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gerard philippe livre

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La serpe

Le 24 octobre 1941 au soir, quatre personnes sont présentes au château d'Escoire, tout près de Périgueux. Au réveil, Henri Girard, jeune homme de vingt-sept ans, découvre les corps de son père, de sa tante et de la bonne, sauvagement assassinés à coups de serpe. Pour la police, puisque personne n'a pu entrer ni sortir de la demeure, le meurtrier est forcément le survivant, Henri. Connu pour son caractère fantasque, ses moeurs dissolues, ses démêlés avec une famille fortunée dont il est l'héritier direct, son arrogance insupportable et son caractère dispendieux, tout l'accable : non seulement les circonstances, mais aussi le mobile tout trouvé et jusqu'à l'arme du crime - qu'il a empruntée aux voisins. Malgré ses protestations d'innocence, on le jette en prison. Pendant ses dix-neuf mois d'incarcération, le jeune homme fait preuve d'une désinvolture inqualifiable, attitude qui lui vaut la réprobation générale et la promesse de la guillotine. Au terme d'un procès retentissant, maître Maurice
Garçon, as du barreau de l'époque, obtient pourtant son acquittement, jugement qui suscite l'indignation de tous. Dès lors, Henri passe quelques années à dilapider la fortune familiale puis s'exile en Amérique latine. En 1950, il rentre en France avec le manuscrit du Salaire de la peur qu'il publie sous le pseudonyme de Georges Arnaud. Le roman connaît un succès considérable grâce à l'adaptation cinématographique qu'en tire Henri-Georges Clouzot, avec dans les rôles principaux Yves Montand et Charles Vanel.
Un fait divers aussi mystérieux et un personnage aussi fascinant que Georges Arnaud ne pouvaient laisser Philippe Jaenada indifférent. Comme il l'a déjà fait avec Bruno Sulak et Pauline Dubuisson, il s'est plongé dans les archives, a avalé quatre mille pages de documents, traqué le moindre détail, déniché les indices les plus ténus, mis ses pas dans ceux de ses protagonistes, pour nous livrer ce récit fascinant qui pourrait bien résoudre une énigme vieille de soixante-quinze ans. Et comme à son habitude, Philippe Jaenada ne s'est pas privé de sortir du cadre, de se lancer dans de brillantes et surprenantes improvisations et, surtout, de tracer de ce personnage singulier et extravagant qu'était Georges Arnaud un portrait éblouissant.

08/2017

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Le jeu de l'amour et du théâtre

Celle qui, le 5 juillet 1934, est reçue à la Comédie-Française à l’âge de 20 ans ne vient pas d’une famille ordinaire. Musiciens – son père est compositeur, sa mère harpiste –, comédiens, peintres: ne dit-on pas que les Casadesus ont le « gène de l’art »? Gisèle Casadesus évoque ici son étincelant parcours au sein de la prestigieuse compagnie, qui la verra jouer sous la direction de metteurs en scène tels que Jacques Copeau ou Louis Jouvet, et en compagnie des meilleurs comédiens de son temps comme Pierre Fresnay, Madeleine Renaud, Jean-Louis Barrault… En 1937, elle créera le rôle principal d’Asmodée, pièce de François Mauriac, sous l’oeil de l’auteur. Son récit nous mène au coeur du Théâtre-Français, mêlant anecdotes savoureuses, description du travail de comédien et narration des voyages en paquebot qu’entreprenait la troupe, reçue triomphalement en Amérique. Elle retrace aussi sa carrière cinématographique entamée dès 1934 avec L’Aventurier de Marcel L’Herbier et poursuivie avec les plus grands: Raimu, Michel Simon, Jean Gabin… Plus près de nous, elle connaît un beau succès public avec en 2010 La tête en friche, en compagnie de Gérard Depardieu, et en 2012 Sous le figuier d’Anne-Marie Etienne. Ce livre est une traversée du siècle. Mais c’est surtout le passionnant témoignage d’une femme qui, malgré une carrière de premier plan, a réussi sa vie amoureuse – le couple heureux qu’elle a formé avec le comédien Lucien Pascal a duré… 72 ans! – et sa vie de mère de quatre enfants (dont le chef de l’orchestre de Lille, Jean-Claude Casadesus). Dernier « monstre sacré » du théâtre français, Gisèle Casadesus est aussi d’une fine lucidité sur le « jeu de l’amour et du théâtre » qui a constitué toute sa vie, et qu’elle raconte avec beaucoup d’humour, de jeunesse et d’humanité.

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cinema, television, audiovisuel, presse, medias

Deux temps trois mouvements ; un pianiste au cinéma ; entretien avec Marc Chevrie et Jean Narboni

Quelles sont les affinités entre Franz Schubert et Ingmar Bergman? Louis Beethoven, Jean-Luc Godard et les Rolling Stones? Jean-Pierre Melville et Morton Feldman? L'Atalante et Franz Liszt? Jean-Marie Straub et Yves Angelo? L'enseignement du piano et Andreï Tarkovski? Au cours d'entretiens réalisés par Marc Chevrie et Jean Narboni, le pianiste Philippe Cassard propose une approche inédite des correspondances entre musique et cinéma. Il commente les partitions écrites pour l'écran, le recours à des compositeurs classiques ou les films montrant des musiciens au travail. Il décrit les timbres uniques de Danielle Darrieux, Gérard Depardieu, Arletty ou Claude Piéplu. Il analyse le tempo et l'écoute propres aux oeuvres de Robert Bresson, Federico Fellini, Charlie Chaplin, Joel et Ethan Coen. Enfin, il évoque l'influence de son amour du cinéma sur sa pratique d'interprète. Plus qu'un livre sur la musique de film, Deux temps trois mouvements est un livre dédié à la musique du cinéma, au cinéma de la musique, aux films que celle-ci permet de construire, de reconstruire ou d'imaginer.

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