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Psychanalyse

Ci-gît l’amer

La philosophie politique et la psychanalyse ont en partage un problème essentiel à la vie des hommes et des sociétés, ce mécontentement sourd qui gangrène leur existence. Certes, l’objet de l’analyse reste la quête des origines, la compréhension de l’être intime, de ses manquements, de ses troubles et de ses désirs. Seulement il existe ce moment où savoir ne suffit pas à guérir, à calmer, à apaiser. Pour cela, il faut dépasser la peine, la colère, le deuil, le renoncement et, de façon plus exemplaire, le ressentiment, cette amertume qui peut avoir notre peau alors même que nous pourrions découvrir son goût subtil et libérateur. L’aventure démocratique propose elle aussi la confrontation avec la rumination victimaire. La question du bon gouvernement peut s’effacer devant celle-ci : que faire, à quelque niveau que ce soit, institutionnel ou non, pour que cette entité démocratique sache endiguer la pulsion ressentimiste, la seule à pouvoir menacer sa durabilité? Nous voilà, individus et État de droit, devant un même défi : diagnostiquer le ressentiment, sa force sombre, et résister à la tentation d’en faire le moteur des histoires individuelles et collectives.

10/2020

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Essais

Quelle école voulons-nous ?

Avec respect, beaucoup de points d'accord mais aussi des divergences, Edgar Morin et Jean-Michel Blanquer dessinent dans ce livre les contours de l'école dont ils rêvent pour demain. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, et le philosophe et sociologue Edgar Morin ont noué un dialogue autour de l'école et son avenir. Tous deux partagent un même idéal : celui de " l'école de la vie ". Mais qu'est-ce que cela veut dire ? L'école doit-elle préparer les enfants à affronter les épreuves de la vie ? À choisir une profession qui leurs convienne ? Doit-elle former des citoyens ? L'école peut-elle permettre de s'émanciper ou de s'épanouir par le savoir ? De ces grands idéaux découlent des questions plus concrètes : quels apprentissages fondamentaux doivent acquérir les élèves ? Quelle est la place respective des humanités (l'enseignement de l'histoire, de la littérature, des langues anciennes), des sciences, des arts ou encore de la pratique, dans le parcours des élèves ? Ces interrogations débouchent enfin sur un enjeu plus concret : comment transformer l'école ? Par le haut ou par le bas ? Par les initiatives locales et l'autonomie, ou par la loi et les grandes réformes ? Quelle place les familles, les enseignants, les chefs d'établissements ont-ils dans les transformations de l'école ? Quel est l'apport des neurosciences, ou des pédagogies actives, dans l'élaboration des programmes ? Etc., etc.. Avec respect, beaucoup de points d'accord mais aussi des divergences, le savant et le politique dessinent dans ce livre les contours de l'école dont ils rêvent pour demain. Interviews par Héloïse Lhérété et François Dortier

01/2020

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Biographies et autobiographies contemporaines

De Brazzaville à Singapour ; les tribulations d'un boulanger voyageur

Pour écrire un livre sur ses mémoires il faut savoir rêver, mais parfois aussi se faire un peu violence pour réussir à tout se remémorer, à remettre dans l'ordre les anecdotes, les moments heureux ou plus difficiles qui constituent une vie entière. On peut alors partager son vécu, et se dire " heureux qui comme Ulysse a fait un long voyage ". Mon livre est un véritable voyage qui ouvre sur le monde. Il fait partie de mon histoire et de mon identité. Comme mon métier m'a permis de véhiculer l'image de la France sur toute la planète, j'aimerais qu'il rayonne auprès de mes lecteurs.

11/2018

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Vous écrivez ? le roman de l'écriture

"Ce petit livre n'est pas un cours. Moins encore une boîte remplie de clefs. Son ambition : tenter de décrire ce qu'est le travail du romancier. Que fait-il lorsqu'il est à sa table ? Comment invente-t-il une histoire, des personnages ? Comment parvient-il à les faire voir, agir et parler au point de nous donner l'illusion, à nous lecteurs, qu'ils ont une existence ? Cette entreprise à laquelle vous vous promettez, que vous avez peut-être entamée déjà – écrire un livre –, en quoi consiste-t-elle ?" Jean-Philippe Arrou-Vignod ne donne pas ici de recettes pour écrire un bon roman, mais partage un savoir-faire et le goût de son métier. En s'appuyant sur des exemples concrets qui parleront à tous, il examine les grands mécanismes à l'œuvre dans l'art romanesque. Pour celui qui se lance, c'est un chemin vers le plaisir d'écrire et l'espoir de réussir. Pour les autres, qui n'écrivent pas mais qui aiment les histoires, c'en est une passionnante : celle de l'écrivain qui les invente.

10/2017

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litterature afrique du nord

L'attentat

Dans un restaurant de Tel-Aviv, une femme se fait exploser au milieu de dizaines de clients.
A l'hôpital, le docteur Amine, chirurgien israélien d'origine arabe, opère à la chaîne les survivants de l'attentat. Dans la nuit qui suit le carnage, on le rappelle d'urgence pour examiner le corps déchiqueté de la kamikaze. Le sol se dérobe alors sous ses pieds : il s'agit de sa propre femme. Comment admettre l'impossible, comprendre l'inimaginable, découvrir qu'on a partagé, des années durant, la vie et l'intimité d'une personne dont on ignorait l'essentiel ? Pour savoir, il faut entrer dans la haine, le sang et le combat désespéré du peuple palestinien...

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Batons, Chiffres Et Lettres

Avant d'écrire, l'écrivain choisit, autant que possible, la langue dans laquelle il va rédiger ce qui lui semble nécessaire d'être dit. [... ] Un problème se pose actuellement aux écrivains français, bien que la plupart d'entre eux ne s'en doutent même pas. En effet, il existe actuellement deux langues, celle qui continue à être enseignée (plus ou moins mal) dans les écoles et à être défendue (plutôt mal que bien) par des organismes officiels, comme l'Académie française, et la langue parlée, je ne dis même pas la langue populaire. Que le français actuel ne soit plus le même que celui des Académies, non pas seulement la française, déjà citée, mais celles entre lesquelles est partagé le territoire français pour la distribution de l'enseignement, c'est là une vérité élémentaire. Toute la question est de savoir jusqu'où va cette différence, et s'il la faut accentuer ou bien au contraire la réduire. [... ] Il y a deux langues distinctes: l'une qui est le français qui, vers le XVe siècle, a remplacé le francien (la traduction s'impose pour presque tous les textes avant Villon), l'autre, que l'on pourrait appeler le néo-français, qui n'existe pas encore et qui ne demande qu'à naître. Il est en gestation. Sa naissance n'est pas facile. [... ] Le problème du néo-français est posé. Il n'est posé que depuis plusieurs années. L'accouchement sera laborieux. L'écrivain français doit aider à cette parturition, son travail, son œuvre doit être une maïeutique linguistique.

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