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Management et ressources humaines

Libres d’obéir. Le management, du nazisme à aujourd'hui

Reinhard Höhn (1904-2000) est l’archétype de l’intellectuel technocrate au service du IIIe Reich. Juriste, il se distingue par la radicalité de ses réflexions sur la progressive disparition de l’État au profit de la 'communauté' définie par la race et son 'espace vital'. Brillant fonctionnaire de la SS – il termine la guerre comme Oberführer (général) –, il nourrit la réflexion nazie sur l’adaptation des institutions au Grand Reich à venir – quelles structures et quelles réformes? Revenu à la vie civile, il crée bientôt à Bad Harzburg un institut de formation au management qui accueille au fil des décennies l’élite économique et patronale de la République fédérale : quelque 600 000 cadres issus des principales sociétés allemandes, sans compter 100 000 inscrits en formation à distance, y ont appris, grâce à ses séminaires et à ses nombreux manuels à succès, la gestion des hommes. Ou plus exactement l’organisation hiérarchique du travail par définition d’objectifs, le producteur, pour y parvenir, demeurant libre de choisir les moyens à appliquer. Ce qui fut très exactement la politique du Reich pour se réarmer, affamer les populations slaves des territoires de l’Est, exterminer les Juifs. Passé les années 1980, d’autres modèles prendront la relève (le japonais, par exemple, moins hiérarchisé). Mais le nazisme aura été un grand moment managérial et une des matrices du management moderne.

01/2020

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Sciences de la vie et de la terre, botanique, ecologie

J'aimerais tant me tromper

Pierre Rabhi cultive bien davantage que l'agroécologie : une conception de l'existence humaine réconciliée avec la nature, c'est à dire une civilisation qui sanctuarise cette même beauté vivante qu'elle a fait le choix, au contraire, de détruire. L'inversion des paradigmes, utopique, à laquelle exhorte cet Ardéchois d'origine algérienne, interroge au-delà du rapport à la Terre : le système économique, la déliquescence des valeurs humaines et les conditions de leur restauration, le champ spirituel, la régénération de l'altruisme et de la solidarité... Pierre Rabhi place chacun face à sa conscience et à ses responsabilités. A sa quête de sens.A cette humanité "vaniteuse, effroyable, suicidaire", il promet le pire. Mais aussi la rédemption et le "bonheur" si elle s'emploie à métamorphoser un modèle de société "agonisant".

10/2019

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sociologie

Les enjeux du XXIe siècle ; vers l'instauration du modèle de la "resonance du vivant"

Nos sociétés contemporaines sont le théâtre de violences de toutes formes (écologiques, économiques, sociales) qui mettent en danger leurs équilibres fondamentaux c.a.d le respect de la dimension humaine et du contrat social nécessaire au développement harmonieux de toute société humaine. Comment expliquer que ce modèle de société porteur de tant de potentiel de richesse et de développement puisse continuer à générer autant de violences tant à la raison qu'aux personnes et ne rencontre à ce jour aucune réelle réaction organisée d'ampleur suffisante pour le contrer ? La réponse se trouve à la fois dans les profondeurs de la formation de la conscience humaine et dans l'évolution de la relation systémique du collectif à l'individuel au cours de l'histoire de l'humanité.

09/2016

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histoire faits de societe, temoignages contemporains, actualite

Grand Paris ; l'émergence d'une métropole

"Et si l’avenir de Paris était sa banlieue? En dix ans, une vision nouvelle de la région parisienne s’est discrètement imposée. Le modèle hiérarchique d’une Île–de-France centrée sur Paris intra muros, administrée par l’État et gouvernant la France a cédé la place à une métropole auto-organisée, dans laquelle ont émergé de fortes polarités économiques et culturelles et se sont créés des réseaux multilatéraux à l’échelle européenne et mondiale. Ni Paris, ni l’État n’ont disparu, mais la banlieue s’affirme, les PME franciliennes s’émancipent, la jeunesse et la diversité de la population s’imposent. Transport, logement, inégalités, beaucoup reste à faire, mais la métropole du Grand Paris, créée en décembre 2013, esquisse un mode de gouvernance plus efficace et plus juste, avec pour enjeu qu’il soit pleinement démocratique. Une lecture indispensable pour comprendre cette mutation, pour appréhender les prochaines échéances franciliennes et pour apprécier la façon dont la France est entrée dans le XXIe siècle. "

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maternite paternite enfance

Parents ou médias : qui éduque les préadolescents

Les parents et l'école n'ont plus aujourd'hui le monopole de l'éducation, d'autant que les modèles dominants d'autorité parentale accordent une attention particulière au développement personnel et à l'autonomie qui peuvent faciliter l'influence des discours extérieurs, celle des pairs comme celle des médias, sur les préadolescents. Après avoir évalué les risques médiatiques auxquels sont soumis les préadolescents et l'impact des régulations proposées par les institutions (classification des programmes en fonction de l'âge par exemple), l'enquête réalisée auprès de plus de 1000 préadolescents et de leurs parents permet de mieux comprendre les stratégies parentales d'éducation avec les médias mais aussi les stratégies des préadolescents eux-mêmes qui varient selon leur genre et leur environnement social. Elle incite à organiser une résistance adulte et citoyenne pour assurer une corégulation des médias compatible avec l'enjeu anthropologique que représente l'éducation des plus jeunes. Sophie Jehel, docteure en sciences de l'information et de la communication, agrégée en sciences économiques et sociales, ancienne élève ENS, a été chargée de mission auprès du Conseil supérieur de l'audiovisuel pendant quinze ans (1991-2006).

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États-unis

La croissance américaine ou la main de l'état ; comment l'amérique keynésienne surclasse l'europe néolibérale

Depuis vingt ans, l’insolente prospérité de l’économie américaine et la contre-performance européenne et française nourrissent le discours à la mode des « déclinologues »: à défaut d’imiter enfin le libéralisme et la flexibilité de l’Amérique, nous resterions durablement à la traîne. Il faudrait nous en remettre à la « main invisible » du marché, et amputer la main maladroite et sclérosante de l’État. Or, ce diagnostic est un contresens total. L’auteur nous guide ici au cœur des politiques économiques américaines, et l’on découvre que la flexibilité ou le recul des régulations publiques ne sont pour rien dans une performance qui résulte, bien au contraire, d’une intervention massive de l’État qui soutient la croissance, promeut la recherche et l’investissement dans les nouvelles technologies et assure ainsi le plein emploi. On est à mille lieues de l’État minimal et du laisser-faire chers aux libéraux: toutes les interventions publiques interdites ou étroitement limitées dans l’Union européenne sont utilisées à volonté par les administrations américaines. Avec une documentation imparable et dans un style limpide, l’auteur démontre que le déclin relatif de notre économie provient ainsi de l’abandon du « vieux » modèle keynésien européen que les Américains, eux, ont su préserver! Mieux, il montre comment certains pays de l’Europe du Nord ont pu obtenir des performances comparables à celles des États-Unis, mais sans développer les folles inégalités qui caractérisent ces derniers. Notre « modèle social » de l’État-providence n’est donc pas en crise, c’est son abandon qui nous mène à la crise.

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