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Littérature

L'homme aux trois lettres

" Le tome VIII, Vie secrète, se consacrait à la question "Qu'est-ce que l'amour ?" Le tome IX, Mourir de penser, était consacré à la question "Qu'est-ce que penser ?" Le tome X, L'Enfant d'Ingolstadt, posait la question "Qu'est-ce que la peinture ?" Le tome XI de Dernier royaume, L'homme aux trois lettres, c'est mon "Qu'est-ce que la littérature ?". C'est ainsi que Pascal Quignard présente ce nouveau tome de Dernier Royaume. Il se pose la question de l'art auquel il a consacré toute sa vie. Dans la forme " océanique " qui caractérise ces volumes, il explique le bonheur qu'il a retiré de cette passion qui ne s'est jamais démentie. " Jaime les livres. J'aime leur monde. J'aime être dans la nuée que chacun d'eux forme, qui s'élève, qui s'étire. J'éprouve de l'excitation à en retrouver le poids léger et le volume à l'intérieur de la paume. J'aime vieillir dans le silence, dans la longue phrase qui passe sous les yeux ". Cette déclaration ouvre le nouveau merveilleux opus de Pascal Quignard, sans doute le plus autobiographique.

09/2020

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Pierre,

Ce livre n'est ni un essai, ni une biographie de Pierre Soulages, c'est un exercice d'admiration doublé d'une réflexion sur la " présence " du peintre et sur " l'énigme du surgissement de toute présence sur terre ", qu'il s'agisse du père de l'auteur, d'un chauffeur de taxi ou de l'inconnu rencontré dans le train de Sète. Après nous avoir fait entendre la voix du peintre, visiter sa demeure parisienne, son atelier-garage, voir ses tableaux, rencontrer ses amis, bref cerner ce qui incarne la " présence " de Soulages, Christian Bobin nous raconte son voyage en train la nuit de Noël 2018 pour fêter à Sète l'anniversaire du peintre, ce qui lui permet de développer sa " thèse de philosophie " et d'achever un portrait intime et " en couleur " du peintre de l'outrenoir. Tout l'art déployé par l'auteur montre ici son efficacité : qu'on aime ou non la peinture de Soulages, on est séduit et touché. "Je me moque de la peinture. Je me moque de la musique. Je me moque de la poésie. Je me moque de tout ce qui appartient à un genre et lentement s’étiole dans cette appartenance. Il m’aura fallu plus de soixante ans pour savoir ce que je cherchais en écrivant, en lisant, en tombant amoureux, en m’arrêtant net devant un liseron, un escargot ou un soleil couchant. Je cherche le surgissement d’une présence, l’excès du réel qui ruine toutes les définitions. Je cherche cette présence qui a traversé les enfers avant de nous atteindre pour nous combler en nous tuant."

10/2019

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L'affaire sparsholt

En octobre 1940, David Sparsholt fait son entrée à Oxford. Athlète et rameur acharné, il semble d'abord ignorer la fascination qu'il exerce sur les autres - en particulier sur le solitaire et romantique Evert Dax, fils d'un célèbre romancier. Tandis que le Blitz fait rage à Londres, l'université d'Oxford apparaît comme un lieu hors du temps où les attirances secrètes s'expriment à la faveur de l'obscurité. Autour de David, des liens se tissent qui vont marquer les décennies à venir.Dans ce nouveau roman magistral, Alan Hollinghurst, l'un des plus grands romanciers anglais contemporains, dessine le portrait d'un groupe d'amis liés par la peinture, la littérature et l'amour à travers trois générations. Après L'Enfant de l'étranger, prix du Meilleur Livre Etranger, il poursuit une oeuvre exigeante." Peut-être le plus beau roman d'Alan Hollinghurst. " The Guardian
traduction François Rosso

08/2018

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litterature francaise romans nouvelles correspondance

Cartons

Roman inédit, roman posthume, Cartons nous restitue toute la verve et tout le génie dramatique de Pascal Garnier. Ça commence par un déménagement – morceau de bravoure anthologique – qui d’une certaine manière est le sujet du livre: Brice quitte son appartement lyonnais pour une grande maison, entre un bourg et une route nationale. Mais il se retrouve sacrément seul, au milieu des cartons, dans cette vieille bâtisse où soufflent les mémoires mortes. Les évocations d’Emma, son épouse en reportage à l’autre bout du monde, l’attente d’un appel improbable, ou la rencontre avec Blanche, une étrange femme-elfe, sorte de spectre de l’enlisement provincial, ponctuent cette dégringolade dans l’enfer des cartons. Cartons est un de ces chefs-d’œuvre sur le pouce dont Pascal Garnier possédait à merveille la recette: il y faut du style, un humour d’ébène et ce goût immodéré pour les drames humains. Voilà un roman qui se lit d’une traite tout comme une boisson forte avalée cul sec par un temps de chien. Figure marquante de la littérature française contemporaine, Pascal Garnier avait élu domicile dans un petit village en Ardèche pour se consacrer à l’écriture et à la peinture. Il nous a quittés en mars 2010. Peintre d’atmosphère alliant la poésie d’Hardellet à la technique de Simenon, styliste du détail juste, il excelle dans la mise en scène des vies simples, celles du voisinage, des souvenirs d’enfant, des je me souviens qui tissent nos mémoires. Mais chez Pascal Garnier, ce beau calme des banlieues de l’âme et de l’époque prépare toujours d’effroyables orages, avec froissement de tôles et morts en série…

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Haïkus

Si Sôseki le romancier est de longue date traduit et commenté chez nous, une part plus secrète et à la fois plus familière de son œuvre nous est encore inconnue, Sôseki a écrit plus de 2500 haikus, de sa jeunesse aux dernières années de sa vie: moments de grâce, libérés de l’étouffante pression de la vie réelle, où l’esprit fait halte au seuil d’un poème, dans une intense plénitude. « Affranchis de la question de leur qualité littéraire, ils ont à mes yeux une valeur inestimable, puisqu’ils sont pour moi le souvenir de la paix dans cœur… Simplement, je serais heureux si les sentiments qui m’habitaient alors et me faisaient vivre résonnaient, avec le moins de décalage possible, dans le cœur du lecteur. » Ce livre propose un choix de 135 haïkus, illustrés de peintures et calligraphies de l’auteur, précédés d’une préface par l’éditeur de ses Œuvres complètes au Japon.

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litterature asie (hors japon)

Le bonheur illicite des autres

« Vous n’échapperez pas au bonheur », affirme, en gros, Unni, adolescent des années 1980 fasciné par les délires collectifs, avant de sauter du toit de son immeuble d’une cité de Madras. Pourquoi ce suicide? Telle est la quête – l’enquête – de son père, écrivain raté, ivrogne et néanmoins journaliste d’investigation. À travers des monceaux de vignettes, de planches, de bandes dessinées réalisées par son fils, par le biais de témoignages de ses anciens camarades de classe pris entre pensées profondes et coups de ceinture paternels, Ousep tente d’adoucir ses doutes et ceux de son épouse, Mariamma, elle-même détentrice d’un secret ancien. Dans son deuxième roman, en partie autobiographique, imprégné par l’univers volontiers sybillin des concepteurs de BD, Manu Joseph livre le portrait d’un groupe d’adolescents tourmentés par les grandes questions philosophiques (la vie est-elle un accident? ). Le tout exacerbé par le contexte indien, le goût de la procrastination, la passion distanciée des quêtes spirituelles et les défis jusqu’au-boutistes de la jeunesse. Nourrie de plans panoramiques comme de gros plans, de séquences comme d’ellipses et jouissant de multiples angles de vue, sans oublier les flash-backs, l’enquête d’Ousep avance et piétine à la fois, entraînant le lecteur dans un perpétuel travelling latéral dont les figurants soit lèvent le voile sur la psyché de l’adolescent indien d’aujourd’hui soit en démontrent toute l’imperméabilité.

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