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littÉrature anglo-saxonne

Le temps mord

Au terme de sa longue vie, Goethe affirmait qu’il venait tout juste d’apprendre à lire. Dans ce recueil des meilleurs essais de Doris Lessing, rassemblés pour la première fois, on retrouve la sagesse et la passion d’un auteur qui a elle-même appris, au cours de son intense et longue vie, à lire le monde autrement. Depuis les expériences sexuelles secrètes de Tolstoï jusqu’aux mystères du soufisme, en passant par la critique des grands classiques de la littérature, ces essais abordent un très grand nombre de sujets, de cultures, de périodes et de thèmes. Peinture de l’âme humaine, de nos espoirs, de nos peurs et de nos désirs, Le temps mord offre un portrait unique en son genre de l’un des auteurs les plus talentueux de notre époque. « Dans ces passages résonne cette voix ferme, intransigeante et courageuse qui a fait de Lessing une icône de la liberté de pensée. » Times Literary Supplement

Éditeur original: Fourth Estate, an imprint of HarperCollinsPublishers
© Doris Lessing, 2004 VO: Time Bites
Pour la traduction française: © Flammarion, 2011 Couverture: Doris Lessing © Sophie Bassouls / Sygma / Corbis

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Non classé

Je est un autre - Pour une identité-monde

ŤEn 2007, nous avions fait paraître aux Éditions Gallimard un ouvrage collectif intitulé Pour une littérature-monde, oů nous rappelions que la littérature n'était pas compressible ŕ l'intérieur de frontičres. Ce livre, par son écho, a contribué ŕ faire évoluer notre perception d'une littérature de langue française outrepassant les limites de l'Hexagone. Le débat continue, sous des déguisements parfois inattendus. En cette année oů l'on veut célébrer le cinquantičme anniversaire des indépendances africaines, voilŕ que le débat, en France, se replie frileusement sur les contours d'une indentité nationale. Chaque ętre est un millefeuille, autrement dit un livre composite, qui ne peut se réduire ŕ cette fiction identitaire nationale. Je est un autre, lançait il y a longtemps un počte fameux. Et cela est encore plus vrai aujourd'hui, en une époque de fantastiques télescopages culturels, tandis que naît un monde nouveau oů chacun, au carrefour d'identités multiples, se trouve mis en demeure d'inventer pour lui-męme une identité-monde. Les romanciers qui ont appris ŕ composer avec toutes ces voix de l'intérieur, discordantes, foisonnantes, paralysantes, entraînantes, qui se moquent des langues et des frontičres, ont évidemment leur mot poétique ŕ dire. ť Michel Le Bris et Jean Rouaud.

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poesie grand format

Le soleil d'Alexandre ; le cercle de Pouchkine 1802-1841

En Russie, depuis deux cents ans, chaque écrivain, chaque courant, chaque époque peut se retrouver dans Pouchkine, car celui-ci est un miroir, le lieu de la reconnaissance de toute personne de langue maternelle russe.
André Markowicz propose dans cet ouvrage de découvrir en quoi la conversation que Pouchkine a établie par textes interposés avec les poètes de sa génération a durablement marqué la littérature et la pensée russes jusqu'à nos jours. Cet ouvrage remarquable par son ambition vient rendre hommage à la génération brisée par le 14 décembre 1825, jour du coup d'Etat manqué contre le tsar Nicolas ier, coup d'Etat qui avait été organisé par de jeunes aristocrates, pour la plupart officiers des guerres napoléoniennes, indignés par le servage et l'absolutisme.
La répression qui s'ensuivit fut d'une ampleur inégalée, et le règne de Nicolas ier devint celui de la censure, de la délation et des arrestations. Des poètes et écrivains qui faisaient partie de ce que l'on appellera les décembristes, la plupart mourront avant d'avoir passé la cinquantaine, victimes de la violence du régime. Mais ils n'ont cessé, tout au long de leur vie, de se fréquenter, d'échanger, de s'écrire et d'écrire en réponse les uns aux autres, entretenant une conversation destinée à devenir le fondement de la culture russe.
C'est de cette conversation - qui n'a pas d'équivalent dans la littérature occidentale puisqu'elle s'est poursuivie, au-delà de la mort, à travers les textes et la mémoire, avec tous les écrivains russes qui ont suivi - que Le Soleil d'Alexandre voudrait donner un aperçu, en plaçant au centre celui qui n'a jamais quitté cette place depuis son apparition, à quinze-seize ans, dans les cercles littéraires : Alexandre Pouchkine.
Depuis deux cents ans en effet, Pouchkine a toujours été au centre de tous les débats intellectuels, de toutes les interrogations et affirmations identitaires en Russie - de son vivant et, bien plus encore, après sa mort. Pas un seul écrivain (à part Tolstoï et Tchekhov) qui ne lui ait consacré un texte - de Gogol à Dostoïevski, de Blok à Maïakovski, des futuristes les plus radicaux à Anna Akhmatova, de Mikhaïl Boulgakov à Marina Tsvetaïéva, de Soljenitsyne à Siniavski. Quant à Tolstoï et Tchekhov : qui peut lire Anna Karénine sans penser aux lettres de Tolstoï affirmant qu'il s'est lancé dans la composition de ce roman après avoir relu toute la prose de Pouchkine ? Et qui peut lire Les Trois Soeurs sans voir le rôle qu'y joue le prologue de Rouslan et Lioudmila ? En décembre 1917, Mandelstam écrivait dans les strophes de "Cassandre", avec d'autres poèmes de révolte et de combat, devant l'avènement de la dictature bolchévique et l'écroulement de l'ancien monde qu'elle portait en germe : Malade, silencieuse Cassandre, je n'en peux plus, pourquoi, Luisait le soleil d'Alexandre, Voici cent ans, luisait pour tous ? Le soleil d'Alexandre, c'est celui d'Alexandre Pouchkine.

09/2011

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