. Chiante. Mais il aime le cinéma. En couleurs. Sexuel. Alors il passe vraiment de l'autre côté de l'écran pour s'offrir des orgasmes terribles avec les plus grandes stars du cinéma mondial, Sophia Loren, Elisabeth Taylor, Brigitte Bardot et les figurantes anonymes des films porno. " (Texte de la 4e de couverture de la première édition.) En 1968, Barry N. Malzberg, un jeune écrivain américain débutant, rencontre Maurice Girodias . Ce dernier s'est fait connaître comme l'éditeur d'auteurs (James Joyce, Vladimir Nabokov, Henry Miller) interdits en raison du caractère " indécent " de certains de leurs ouvrages.
Condamné à de lourdes amendes par les tribunaux, Girodias profite de la libéralisation de la législation pour créer une maison d'édition vouée exclusivement à la publication de romans pornographiques : Olympia Press. Dénicheur de talents, il propose un à-valoir de 2 000$ (environ 3 000 ) à Barry Malzberg, lequel rédige en 15 jours ce roman inclassable.
Le personnage principal est un jeune cinéphile obsédé par les actrices de cinéma les plus sexy, et qui possède l'étrange pouvoir de se projeter dans les films pour vivre avec elles des amours torrides. Traduit et publié en France dans une maison d'édition clandestine, il est réédité au Sagittaire en 1975 sous le titre : Crève l'écran !.

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Éric Kahane. « Les rideaux s’écartèrent et, au-delà du titre, j’entendis des voix, je vis des visages, et je la vis, elle, le premier renflement des seins apparaissant à la limite de son décolleté. Une fois de plus, je dus crier sous la violence de l’impact, puis je fus de l’autre côté. »La vie de Martin Miller, fonctionnaire à la Sécurité sociale, est faite d’ennui et de grisaille. Mais le soir, Martin s’adonne à sa passion, et s’échappe. Au cinéma, il prend place dans le fauteuil rouge et s’offre des scènes torrides avec Sophia Loren, Elizabeth Taylor et Brigitte Bardot. Pas par procuration, non: il passe littéralement de l’autre côté de l’écran. Ode à l’amour, au cinéma et au néant, ce livre unique a été publié en 1968 aux États-Unis chez Olympia Press, la maison de Maurice Girodias, éditeur de Joyce, Nabokov et Miller.

05/2014

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