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lettres et linguistique critiques et essais

Le parler de soi

Depuis l'époque de Descartes, un nouveau personnage occupe la scène philosophique: le moi, tandis que s'éclipsent d'autres personnages qui eurent leurs heures de gloire – tels l'intellect agent et l'âme. D'où sort-il? Par une intéressante alchimie, les philosophes ont tiré de notre usage ordinaire d'un pronom ("moi") un être philosophal pur ("le moi"). Au terme de quelles aventures conceptuelles le moi se trouve-t-il à la fois à la troisième personne (pour qu'on puisse dire "le moi") et à la première (puisque toute l'idée est d'expliquer ce qui fait que je suis moi)? Tire-t-on le sens des mots "toi", "lui", "elle" de notre usage du mot "moi"? Loin que l'on puisse dériver la diversité des personnes d'un rapport à soi dont le pronom "je" serait le seul instrument, c'est au contraire la première personne qui tire son sens et ses traits originaux de sa position au sein du système personnel. Autant de questions grâce auxquelles Vincent Descombes, avec cet air de rien qui est sa marque de fabrique, montre nos incohérences philosophiques et égotistes!

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theatre

L'amour d'alceste

Les textes réunis dans L’amour d’Alceste concernent la décennie 1989-2000 (de la Comédie-Française à l’indépendance), comme ceux, réunis dans Pauses, concernaient la décennie 1980-1990 (du Studio-Théâtre de Vitry au Théâtre National de Strasbourg). Ils trouvent leur place dans l’une ou l’autre des cinq séquences thématiques – l’ombre portée du cinéma ; la tentation du roman ; l’acteur réfractaire ; une pédagogie impliquée ; l’artiste et le politique – qui rythment le livre comme elles ont rythmé le parcours de l’auteur. Étroitement liés aux œuvres, aux personnes, aux événements, aux pratiques qui les ont inspirés, ces textes, dans la diversité de leur facture et de leur occasion, apparaissent d’abord comme autonomes et circonstanciels. Ils sont, par nature, spontanément réactifs. Mais, regroupés, mis en perspective les uns par les autres, ils contribuent à faire de L’amour d’Alceste – celui qu’on porte au personnage, celui aussi, trop exigeant sans doute, que le personnage porte à ses contemporains – une contribution, modulée par le temps, à l’avènement d’un théâtre qui serait à la fois celui du soupçon et de la résistance, mais tout autant, celui d’une ouverture passionnée à de nouvelles perspectives, à de nouveaux enjeux.

05/2000

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