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litterature romans poche

Les fleurs

Une femme et un homme. C’est tout simple. La femme doit remplacer la cartouche de son stylo. L’homme, lui, doit se rendre chez un vieil ami. Donc tout les sépare. Ils ont pourtant quelque chose en commun. Le métro. "Ça commence quelque part dans la banlieue sud. On prend ensuite le RER, ligne B, vers la capitale. À Denfert-Rochereau, on emprunte la correspondance avec le métro, direction Étoile. Arrêt à Trocadéro. On s’avance alors jusqu’à un immeuble de la rue Greuze, au numéro 18. Un professeur Lachowsky, psychiatre ou psychanalyste, y tient son cabinet ; un certain Boyer y habite. On entre. On commence d’y monter l’escalier... Ce petit récit, sous ses allures de chronique ordinaire de la vie de banlieusards, se profile à n’en pas douter comme l’un des tout meilleurs romans de cette fin d’automne. Parce que l’écriture, tantôt drôle et tantôt nouante, y capte de façon remarquable, avec acuité et fantaisie, le flot mouvant des impressions et des pensées de deux personnages, une femme et un homme, pour qui le plan du réseau RATP se lit comme une véritable carte du tendre. Si l’on ajoute qu'un narrateur facétieux, lui-même romancier, n’hésite pas à mettre son grain de sel dans l'aventure en train de se dessiner, on peut avancer que Les Fleurs, cinquième roman de Christian Gailly, retrouve et même amplifie cette verve et cette puissance suggestive, qui font de ses ouvrages de vrais bonheurs de lecture. " (Jean-Claude Lebrun, L'Humanité)

01/2012

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romans et fiction romanesque

Les fleurs

Une femme et un homme. C’est tout simple. La femme doit remplacer la cartouche de son stylo. L’homme, lui, doit se rendre chez un vieil ami. Donc tout les sépare. Ils ont pourtant quelque chose en commun. Le métro. "Ça commence quelque part dans la banlieue sud. On prend ensuite le RER, ligne B, vers la capitale. À Denfert-Rochereau, on emprunte la correspondance avec le métro, direction Étoile. Arrêt à Trocadéro. On s’avance alors jusqu’à un immeuble de la rue Greuze, au numéro 18. Un professeur Lachowsky, psychiatre ou psychanalyste, y tient son cabinet ; un certain Boyer y habite. On entre. On commence d’y monter l’escalier... Ce petit récit, sous ses allures de chronique ordinaire de la vie de banlieusards, se profile à n’en pas douter comme l’un des tout meilleurs romans de cette fin d’automne. Parce que l’écriture, tantôt drôle et tantôt nouante, y capte de façon remarquable, avec acuité et fantaisie, le flot mouvant des impressions et des pensées de deux personnages, une femme et un homme, pour qui le plan du réseau RATP se lit comme une véritable carte du tendre. Si l’on ajoute qu'un narrateur facétieux, lui-même romancier, n’hésite pas à mettre son grain de sel dans l'aventure en train de se dessiner, on peut avancer que Les Fleurs, cinquième roman de Christian Gailly, retrouve et même amplifie cette verve et cette puissance suggestive, qui font de ses ouvrages de vrais bonheurs de lecture. " (Jean-Claude Lebrun, L'Humanité)

01/1998

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litterature francaise romans nouvelles correspondance

Station Rome

" Dans quatorze minutes, je suis dehors, sans argent, et je n'ai plus qu'une seule cigarette. Il va falloir renflouer les caisses, aller faire la manche. La corvée. Récupérer une quinzaine d'euros : cinq pour les clopes, sept pour ce soir et trois pour demain. Je déteste mendier. Ce n'est pas tant le geste, la position humiliante qui me gêne. Non, ça, on s'y fait, avec le temps. Mais les regards. Mauvaise humeur, haine, pitié écoeurante, terreur, tous les sentiments les plus dégueulasses y passent. Ce qui m'atteint le plus, c'est cette indifférence feinte, ce coup d'oeil rapide, en coin, avant d'accélérer le pas, cette peur de me regarder dans les yeux, comme un des leurs. " Au métro Rome, au coeur de l'hiver, un clochard écrit son journal : il y raconte ses journées et ses nuits, les passants, les humiliations et les petites victoires quotidiennes contre le froid, la faim, contre les autres aussi. Parmi tous les visages qui défilent sur le quai de sa station et qu'il se plaît à observer, l'un se détache, relié à son passé, celui d'une jeune musicienne qu'il guette tous les jours, pour le simple plaisir de la voir passer.

Au fil des pages, sa vie d'avant la rue ressurgit par bribes et prend une place de plus en plus importante. Il était pianiste, autrefois, plutôt doué, mais il n'a pas su saisir sa chance. Il est devenu l'accompagnateur d'Ariane, jeune violoncelliste prodige mais instable, et a fini par apprendre son lourd secret : depuis un malaise sur scène, elle ne ressent plus rien ; elle mène ses auditeurs à des émotions inouïes, mais elle-même n'en éprouve plus.

Un événement tragique et mystérieux a fini par les séparer, de manière irrévocable, et c'est ce que le personnage cherche à oublier en dormant, en buvant de plus en plus, en s'enfouissant dans des musiques mentales.

Porté par une langue tour à tour crue et poétique, Station Rome est un roman âpre qui ne peut pas laisser indifférent. Le lecteur est tenu en haleine jusqu'aux toutes dernières pages et la révélation finale, différée avec un art consommé de la tension dramatique, ne peut que le surprendre.

02/2013

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