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litterature italienne

Le bruit de tes pas

" La Forteresse ", 1974 : une banlieue faite de poussière et de béton, investie par les plus démunis, royaume de l'exclusion et de la violence où chacun essaie de s'en sortir à sa manière - travail précaire, larcins, deals en tous genres.
C'est là que grandissent Beatrice et Alfredo : elle, issue d'une famille pauvre mais unie, qui tente de se construire une vie digne ; lui, élevé avec ses deux frères par un père alcoolique et brutal. Presque malgré eux, ils deviennent bientôt inséparables et s'influencent mutuellement au point de s'attirer le surnom de " jumeaux ".
Mais ce lien, qui les place au-dessus de leurs camarades comme des sortes de héros antiques, est à la fois leur force et leur faiblesse. Car, parallèlement à la société italienne, touchée par la violence des années de plomb, leurs caractères, leurs corps et leurs aspirations évoluent au fil des ans. Chez Beatrice, courageuse, volontaire, qui rêve de rédemption et d'exil, l'amitié initiale se transforme peu à peu en amour sauvage, exclusif. Chez Alfredo, fragile et influençable, le désespoir s'accentue.
Drames familiaux, désoeuvrement, alcool et drogue, tout semble se liguer pour détruire les deux jeunes gens. Quand l'héroïne s'insinue dans la vie d'Alfredo, Bea, tenace, ne ménage pas ses forces pour le sauver, refusant de comprendre que la partie est perdue d'avance. Le Bruit de tes pas, qui s'ouvre sur l'enterrement d'Alfredo, est le récit de ces quinze années d'amitié et d'amour indéfectibles.
Un texte intense, à la narration âpre portée par une sobre poésie.
Le bruit de tes pas est le premier roman de Valentina d'Urbano, illustratrice de livres pour la jeunesse, née en 1985 dans une banlieue de Rome dont elle a fait le décor de son livre - même si la capitale italienne n'est jamais nommée ici.
Publié après avoir gagné le concours "Io scrittore" organisé par l'éditeur depuis quelques années, remarqué par la presse, Le Bruit de tes pas a été sélectionné par plusieurs prix du premier roman.

09/2013

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Littérature anglo-saxonne

Ohio

GRAND PRIX DE LITTERATURE AMERICAINE 2020 Par un fébrile soir d'été, quatre anciens camarades de lycée désormais trentenaires se trouvent par hasard réunis à New Canaan, la petite ville de l'Ohio où ils ont grandi. Bill Ashcraft, ancien activiste humanitaire devenu toxicomane, doit y livrer un mystérieux paquet. Stacey Moore a accepté de rencontrer la mère de son ex-petite amie disparue et veut en profiter pour régler ses comptes avec son frère, qui n'a jamais accepté son homosexualité. Dan Eaton s'apprête à retrouver son amour de jeunesse, mais le jeune vétéran, qui a perdu un oeil en Irak, peine à se raccrocher à la vie. Tina Ross, elle, a décidé de se venger d'un garçon qui n'a jamais cessé de hanter son esprit. Tous incarnent cette jeunesse meurtrie et désabusée qui, depuis le drame du 11-Septembre, n'a connu que la guerre, la récession, la montée du populisme et l'échec du rêve américain. Chacun d'entre eux est déterminé à atteindre le but qu'il s'est fixé.À la manière d'un roman noir, cette fresque sociale et politique hyperréaliste s'impose comme le grand livre de l'Amérique déboussolée et marque l'entrée en littérature d'un jeune écrivain aussi talentueux qu'ambitieux. « Le coeur de ce premier roman ambitieux n'est pas les grandes déclarations dont il se fait l'écho mais les plus petits moments qu'il dépeint, le portrait sincère qu'il brosse de vies abîmées et contrariées. Car c'est à l'échelle humaine que se révèle la vérité du monde dans lequel nous vivons. » The New York Times

08/2020

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Non classé

L'aventure pour quoi faire ?

Jean-Claude Guillebaud, Sylvain Tesson, Gérard Chaliand, Jean — Christophe Rufin, Bruno Corty, Martin Hirsch, Laurent Joffrin, Olivier Frébourg, Olivier Archambeau, Tristan Savin et Patrice Franceschi, : voici des hommes qui ont vécu et relaté l’aventure. Ils partagent ici leur expérience et leur réflexion. Peut-on encore vivre l’aventure au XXIe siècle alors que le monde entier a été exploré et que l’avancée des technologies interdit de se perdre ? L’aventure peut-elle avoir un sens quand le principe de précaution et la recherche de la sécurité dominent ? L’aventure est-elle ouverture aux rencontres, à l’altérité ? Goût de l’action, de l’engagement ? Est-ce seulement l’opposé de la
routine, la prise de risque ? Est-ce la quête de l’inconnu, le refuge de l’ultime rêveur ? L’aventure est peut-être tout simplement la recherche de l’esprit de liberté. Un livre qui réunit des personnalités prestigieuses venues de milieux divers : - Des globe-trotters et écrivains reconnus comme Jean- Christophe Rufin (prix Goncourt 2001 pour Rouge Brésil, membre de l’Académie française depuis 2008, ancien président de l’association Action contre la faim...), Sylvain Tesson (240 000 exemplaires vendus de Dans les forêts de Sibérie, prix Médicis Essai 2011), Jean-Claude Guillebaud (1/2 million de livres vendus au Seuil et chez Points ces 40 dernières années). - Des journalistes et reporters de renom comme Tristan Savin (Lire), Olivier Frébourg (Éditions des Équateurs) ou Laurent Joffrin (Libération). - Le haut fonctionnaire Martin Hirsch, ancien président d’Emmaüs France et haut-commissaire à la Jeunesse, directeur de l’AP-HP. Retrouvez ce livre dans les nouveautés poche de la collection Aventure chez Points.

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litterature jeunesse romans / contes / fables

Miss Peregrine Tome 2

Jacob et les enfants particuliers sont désemparés : Miss Peregrine, changée en Oiseau, est prisonnière de son état, suite à l'attaque des Estres, des âmes damnés, sur l'île de Cainholm. Les voilà donc livrés à eux-mêmes ! Après avoir essuyé une tempête entre Cainholm et le continent, Jacob et ses amis s'échouent sur une rive de Grande-Bretagne, en 1940, alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage. Ils sont aussitôt pris en chasse par des Estres déguisés en soldats, qui veulent à tout prix capturer l'Oiseau. Les enfants fuient à travers la forêt, et se réfugient dans une boucle temporelle abandonnée par une certaine Miss Wren. Là vit une curieuse ménagerie d'animaux singuliers. Parmi eux, Addison, un chien parlant, un ému-rafe - croisement improbable entre une girafe et un âne -, des poules qui pondent des oeufs explosifs, et un chimpanzé fantasque. Addison leur explique que Miss Wren est partie à Londres pour tenter de libérer ses soeurs Ombrunes, capturées par les Estres. Et il leur apprend que c'est la dernière Ombrune en liberté. Jacob, Emma, Enoch, Olive, Bronwyn, Millard, Horace, Hugh décident de la rejoindre au plus vite, car elle est la seule personne capable de redonner à la directrice de l'orphelinat sa forme humaine... SIDONIE VAN DER DRIES(Traducteur)

06/2014

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littÉrature anglo-saxonne

California dream

Un des meilleurs livres de l'année selon The New York Times, prix du meilleur premier roman du Los Angeles Times devant L'Art du jeu de Chad Harbach, une œuvre coup de poing, qui insuffle un grain de folie à la Kusturica dans un témoignage aussi poignant que Le Journal d'Anne Franck. L'incroyable odyssée d'un jeune comédien bosniaque qui rêvait de Californie... Trois secondes. Quand il entend le bruit d'un tir au canon, Ismet sait qu'il a exactement trois secondes pour se mettre à l'abri. Et à 18 ans, cela fait longtemps qu'il sait reconnaître le bruit des bombardements. Mais Ismet a trouvé un moyen pour fuir les horreurs de la guerre: le théâtre. Et quand sa troupe est invitée en Écosse, il quitte le pays. Destination finale: la Californie. Là-bas, Ismet devient Izzy, pourtant il reste hanté par ceux qu'il a laissés. Le jeune homme se met alors à écrire, à tout écrire: de ses jeux d'enfant obsédé par les ninjas au cheddar offert à son arrivée sur le sol américain, de la visite médicale où il croise un certain Mustafa au destin qu'il imagine à ce jeune Bosniaque, envoyé au front et blessé... déchiré entre sa face A(méricaine) et sa face B(osniaque), Ismet porte un roman aussi beau que bouleversant sur la jeunesse en temps de guerre et la douleur de l'exil.

01/2013

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litterature francaise romans nouvelles correspondance

Mélancolie vandale ; roman rose

Dans Berlin réunifiée, Kornelia Sumpf, cinquante-trois ans, ("fruit débile des amours d'une charogne et d'un fossoyeur") condamnée à rester à jamais "une empotée de l'Est", travaille comme interprète à la prison de Moabit où le détenu est souvent basané et insuffisamment germanophone. Elle est désormais la compagne, prétendument comblée, d'un homme plus jeune qu'elle, Ali, son ultime conquête, qui a été élevé, dans ce qui fut Berlin-Ouest, par une mère turque, richissime et foutraque, prénommée Utkügul, dont la fortune permet à son aboulique de fils de passer son temps en tête-à-tête avec l'écran de son ordinateur (et les vidéos pornos afférentes). Bien avant de rencontrer Ali, l'homme aux "lèvres-saucisses", Kornelia a adopté la petite Viorica, d'origine roumaine (on dira "Rom", sous peu), devenue une pré-adolescente paumée, d'humeur aussi maussade que le temps qui sévit à Berlin, en cet hiver 2010, et dont la fascination pour la société de consommation triomphante entraîne des échanges aussi fréquents qu'embarrassants avec la puissante caste que forment les vigiles de supermarchés.
Afin d'échapper à la suffocante emprise de la dévoratrice Utkügul, restée "à l'Ouest", le couple turco-germanique, fier de sa mixité, vit dans le modeste (et peu amène) pavillon familial de l'ancien Berlin-Est dans le quartier de Lichtenberg, où, cloué sur un fauteuil roulant, le père de Kornelia, dit "petit-papa", achève son existence dans la hargne et ce mutisme aussi "réflexe" que tactique auquel l'a rompu sa longue expérience de communiste impénitent et de délateur professionnel aux temps "heureux" de la STASI.
A son corps défendant, et comme à son insu, sa fille Kornelia, quand elle a terminé sa journée de "traductrice du malheur" à la prison de Moabit, semble passer son temps à traverser dans les deux sens un Mur qui n'existe plus, comme si ce dernier faisait défaut à l'ordre bénéfique naguère providentiellement assigné à l'univers. En proie à des nostalgies bancales et à des haines confuses, cette femme de devoir, au sourire (socialiste) inoxydable mais dont la jeunesse s'enfuit inexorablement, l'est en effet aussi à des désirs, désordonnés et violents, sur lesquels elle n'est pas en mesure de mettre un nom, sinon celui de sexe (par provocation, impuissance et manque d'imagination réunis) ou de consommation (activité enfin autorisée, sinon prescrite). Mais, dressée par la RDA, une Kornelia Sumpf ne peut rêver de posséder une Audi que juchée sur la selle de son vélo, prolétaire symbole d'une liberté de circulation qui s'étend désormais jusqu'à la célèbre Alexanderplatz (oncques immortalisée par Döblin et à présent livrée aux promoteurs).
Sur son vélo, Kornelia roule, dérape dans la neige, tombe, se blesse, rencontre le parcours d'un marathon en folie où des vieillards cacochymes repoussent leurs limites au risque de leur vie, fait des rencontres, assiste à des accidents, se trompe de chemin, se met en retard, nouvelle Alice déjantée au pays sans merveilles, se cherche un avenir, une histoire qui serait enfin à elle et comblerait le manque, souffrant, sans le comprendre, du temps qui passe, de l'inassouvissement, de la solitude harassante qui règne dans une ville qui, pour avoir fait de la notion de communauté retrouvée son nouvel étendard, fièrement brandi à la face du monde, n'a, à l'instar de l'Europe dite unie, réussi à se fonder en transmission d'aucune sorte.
Aussi mal à l'aise vis-à-vis d'un passé familial caviardé que frustrée par le morne présent qui lui est dévolu, cette "femme gauchère" porte sur ce qui l'entoure un regard tour à tour exalté et agressif, qui, tout en "scannant" avec trop d'ironie une vie sans espoir et des destinées sans grandeur (vieillards en déshérence ou "actifs" aliénés s'entassant dans l'enfer du métro), lamine les mythologies de la défunte RDA comme les illusions de l'Allemagne nouvelle.
Dans le décor chaotique d'une modernité violente placée sous le signe du marché libéral qui a pris ses quartiers en des lieux où, hier encore, sévissaient de tout autres moeurs et pratiques, sous les cieux plombés d'une ville immense dont la division fut l'un des symboles majeurs du XXe siècle, se déploie, tel un plan crypté (et cruellement poétique), l'impitoyable cartographie d'un monde aussi interdit d'authentique mémoire qu'il est assujetti au "devoir" de célébrer sans trêve cette dernière, quitte à la soumettre à une marchandisation aussi décomplexée que florissante.
Ecrit à "l'impersonnel" (au "on"), Mélancolie vandale (non sans dérision sous-titré : roman rose) propose avec cet hommage paradoxal et désabusé rendu à une ville emblématique, une vision de nos temps contemporains aussi désespérée que lucide. Tant il est vrai que, avec ce roman puissamment baroque, aussi tragique que farcesque, Jean-Yves Cendrey, en avatar de Jérôme Bosch (ou en passager sidéré embarqué sur quelque nef des fous), semble ici sonner l'alerte sur la renaissance possible de la "bête immonde", ce monstre familier aux multiples visages si prompt à prospérer, en temps de paix, sur tous les territoires abandonnés à sa férocité vorace.

01/2012

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