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Pubères, putains

C’est la 1re fois qu’un titre de Verheggen est traduit dans son intégralité en néerlandais. Sous son titre «accrocheur» se cache un texte profond, pimenté trivial, sur la préadolescence, ce qui se passe dans la tête et dans le corps, épousant le cruel et le sexuel, l’obscène et la pureté. Un texte au vocabulaire largement imagé ou cru, plein de tendresse et d’explosion de sentiments. Jean-Pierre Verheggen pioche tous azimuts dans le langage pour exprimer son inspiration et sa verve. Et son humour quand il pose cette question : «Quand serai-je traduit en français ?» Obscène ? Couillon, chef de couilles molles ! Danse le hornpipe, car ceci est l'esprit non tempéré de François Rabelais, agrémenté de paroles pleines de vitriol : après 475 ans votre meilleur plan d'épargne pour la retraite. Oubliez Tintin, l'esbroufeur flétri, découvrez ou réhabilitez le véritable capitaine Haddock de la poésie. La lecture intense flambe votre cerveau en boîte ; ceci est nécessaire maintenant que le lupanar de François Villon est oublié et que le smegma règne sur mesure du hareng gai. Tirez fort à ce festin de langues traduit avec maestria, laissez remplir votre dock de carénage ! Sentez dans vos mains ce classique gonflant dangereusement et fonçant vers une explosion immanente. Rimbaud approuverait : « S'apprête baguette, et foire - » Traduction en néerlandais et préface : Christoph Bruneel.

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La nuit passera quand même

La famille prit la direction de la mer le premier matin d’août. Ce fut un grand déménagement. Chacun muni d’une valise, d’un chapeau ou d’une casquette se vit également doté d’un attirail spécial à porter : un parasol, confectionné par Martha pour éviter d’en acheter un « les yeux de la tête » près de la plage, une canne à pêche, deux épuisettes et une bouée qu’on avait déjà gonflée pour être sûr qu’elle n’était pas percée mais qu’on n’osait plus dégonfler de peur d’endommager le système. La famille au complet sortit de l’appartement en short et en sandales. On n’avait d’ailleurs pas pris le temps de tester ces dernières et elles firent mal aux pieds avant même d’atteindre la bouche de métro. Tout le monde savait ce qu’il devait faire mais chacun criait à l’autre de faire quelque chose. Le casse-croûte fut donc scrupuleusement oublié sur la toile cirée élégante du salon.



Dans la famille Bernstein, Squatsh est le deuxième des trois enfants : avant lui il y a Ludovic, après lui Marie. Ses parents se nomment Simon et Martha. Ils tiennent une boutique, La Vie moderne, située au 393, rue des Pyrénées à Paris. Outre une famille, Squatsh Bernstein a des principes, comme de s'enfermer aux toilettes pour réfléchir ou de ne jamais porter d'imprimé fleuri. Il fait de la boxe et aime la danse. Pour le reste, il possède peu de choses : un scarabée dans une boîte en carton, des livres, une solide réputation et, quelque part, nichée dans un creux, la mélancolie des gens qui se cognent au monde.

Émilie Houssa est cinéphile et historienne de l’art. Elle a la chance de faire de ses passions un métier, elle enseigne donc les deux au cycle supérieur. Considérant que son troisième amour est la lecture, elle ne pouvait pas ne pas écrire.

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Dans la forêt

Rien n'est plus comme avant : le monde tel qu'on le connaît semble avoir vacillé. Des rumeurs courent : épidémies, crise énergétique, catastrophe nucléaire... Les gens se terrent et fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au coeur de la forêt. Quand la civilisation s'effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours bien vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l'inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d'inépuisables richesses.
Considéré comme un véritable choc littéraire aux Etats-Unis, ce roman sensuel et puissant met en scène deux jeunes femmes qui entraînent le lecteur vers une vie nouvelle.
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Josette Chicheportiche 

01/2017

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La Tisserande du Roi-Soleil

Pour Pierre, le narrateur, tout commence à la lecture d’un article sur les harkis du Roussillon. Son auteur parle des tisserandes des Hauts-Plateaux algériens, employées désormais par la Manufacture des Gobelins et tissant des tapis pour les résidences d’État. Pierre, qui est pied-noir, réussit à rencontrer la plus âgée de ces femmes, Ouarda, une femme usée, cassée par la vie. En racontant son histoire, il pense qu’elle lui donnera peut-être des forces pour adoucir son propre exil. Les entretiens ont lieu dans une ville du Larzac, inhospi¬talière, étrangère. Pierre est frappé par l’assurance de Ouarda, par la beauté de son visage. Elle parle. Ce qu’elle raconte est atroce. La fuite dans un camion bâché, cachée aux yeux des autres. La peur. La honte. La mort du frère. L’embarquement à Alger. Avec cette litanie de malheurs, l’Algérie à feu et à sang revit pour ces deux êtres en mal du pays. Au creux de son lit, à l’hôtel, il retrouve la terre chaude, les odeurs de jasmin et de néflier. Poussée par lui, encouragée, elle revit les chants, les légendes, les danses. La trame des tapisseries devient la métaphore de ce qui, peu à peu, tisse leurs destins, les unit, les réunit.

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litterature francaise romans nouvelles correspondance

Si tout n'a pas péri avec mon innocence

Kim, la narratrice, grandit dans le sud de la France, au bord de la mer – qu’on voit danser de temps en temps dans ce roman. Elle est entourée d’adultes immatures, cruels et déraisonnables: affligée d’un bec-de-lièvre, sa mère se lance sur le tard dans une carrière de stripteaseuse ; son père, qui a tatoué ses cinq enfants d’une étoile bleue sur l’occiput, brille par sa faiblesse et son insignifiance ; son grand-père est un insupportable fanfaron, et sa grand-mère sombre peu à peu dans la folie avant de regagner l’Algérie fantasmatique de son enfance. Heureusement, pour l’aider à survivre à une enfance calamiteuse, Kim a l’amour inconditionnel de ses petits frères, la gymnastique rythmique, la lecture de Baudelaire, et ses nuits fauves avec son prince ardent. Sans compter qu’elle ne va pas tarder à rencontrer sa sorcière bien-aimée en la personne d’une sage-femme à la retraite – à moins qu’il ne s’agisse d’une vieille pute sur le retour? En fait de retour, on assiste aussi à celui de Charonne (déjà présente dans Hymen et surtout dans Une fille du feu) qui fait basculer (in extremis) cette histoire du côté de la beauté et de l’énergie vitale. Comme les précédents livres d’Emmanuelle Bayamack-Tam, celui-ci se propose d’illustrer quelques unes des lois ineptes de l’existence. Le titre est emprunté aux Métamorphoses d’Ovide: comme Philomèle, Kim survit aux outrages, mais contrairement à elle, on ne lui a pas coupé la langue, ce qui fait qu’elle raconte, dans une langue qu’Emmanuelle Bayamack-Tam a voulue à la fois triviale et sophistiquée, comment l’esprit vient aux filles. Or, on sait depuis longtemps qu’il leur vient par les chemins à la fois balisés et inextricables du désir charnel. Pour Kim, il empruntera aussi ceux de la poésie du XIXe, ce qui fait que Si tout n’a pas péri avec mon innocence se veut aussi récit d’une vocation d’écrivain.

01/2013

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Si tout n'a pas péri avec mon innocence

Kim, la narratrice, grandit dans le sud de la France, au bord de la mer – qu’on voit danser de temps en temps dans ce roman. Elle est entourée d’adultes immatures, cruels et déraisonnables: affligée d’un bec-de-lièvre, sa mère se lance sur le tard dans une carrière de stripteaseuse ; son père, qui a tatoué ses cinq enfants d’une étoile bleue sur l’occiput, brille par sa faiblesse et son insignifiance ; son grand-père est un insupportable fanfaron, et sa grand-mère sombre peu à peu dans la folie avant de regagner l’Algérie fantasmatique de son enfance. Heureusement, pour l’aider à survivre à une enfance calamiteuse, Kim a l’amour inconditionnel de ses petits frères, la gymnastique rythmique, la lecture de Baudelaire, et ses nuits fauves avec son prince ardent. Sans compter qu’elle ne va pas tarder à rencontrer sa sorcière bien-aimée en la personne d’une sage-femme à la retraite – à moins qu’il ne s’agisse d’une vieille pute sur le retour? En fait de retour, on assiste aussi à celui de Charonne (déjà présente dans Hymen et surtout dans Une fille du feu) qui fait basculer (in extremis) cette histoire du côté de la beauté et de l’énergie vitale. Comme les précédents livres d’Emmanuelle Bayamack-Tam, celui-ci se propose d’illustrer quelques unes des lois ineptes de l’existence. Le titre est emprunté aux Métamorphoses d’Ovide: comme Philomèle, Kim survit aux outrages, mais contrairement à elle, on ne lui a pas coupé la langue, ce qui fait qu’elle raconte, dans une langue qu’Emmanuelle Bayamack-Tam a voulue à la fois triviale et sophistiquée, comment l’esprit vient aux filles. Or, on sait depuis longtemps qu’il leur vient par les chemins à la fois balisés et inextricables du désir charnel. Pour Kim, il empruntera aussi ceux de la poésie du XIXe, ce qui fait que Si tout n’a pas péri avec mon innocence se veut aussi récit d’une vocation d’écrivain.

01/2013

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