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Littérature hispano-portugaise

L'installation de la peur

PRIX UTOPIALES 2017 "Madame n'est pas sans savoir que l'installation de la peur est un objectif patriotique. Directive n°359/13. ' Un huis clos délétère et magistral, un texte jubilatoire, grinçant et drôle.La sonnette retentit dans l'appartement d'une femme vivant seule avec un enfant. Ignorant qui se trouve derrière la porte, la femme, méfiante, décide de cacher son enfant dans la salle de bains avant d'aller ouvrir. Sur le perron se trouvent deux agents du gouvernement qui l'informent de leur mission : la mise en application de la directive n° 359/13 exigeant l'installation de la peur dans chaque foyer. Faisant irruption violemment dans le salon, les deux visiteurs se lancent dans une inquiétante performance : tour à tour, ils haranguent la pauvre femme, dressant un tableau horrifique des maux de notre temps. Dans leur discours halluciné, tout y passe : crise, épidémies, catastrophes naturelles, misère sociale, guerre et torture, terrorisme... Ils agrémentent leur diatribe d'histoires effrayantes jouant sur les peurs primales de l'homme (peur de l'autre, de la maladie, de la folie...), qu'ils mettent en scène pour un effet d'épouvante maximum. Petit à petit, ils installent ainsi une violence sourde dans la pièce, entraînant la femme – et le lecteur – dans leur délire paranoïaque. Mission accomplie? Pas sûr. La peur a une vie propre, et ses ravages peuvent parfois se montrer inattendus... Né à Lisbonne en 1961, professeur de littérature et de théorie de l'édition à l'Universidade Nova de Lisbonne, RUI BARREIRA ZINK est l'auteur de récits pour la jeunesse, de scénarios de bandes dessinées et de plusieurs romans dont Dádiva divina, prix du pen Club portugais 2005, et Le Destin du touriste, traduit en français aux éditions Métailié en 2011.

09/2016

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litterature asie (hors japon)

Le bonheur illicite des autres

« Vous n’échapperez pas au bonheur », affirme, en gros, Unni, adolescent des années 1980 fasciné par les délires collectifs, avant de sauter du toit de son immeuble d’une cité de Madras. Pourquoi ce suicide? Telle est la quête – l’enquête – de son père, écrivain raté, ivrogne et néanmoins journaliste d’investigation. À travers des monceaux de vignettes, de planches, de bandes dessinées réalisées par son fils, par le biais de témoignages de ses anciens camarades de classe pris entre pensées profondes et coups de ceinture paternels, Ousep tente d’adoucir ses doutes et ceux de son épouse, Mariamma, elle-même détentrice d’un secret ancien. Dans son deuxième roman, en partie autobiographique, imprégné par l’univers volontiers sybillin des concepteurs de BD, Manu Joseph livre le portrait d’un groupe d’adolescents tourmentés par les grandes questions philosophiques (la vie est-elle un accident? ). Le tout exacerbé par le contexte indien, le goût de la procrastination, la passion distanciée des quêtes spirituelles et les défis jusqu’au-boutistes de la jeunesse. Nourrie de plans panoramiques comme de gros plans, de séquences comme d’ellipses et jouissant de multiples angles de vue, sans oublier les flash-backs, l’enquête d’Ousep avance et piétine à la fois, entraînant le lecteur dans un perpétuel travelling latéral dont les figurants soit lèvent le voile sur la psyché de l’adolescent indien d’aujourd’hui soit en démontrent toute l’imperméabilité.

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lettres et linguistique critiques et essais

Pourquoi tant d'E.N. ? chroniques et polémiques

Amis de la « tête à clashs », du « flingueur du samedi soir » et du « bad boy de la critique », ce livre est pour vous! Suivez le guide, Éric Naulleau vous fait visiter son musée des horreurs littéraires: Frédéric Beigbeder, Virginie Despentes, Amélie Nothomb, Bernard-Henri Lévy, Michel Houellebecq, Christine Angot, Francis Lalanne, Alexandre Jardin, Charles Dantzig, Guillaume Musso, Muriel Barbery – et même Philip Roth! Amoureux des grands écrivains, des belles-lettres et du style, ce livre est aussi pour vous! Éric Naulleau ouvre ici sa malle aux trésors: Ismail Kadaré, Claudio Magris, Jonathan Littell, Paul Gadenne, Michel Polac, Patrice Delbourg, Imre Kertész, Angelo Rinaldi – et même les frères Bogdanov! Goûts et dégoûts, un herbier textuel où les orties seraient parfois à l’honneur. Sans oublier le cinéma, la musique, la bande dessinée, la politique – et même le football! Pertinentes et impertinentes, érudites et ironiques, polémiques et passionnées, ces chroniques finissent par composer l’autoportrait façon puzzle de ce lecteur devenu malgré lui un personnage médiatique.

11/2012

Articles

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