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essais et écrits divers

Ce regard en arrière ; et autres écrits journalistiques

Nuala O'Faolain, avant de devenir l'écrivain qu'on connaît, a d'abord été une grande journaliste. Et c'est grâce à son métier de journaliste qu'elle a été amenée à écrire son premier livre, On s'est déjà vu quelque part ?, paru en France en 2002 : un éditeur irlandais avait eu l'idée de lui demander de rassembler ses chroniques, parues dans le Irish Times. Nuala avait accepté, à la condition de pouvoir écrire en préface un récit autobiographique. Les chroniques ont bien paru, à Dublin en 1996, avec ladite préface, en fait un essai de plus de trois cents pages. Très vite réédité sans les chroniques, le récit, sous-titré Les Mémoires accidentels d'une femme de Dublin, a remporté en Irlande puis aux Etats-Unis un succès phénoménal.rnAlors que le public irlandais garde vive la mémoire des chroniques, des articles et des émissions de Nuala O'Faolain, féministe de la première heure, spectatrice attentive et fine analyste du monde qui l'entourait, les lecteurs français ne connaissent " que " ses romans et ses mémoires. Ses écrits journalistiques n'avaient pas encore été traduits. Dans la sélection publiée aujourd'hui, englobant plus de vingt années de carrière - de 1986 à 2008 -, se retrouvent tout entiers la sensibilité, la faculté d'empathie et le talent d'observation de la grande dame irlandaise disparue.rnTraitant des sujets les plus divers - des plus politiques comme le processus de paix en Irlande aux plus futiles, comme les travaux ménagers, en passant par U2, Sinatra, le matérialisme ou la condition féminine -, Nuala O'Faolain ne baisse jamais la garde : elle ne cesse de dénoncer, avec la précision teintée d'ironie qui lui était propre, les mécanismes intimes du pouvoir et de l'impuissance. Ceux qui ont lu ses romans auront l'émouvant sentiment de la retrouver telle qu'en elle-même dans sa lucidité et sa tendresse pour le monde. Ils découvriront l'étendue des centres d'intérêt et la richesse de la palette narrative de celle qui fut aussi un grand témoin et une grande conscience de son époque.

01/2011

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Café vivre. Chroniques en passant

Des chauffeurs de taxi, des héroïnes de faits divers, des amoureux qui enferment leur cœur au cadenas traversent ces pages. Ils croisent tout naturellement Colette, Roland Barthes, Patti Smith, Voltaire ou Corto Maltese, sans oublier quelques figures chères de mon enfance, ma mère nageuse, mon grand-père bien-aimé... On peut dès lors lire ces Chroniques en passant comme un journal de voyage, si l'on croit que chaque matin contient une occasion de départ et une chance d'aventure, émotive, intellectuelle – la quête d'une certaine qualité de vibrations. Ce qui a piqué mon attention relève d'un intérêt essentiellement subjectif. Les rencontres, les lectures, les images et incidents qui m'inspirent et me donnent à rêver n'entrent pas dans un cadre préétabli. Ils participent de moments fugitifs, du charme de l'instant. J'ai écrit les textes ici réunis de 2014 à 2018, au rythme d'une chronique par mois, pour le journal Sud Ouest. Et à la fin, en me retournant, j'ai senti qu'ils formaient un livre. Le voici. C.T.

05/2020

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Feuilles de route

Avec ces
Feuilles de route

de Thierry Beinstingel, voilà le troisième grand ensemble d’écriture avec Internet que nous rassemblons, après
Désordre

de Philippe De Jonckheere et les
Notules dominicales de culture domestique

de Philippe Didion. Il y a des ancrages communs à ces trois ensembles : Perec en est un, certainement. La curiosité des autres, aussi, certainement. Et que cette curiosité croise ou traverse sans cesse le chemin des livres. Ce qu’il y a de spécifique à Thierry Beinstingel, c’est la publication, au cours de ces trois ans de chronique, de ses deux premiers livres chez Fayard. Beinstingel, on le sait par
Central, le premier de ces livres, travaille à France Telecom, ce n’est pas un secret. Il assumera, jusqu’à aujourd’hui, l’étrange situation de travailler en entreprise et de publier des livres, cela parfois ne lui rendra pas la vie facile, ni dans l’entreprise, ni dans l’écriture. Mais c’est cet ancrage, cette route droite, qui lui a permis à l’automne dernier d’écrire cette réflexion romanesque sur les chemins de vie associés au travail, dans
CV roman. Au début, je croyais un peu naïvement que c’est ce travail qui avait donné à Thierry son goût d’Internet, et nous avoir rejoint si tôt dans les expériences en ligne. Aujourd’hui que je le connais mieux, je serais plutôt à le titiller pour qu’il dote enfin
Feuilles de route

d’un flux rss... Ce qui est passionnant dans l’expérience d’écriture en ligne de Thierry, c’est qu’elle trouve très tôt ses principales figures : notes de lecture, et quel lecteur, de Claude Simon et Marguerite Duras à Salvaing ou Christine Angot, via Moitessier, Joinville, ou, au hasard des librairies, des étals, de Detambel à Beckett, via René Fallet ou Charles Juliet ;
notes d’écriture, l’accompagnement permanent de la gestation des livres, heurts, pannes, soubresauts, mais aussi la fabrique du livre, le service de presse, les émissions à France-Culture à parution, ce qui vient dans le carnet, ou par les discussions, les rencontres ; enfin les
étonnements

 : vie professionnelle, vie familiale, la curiosité d’être, l’observation, les routes qui le ramènent au pays de Rimbaud. Comment ne pas penser, dans ces entrecroisements, aux
Carnets de notes

de Pierre Bergounioux ? L’outil a pu changer, avec la publication en ligne, mais le travail de celui qui chemine vers un livre, entre lecture, écriture, saisie du monde, est la même discipline pour chacun. Et c’est ce que Thierry Beinstingel nous donne à lire. Un autre tome suivra, avec les trois années suivantes. Mais nous avons choisi de respecter l’intégralité du parcours : voilà 440 pages de ce que le journal en ligne de Thierry Beinstingel a rassemblé au fil des jours, quatre années consécutives, dans une période où les sites littéraires étaient plus rares – on ne s’étonnera donc pas de quelques croisements. Feuilles de route

 : c’est le titre d’un livre de Cendrars. Et Thierry Beinstingel met en exergue ce poème de Cendrars, sur les îles. Peut-être que c’est une clé pour entrer dans ce journal : île de l’écriture, îles de la vie professionnelle, familiale, île que représente chaque livre ouvert. Pour cela qu’on en propose, en libre accès, de larges pans. Autre chose : nous sommes, à publie. net, une équipe bénévole. Nous proposons téléchargement gratuit de
Feuilles de route

à qui accepterait de dresser un des index que nous souhaitons y joindre : auteurs cités, livres lus, lieux traversés... Nous prévenir si volontaire ! Un merci particulier à Sarah Cillaire pour relecture, composition et mise en page. FB

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essais de sociologie

Gens de Campagnol

Christian Combaz, réfugié en province depuis trente ans, nous invite à écouter une France que personne n’entend plus mais dont il craint qu’elle ne finisse par élever la voix. Sa chronique villageoise prend souvent le ton de la parabole et nous offre un tableau chaleureux d’une population vouée au service d’autrui, résignée à un sort ordinaire, mais qui n’a jamais suscité autant d’ironie chez les parvenus. Du vieux curé qui vit avec l’épicière au partisan de José Bové qui s’enrichit dans l’immobilier, du clochard algérien devenu la coqueluche du conseil général au menuisier local qui se flatte d’avoir la clientèle du Dalaï-lama, ce livre est truffé de personnages peu convenus mais archétypiques, d’événements à la fois locaux et planétaires et de bons sentiments propres à éveiller l’intérêt du journal de 13 heures – heure à laquelle, symboliquement, l’horloge de Campagnol est restée bloquée. Couverture: photomontage d’après un panneau © Alexandre Fundone / Flickr / Getty Images et un paysage de campagne © Derek Croucher / Photographer’s choice / Getty Images

01/2012

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essais de sociologie

Gens de Campagnol

Christian Combaz, réfugié en province depuis trente ans, nous invite à écouter une France que personne n’entend plus mais dont il craint qu’elle ne finisse par élever la voix. Sa chronique villageoise prend souvent le ton de la parabole et nous offre un tableau chaleureux d’une population vouée au service d’autrui, résignée à un sort ordinaire, mais qui n’a jamais suscité autant d’ironie chez les parvenus. Du vieux curé qui vit avec l’épicière au partisan de José Bové qui s’enrichit dans l’immobilier, du clochard algérien devenu la coqueluche du conseil général au menuisier local qui se flatte d’avoir la clientèle du Dalaï-lama, ce livre est truffé de personnages peu convenus mais archétypiques, d’événements à la fois locaux et planétaires et de bons sentiments propres à éveiller l’intérêt du journal de 13 heures – heure à laquelle, symboliquement, l’horloge de Campagnol est restée bloquée. Couverture: photomontage d’après un panneau © Alexandre Fundone / Flickr / Getty Images et un paysage de campagne © Derek Croucher / Photographer’s choice / Getty Images

01/2012

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