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Littérature

La race des orphelins

Rentrée littéraire 2020 " J'ai longtemps rêvé que l'histoire de ma naissance exhibe ses entrailles. Quelle que soit l'odeur qui en surgisse. La pire des puanteurs, c'est le silence. " Je m'appelle Hildegard Müller. Ceci est mon journal. Je m'appelle Hildegard Müller. En fait, je crois que je ne m'appelle pas. J'ai soixante-seize ans. Je sais à peine lire et écrire. Je devais être la gloire de l'humanité. J'en suis la lie. Qui est Hildegard Müller ? Le jour où il la rencontre, l'homme engagé pour écrire son journal comprend que sa vie est irracontable, mais vraie. J'ai besoin, avant de mourir, de dire à mes enfants d'où ils viennent, même s'ils viennent de nulle part. Oscar Lalo poursuit son hommage à la mémoire gênante, ignorée, insultée parfois, toujours inaccessible. Il nous plonge ici dans la solitude et la clandestinité d'un des secrets les mieux gardés de la Seconde Guerre mondiale.

08/2020

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histoire du 20Ème siecle a nos jours

Une enfance dans la gueule du loup

« Le récit de mon enfance peut se lire comme un témoignage: le destin singulier d’une enfant belge, fille de mère juive, à qui on impose de vivre en Allemagne de 1939 à 1945 sous le IIIe Reich. Ce livre raconte aussi l’histoire d’une adolescente aux prises avec ses parents qu’elle juge irresponsables parce qu’ils ont entraîné leur famille dans la gueule du loup. J’aurais dû tenir un journal entre treize et dix-neuf ans, pendant ces années de guerre où mon père nous avait emmenés dans l’Allemagne nazie, ma mère, mon frère et moi. Or, dès mai 1940, la Gestapo perquisitionnait nos chambres. Nous étions prévenus: toute trace écrite pouvait nous trahir. Non seulement nous devions nous taire, mais ne rien posséder de suspect. Rentrée en France en 1945, les épisodes que je venais de vivre bouillonnaient dans ma tête, j’aurais tant aimé en parler. Personne pour m’écouter, on voulait tourner la page. Si j’avais été perspicace, j’aurais prévu qu’un jour une nouvelle génération s’intéresserait à la vie quotidienne pendant la guerre. Je n’ai pas anticipé, je n’ai pas écrit en 1945. J’ai donc attendu presque soixante-dix ans avant de livrer mes souvenirs décharnés. » Monique Lévi-Strauss

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histoire du 20Ème siecle a nos jours

Une enfance dans la gueule du loup

« Le récit de mon enfance peut se lire comme un témoignage: le destin singulier d’une enfant belge, fille de mère juive, à qui on impose de vivre en Allemagne de 1939 à 1945 sous le IIIe Reich. Ce livre raconte aussi l’histoire d’une adolescente aux prises avec ses parents qu’elle juge irresponsables parce qu’ils ont entraîné leur famille dans la gueule du loup. J’aurais dû tenir un journal entre treize et dix-neuf ans, pendant ces années de guerre où mon père nous avait emmenés dans l’Allemagne nazie, ma mère, mon frère et moi. Or, dès mai 1940, la Gestapo perquisitionnait nos chambres. Nous étions prévenus: toute trace écrite pouvait nous trahir. Non seulement nous devions nous taire, mais ne rien posséder de suspect. Rentrée en France en 1945, les épisodes que je venais de vivre bouillonnaient dans ma tête, j’aurais tant aimé en parler. Personne pour m’écouter, on voulait tourner la page. Si j’avais été perspicace, j’aurais prévu qu’un jour une nouvelle génération s’intéresserait à la vie quotidienne pendant la guerre. Je n’ai pas anticipé, je n’ai pas écrit en 1945. J’ai donc attendu presque soixante-dix ans avant de livrer mes souvenirs décharnés. »

Monique Lévi-Strauss

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Une vie moins ordinaire

Née en Inde dans un village du Jammu, abandonnée par sa mère quand elle était petite, mariée à douze ans à un homme qui avait près du double de son âge, mère de famille à quatorze ans, elle s’enfuit à Delhi avec ses deux enfants pour échapper à la violence de son mari. Devenue domestique chez de riches citadins, son destin bascule lorsqu’elle travaille chez un professeur à la retraite, le petit-fils de Premchand, auteur renommé de langue hindi et urdu. C’est lui qui va l’encourager à lire, puis à écrire sa vie. Aujourd’hui, son livre est un best-seller en Inde, et elle en prépare un second.

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litterature hispano-portugaise

La calligraphie des rêves

A ceux qui s'étonnaient qu'il ne se soit jamais servi des circonstances, fort romanesques, de sa naissance et de son adoption, Juan Marsé avait jusqu'ici l'habitude de répondre que ses mémoires se trouvent dans ses romans et ses nouvelles. " Je comprends que ce soit un thème très littéraire (ou qu'il puisse le paraître à certains) mais je ne l'ai jamais abordé comme tel, bien que mes romans soient pleins de gamins qui s'inventent leurs père, ou qui décident d'être fils d'eux-mêmes ", a-t-il même écrit un jour. Or, c'est une explication que Marsé ne pourra plus avancer : il raconte en effet dans le roman qui nous occupe, et de façon très précise, cet épisode fondateur de sa vie et probablement de son oeuvre : sa mère meurt dix jours après sa naissance, laissant son père, chauffeur de taxi, seul avec sa soeur aînée. Le pauvre veuf ne s'en sort pas et songe à confier le nouveau-né à une autre famille. Et voilà que le hasard s'en mêle : un soir, comme il passe devant une maternité de Barcelone, il est hélé par un couple dont la femme est en pleurs : elle vient de perdre l'enfant qu'elle attendait. Quelques instants plus tard, dans le taxi, affaire est faite : le couple sans enfant se chargera du fils du chauffeur et finira par l'adopter. C'est le point de départ d'un récit qui revient sur les épisodes marquants de l'éducation du jeune garçon, et retrace l'histoire de l'Espagne du XXe siècle.
Ce livre, malgré tous les événements rattachables à la vie de l'auteur, et que tous les connaisseurs de son oeuvre reconnaîtront sans peine, n'est donc pas une autobiographie (l'idée n'en est sans doute jamais venue à l'auteur, trop modeste), et peut-être serait-il étonné (et irrité) qu'on lui dise qu'il peut se rapprocher du genre moderne de l'autofiction. Ce qui n'est d'ailleurs pas sûr, tant il est vrai que ce n'est pas sa vie qui l'intéresse - il ne s'agit pas de Mémoires -, mais ses rêves : il s'est donné pour fonction de les écrire, et de là, encore une fois, son titre de Calligraphie des rêves, sachant qu'en espagnol le premier sens de " caligrafía " est, tout simplement, " écriture ".
On trouve aussi dans ce beau roman ce qui fait une grande partie du talent de Marsé : sa richesse lexicale, sa puissance évocatrice, en particulier dans la création d'images, ses personnages bien campés et objets tout à la fois de l'ironie et de la tendresse de l'auteur, ses dialogues enlevés et sonnant toujours juste, et enfin cet humour qui n'est pas le moindre de ses charmes. Et comme toujours, l'art de suspendre l'intérêt du lecteur, toujours pressé, en fin de chapitre, de lire le suivant.

01/2012

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