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grands prix 2018

Extraits

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essais et écrits divers

Ce regard en arrière ; et autres écrits journalistiques

Nuala O'Faolain, avant de devenir l'écrivain qu'on connaît, a d'abord été une grande journaliste. Et c'est grâce à son métier de journaliste qu'elle a été amenée à écrire son premier livre, On s'est déjà vu quelque part ?, paru en France en 2002 : un éditeur irlandais avait eu l'idée de lui demander de rassembler ses chroniques, parues dans le Irish Times. Nuala avait accepté, à la condition de pouvoir écrire en préface un récit autobiographique. Les chroniques ont bien paru, à Dublin en 1996, avec ladite préface, en fait un essai de plus de trois cents pages. Très vite réédité sans les chroniques, le récit, sous-titré Les Mémoires accidentels d'une femme de Dublin, a remporté en Irlande puis aux Etats-Unis un succès phénoménal.rnAlors que le public irlandais garde vive la mémoire des chroniques, des articles et des émissions de Nuala O'Faolain, féministe de la première heure, spectatrice attentive et fine analyste du monde qui l'entourait, les lecteurs français ne connaissent " que " ses romans et ses mémoires. Ses écrits journalistiques n'avaient pas encore été traduits. Dans la sélection publiée aujourd'hui, englobant plus de vingt années de carrière - de 1986 à 2008 -, se retrouvent tout entiers la sensibilité, la faculté d'empathie et le talent d'observation de la grande dame irlandaise disparue.rnTraitant des sujets les plus divers - des plus politiques comme le processus de paix en Irlande aux plus futiles, comme les travaux ménagers, en passant par U2, Sinatra, le matérialisme ou la condition féminine -, Nuala O'Faolain ne baisse jamais la garde : elle ne cesse de dénoncer, avec la précision teintée d'ironie qui lui était propre, les mécanismes intimes du pouvoir et de l'impuissance. Ceux qui ont lu ses romans auront l'émouvant sentiment de la retrouver telle qu'en elle-même dans sa lucidité et sa tendresse pour le monde. Ils découvriront l'étendue des centres d'intérêt et la richesse de la palette narrative de celle qui fut aussi un grand témoin et une grande conscience de son époque.

01/2011

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Poésie & théâtre en poche

Poèmes et antipoèmes

Parra est mathématicien, Professeur. C'est l'un des grands poètes sud-américains. On lui a donné le prix Cervantes en 2011, ça ne l'a pas tué. Quand il écrit, c'est sans perruque, pas sans mâchoire : ses dents montrent la joie, le rire, la grimace, le dentier, le cadavre. La conscience ordinaire, celle de l'homme de la rue et de son langage, trouve une expression lyrique. traduction Bernard Pautrat

04/2019

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Le rituel des dunes

Dans un petit milieu d’expatriés, joyeusement délétère et décalé, Beverly, l’Américaine, fait figure de brillante excentrique. Elle n’a aucune limite, mène sa vie comme au casino, et ne vit que par passion. Elle est exubérante, impulsive : irrésistible. Quand Roetgen débarque sans transition du Brésil à Tientsin, mégapole glaciale du nord de la Chine, il est séduit par cette femme inouïe, de vingt ans son aînée. Comme une Shéhérazade en ombre chinoise, Beverly, qui a vécu (ou fantasmé) mille vies rocambolesques, des plus sordides aux plus éclatantes, réclame à son jeune amant des histoires à la hauteur de sa propre biographie : les affres d’un empereur chinois au double visage, une nuit hallucinée au cœur de la Cité interdite, un vrai faux polar mâtiné de sexe et de mafia chinoise. Mais entre fiction et réalité, la mécanique s’enraye, Beverly s’enflamme, dévoilant sa face obscure… Le Rituel des dunes est un roman extraordinairement brillant, réjouissant et profond – et qui porte haut les grands bonheurs du romanesque. Né en 1954 à Sidi-Bel-Abbès, Jean-Marie Blas de Roblès est notamment l’auteur de Là où les tigres sont chez eux (Prix Médicis 2008) et du très remarqué L’Île du Point Némo. Après Dans l’épaisseur de la chair, le magnifique hommage d’un fils à son père, il nous revient avec ce Rituel des dunes, un roman labyrinthique, extraordinairement brillant, réjouissant et profond – et qui porte haut les grands bonheurs du romanesque.

01/2019

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autobiographies contemporaines anthologies/dico

Et dans l'éternité je ne m'ennuierai pas

Livre de souvenirs, traversée du siècle, promenade dans l'Antiquité... Réflexions profondes et anecdotes savoureuses émaillent ce livre inclassable, à l'image de son auteur. De l'évocation de son enfance dans la petite bourgeoisie provençale au Collège de France, de ses amitiés de jeunesse qui lui font rencontrer les plus grands intellectuels du XX e siècle (Michel Foucault, Raymond Aron, René Char, Gérard Genette, notamment) à sa retraite de villageois solitaire, de ses amours passionnées à son goût pour la poésie , des drames personnels à son indifférence à l'opinion d'autrui, de son scepticisme radical à son avidité de culture, Paul Veyne se raconte.
Cet essai autobiographique est d'une qualité littéraire rare. Dans une langue exceptionnelle, d'un classicisme et d'une pureté remarquables, le dernier des grands intellectuels de notre époque raconte, à sa façon et avec une sincérité peu commune, " le quotidien et l'intéressant ".
Prix Femina 2014

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Les harmoniques ; beau Danube blues

Vera est morte assassinée. Brûlée vive. Mister, le pianiste, l’aimait, comme elle aimait sa musique. Il veut comprendre: qui l’a tuée? Pourquoi? Avec son ami Bob, chauffeur de taxi philosophe et polyglotte, il cherche, tâtonne, interroge et remonte peu à peu le fil de la jeune vie de Vera, jusqu’aux rives lointaines du Danube, jusqu’aux charniers des Balkans... Rythmée par les grands standards du jazz, l’enquête des deux hommes fera ressurgir les notes cachées de ces crimes dont personne ne veut parler. Plus qu’un roman, c’est une ballade qui se joue ici. Un long blues nostalgique et envoûtant en même temps qu’un poignant chant d’amour et de rage. Prix Mystère de la Critique 2012

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litterature allemande

Ville des anges

Los Angeles, la ville des anges. La narratrice doit y séjourner neuf mois, au début des années 1990, après avoir obtenu une bourse de recherche. Il s’agit pour elle de percer un secret: dans quel but Emma, sa chère amie, lui a-t-elle remis avant de mourir une liasse de lettres qu’une certaine L., allemande comme elle, mais émigrée aux États-Unis, lui avait écrites? À la recherche de L. dans la ville des anges, donc. Là où trouvèrent refuge beaucoup d’émigrés allemands fuyant le nazisme. Brecht, Thomas Mann. Là où Christa Wolf elle-même s’installa deux ans après la réunification de l’Allemagne pour se protéger des incriminations qu’eurent alors à subir nombre de ceux qui étaient nés de l’autre côté du Mur. La découverte de l’Amérique, anges et enfers, au moment même où l’Histoire ne laisse plus le choix et vous contraint à entreprendre un douloureux travail sur soi que l’éloignement permet enfin. Christa Wolf, née en 1929 en Prusse, est l’un des plus grands écrivains de langue allemande. Son œuvre, traduite dans le monde entier, a été largement distinguée en Allemagne par les prix les plus prestigieux: Prix national de la RDA, prix Georg Büchner, prix Thomas Mann et prix Uwe Johnson, parmi d’autres. Elle est décédée le 1er décembre 2011. Traduit de l’allemand par Alain Lance et Renate Lance-OtterbeinRenate Lance-Otterbein et Alain Lance ont traduit Christa Wolf, Volker Braun et Ingo Schulze. Elle a été chercheuse au CNRS. Il a dirigé la Maison des écrivains et publié plusieurs livres de poésie.

09/2012

Articles

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