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Homo detritus ; critique de la société du déchet

Un livre fort sur l’accumulation des déchets et sur les impasses des approches « gestionnaires » d’Homo detritus. Stockés dans des décharges, éparpillés à la surface des océans ou dispersés en particules invisibles dans l’atmosphère, les déchets sont désormais des traces indélébiles de notre présence sur terre autant que des symptômes de la crise protéiforme du monde contemporain. Après les avoir enfouis, il est devenu impératif de les réduire, de les réutiliser, de les recycler. À l’heure de l’économie circulaire, l’idéal d’un monde sans restes tend à faire consensus. Cette promesse rappelle un mensonge de la tribu Chagga, évoqué par l’anthropologue Mary Douglas, où les mâles adultes affirment ne jamais déféquer, contrairement aux femmes et aux enfants, demeurant esclaves de leur corps. Ce livre montre que la quête de pureté, qui organise l’histoire du déchet dans nos sociétés industrielles, fabrique un aveuglement collectif. Il raconte comment homo detritus, face cachée d’homo œconomicus, croit sauver la planète en « bien jetant ». Baptiste Monsaingeon Chercheur postdoctoral à l’Ifris, il est maître de conférences à l’université Rennes Champagne Ardennes. Cofondateur de l’association Watch the Waste, il a participé à la première expédition dédiée à l’identification du « continent de plastiques » en Atlantique Nord. Il est membre du bureau de l’association Worgamic, dédiée à la gestion des déchets organiques en ville. Il a été membre du conseil scientifique de l’exposition Vies d’ordures présentée en 2017 au MuCEM. • Un essai indispensable, clair et convaincant, qui ose se confronter à nos sociétés du déchet pour en montrer les impasses. • Une réflexion qui déconstruit l’approche techniciste et gestionnaire des déchets, qui met à mal notre aveuglement sur notre capacité à gérer les déchets que nous produisons. • La compétence et l’expertise de l’auteur : à la fois sociologue, chercheur, spécialiste des questions d’environnement et de gestion des déchets. A retrouver dans le dossier Points Terre : écologie et sauvegarde de la planète

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littÉrature anglo-saxonne

La vaine attente

Afghanistan, 2005, à l’ombre des monts de Tora Bora. Dans une maison aux murs ornés de fresques, aux plafonds recouverts de livres cloués, avec sa fabrique où l’on distillait autrefois des parfums, le vieux médecin anglais Marcus Caldwell pleure sa femme Qatrina et sa fille Zameen disparues, et désespère de retrouver son petit-fils Bihzad. Vers ce lieu, où l’amour régnait sous toutes ses formes, où les sens sont tous sollicités, convergent des êtres esseulés. La Russe Lara à la recherche de son frère, soldat de l’armée soviétique ; l’Américain David, ancien agent de la CIA, sur les pas de Zameen et de son fils ; Casa, jeune orphelin endoctriné par les talibans. Dans ce roman qui jette une lumière crue sur une région brutalisée, à travers les trajectoires de personnages aux destins liés qui apprennent à s’aimer et à faire revivre les êtres aimés, tout s’emboîte de façon inéluctable. A peine s’est-on réfugié dans la maison de Marcus que la sauvagerie du monde extérieur nous agresse. Nadeem Aslam met dans la balance la fragilité des liens humains, de la raison, de l’art, face à la domination de l’ignorance et de la cruauté étayées par une doctrine suffocante. La langue est chargée de parfums et de couleurs, la narration alterne sans répit entre passé et présent. Ce livre poignant et à niveau d’homme restera en mémoire par sa maîtrise impressionnante et l’émotion qu’il génère. On le referme le cœur battant. Nadeem Aslam est né en 1966 au Pakistan. Sa famille se réfugie dans le nord de l'Angleterre lorsqu’il a 14 ans. Il confirme ici le talent déjà remarqué dans son premier roman traduit en français, La Cité des amants perdus.

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philosophie textes / critiques / essais / commentaires

A toutes voiles vers la verite ; une autre histoire de la philosophie au temps des lumieres

Au lieu de considérer que, dans l'expression " histoire de la philosophie ", l'histoire est propriété de la philosophie, ce livre veut montrer qu'une autre histoire intellectuelle est possible. Au coeur de l'enquête : non pas les idées et les concepts, mais l'activité philosophique. En prenant au sérieux les revendications de " nouveauté ", de " recherche de la vérité ", de " totalisation des savoirs " qui sont celles des acteurs de la rupture philosophique des XVIIe et XVIIIe siècles, en interrogeant l'étonnante omniprésence de la philosophie au XVIIIe siècle, l'auteur adopte une approche pragmatique des savoirs philosophiques de l'âge classique aux Lumières. Que fabrique le philosophe, lorsqu'il fait de la philosophie sous l'Ancien Régime ? Est-il un professionnel ? Quel rôle pour les amateurs, les cafés, les salons, les académies savantes ? Comment les idées et les savoirs circulent-ils concrètement ? Quelle part y tient l'amitié ? Autant de questions concrètes qui dessinent un paysage complètement neuf des Lumières européennes.

02/2014

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histoire essais

La fabrique des sciences modernes

La nature à l’aube des Lumières n’est plus un livre à déchiffrer, mais un champ à travailler. Comètes, marées, tremblements de terre, cessent d’être considérés comme les prodiges d’un univers immuable et transcendant. Aux XVIIIe et XIXe siècles, l’avènement du capitalisme industriel et son développement mondial jouent un rôle fondamental dans la constitution des sciences modernes. La nature devenue chantier peut être explorée, contrôlée et instrumentalisée. Dans les observatoires et laboratoires, cours et académies, théâtres et manufactures, les Newton, Lavoisier, Kant, Lord Kelvin, mais aussi des artisans, des médecins, des jésuites, des hommes de spectacles s’attèlent à une nouvelle forme à la fois de connaissance et de gouvernement de la nature: les sciences expérimentales. Bien au-delà d’une simple généalogie progressiste, Simon Schaffer met en œuvre une véritable archéologie des sciences modernes, cherchant leurs racines et suivant leurs multiples ramifications sociales et culturelles, des capitales européennes jusqu’aux mondes lointains. Il éclaire les micro-pouvoirs et les dispositifs qui organisent les sciences comme technologies disciplinaires et agencement de l’information. Ces processus multiples permettent de comprendre comment ces sciences finissent par façonner un monde naturel et social à leur mesure. Simon Schaffer, historien et philosophe des sciences réputé, enseigne à l’université de Cambridge. Il est l’auteur, avec Steven Shapin, d’un ouvrage qui a fait date en histoire des sciences, Léviathan et la pompe à air: Hobbes et Boyle entre science et politique, La Découverte, 1993. Traduit de l’anglais par Frédérique Aït-Touati, Loïc Marcou, Stéphane Van Damme

03/2014

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Feuilles de route

Avec ces
Feuilles de route

de Thierry Beinstingel, voilà le troisième grand ensemble d’écriture avec Internet que nous rassemblons, après
Désordre

de Philippe De Jonckheere et les
Notules dominicales de culture domestique

de Philippe Didion. Il y a des ancrages communs à ces trois ensembles : Perec en est un, certainement. La curiosité des autres, aussi, certainement. Et que cette curiosité croise ou traverse sans cesse le chemin des livres. Ce qu’il y a de spécifique à Thierry Beinstingel, c’est la publication, au cours de ces trois ans de chronique, de ses deux premiers livres chez Fayard. Beinstingel, on le sait par
Central, le premier de ces livres, travaille à France Telecom, ce n’est pas un secret. Il assumera, jusqu’à aujourd’hui, l’étrange situation de travailler en entreprise et de publier des livres, cela parfois ne lui rendra pas la vie facile, ni dans l’entreprise, ni dans l’écriture. Mais c’est cet ancrage, cette route droite, qui lui a permis à l’automne dernier d’écrire cette réflexion romanesque sur les chemins de vie associés au travail, dans
CV roman. Au début, je croyais un peu naïvement que c’est ce travail qui avait donné à Thierry son goût d’Internet, et nous avoir rejoint si tôt dans les expériences en ligne. Aujourd’hui que je le connais mieux, je serais plutôt à le titiller pour qu’il dote enfin
Feuilles de route

d’un flux rss... Ce qui est passionnant dans l’expérience d’écriture en ligne de Thierry, c’est qu’elle trouve très tôt ses principales figures : notes de lecture, et quel lecteur, de Claude Simon et Marguerite Duras à Salvaing ou Christine Angot, via Moitessier, Joinville, ou, au hasard des librairies, des étals, de Detambel à Beckett, via René Fallet ou Charles Juliet ;
notes d’écriture, l’accompagnement permanent de la gestation des livres, heurts, pannes, soubresauts, mais aussi la fabrique du livre, le service de presse, les émissions à France-Culture à parution, ce qui vient dans le carnet, ou par les discussions, les rencontres ; enfin les
étonnements

 : vie professionnelle, vie familiale, la curiosité d’être, l’observation, les routes qui le ramènent au pays de Rimbaud. Comment ne pas penser, dans ces entrecroisements, aux
Carnets de notes

de Pierre Bergounioux ? L’outil a pu changer, avec la publication en ligne, mais le travail de celui qui chemine vers un livre, entre lecture, écriture, saisie du monde, est la même discipline pour chacun. Et c’est ce que Thierry Beinstingel nous donne à lire. Un autre tome suivra, avec les trois années suivantes. Mais nous avons choisi de respecter l’intégralité du parcours : voilà 440 pages de ce que le journal en ligne de Thierry Beinstingel a rassemblé au fil des jours, quatre années consécutives, dans une période où les sites littéraires étaient plus rares – on ne s’étonnera donc pas de quelques croisements. Feuilles de route

 : c’est le titre d’un livre de Cendrars. Et Thierry Beinstingel met en exergue ce poème de Cendrars, sur les îles. Peut-être que c’est une clé pour entrer dans ce journal : île de l’écriture, îles de la vie professionnelle, familiale, île que représente chaque livre ouvert. Pour cela qu’on en propose, en libre accès, de larges pans. Autre chose : nous sommes, à publie. net, une équipe bénévole. Nous proposons téléchargement gratuit de
Feuilles de route

à qui accepterait de dresser un des index que nous souhaitons y joindre : auteurs cités, livres lus, lieux traversés... Nous prévenir si volontaire ! Un merci particulier à Sarah Cillaire pour relecture, composition et mise en page. FB

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philosophie textes / critiques / essais / commentaires

L'ordre libertaire ; la vie philosophique d'Albert Camus

Albert Camus écrivait en 1953 dans ses Carnets: « Je demande une seule chose, et je la demande humblement, bien que je sache qu’elle est exorbitante: être lu avec attention. » Pour lui rendre justice, croiser sa pensée et son existence, saluer une vie philosophique exemplaire, j’ai souhaité écrire ce livre après l’avoir lu avec attention. (M. Onfray) Pour mettre fin à une légende fabriquée de toutes pièces par Sartre et les siens, celle d’un Camus « philosophe pour classes terminales », d’un homme de gauche tiède, d’un penseur des petits Blancs pendant la guerre d’Algérie, Michel Onfray nous invite à la rencontre d’une œuvre et d’un destin exceptionnels. Né à Alger, Albert Camus a appris la philosophie en même temps qu’il découvrait un monde auquel il est resté fidèle toute sa vie, celui des pauvres, des humiliés, des victimes. Celui de son père, ouvrier agricole mort à la guerre, celui de sa mère, femme de ménage morte aux mots mais modèle de vertu méditerranéenne: droiture, courage, sens de l’honneur, modestie, dignité. La vie philosophique d’Albert Camus, qui fut hédoniste, libertaire, anarchiste, anticolonialiste et viscéralement hostile à tous les totalitarismes, illustre de bout en bout cette morale solaire.

12/2011

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