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Le Château des Animaux (Tome 1) - Miss Bengalore

Rire, c'est déjà ne plus subir. Quelque part dans la France de l'entre-deux guerres, niché au coeur d'une ferme oubliée des hommes, le Château des animaux est dirigé d'un sabot de fer par le président Silvio... Secondé par une milice de chiens, le taureau dictateur exploite les autres animaux, tous contraints à des travaux de peine épuisants pour le bien de la communauté... Miss Bangalore, chatte craintive qui ne cherche qu'à protéger ses deux petits, et César, un lapin gigolo, vont s'allier au sage et mystérieux Azélar, un rat à lunettes pour prôner la résistance à l'injustice, la lutte contre les crocs et les griffes par la désobéissance et le rire... Premier tome d'une série prévue en quatre volumes, Le Château des animaux revisite La Ferme des animaux de George Orwell (1945) et nous invite à une multitude de réflexions parfois très actuelles...

09/2019

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La servante écarlate

Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d'esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, " servante écarlate " parmi d'autres, à qui l'on a ôté jusqu'à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l'austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler... En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté. Paru pour la première fois en 1985, La Servante écarlate s'est vendu à des millions d'exemplaires à travers le monde. Devenu un classique de la littérature anglophone, ce roman, qui n'est pas sans évoquer le 1984 de George Orwell, décrit un quotidien glaçant qui n'a jamais semblé aussi proche, nous rappelant combien fragiles sont nos libertés. La série adaptée de ce chef-d'oeuvre de Margaret Atwood, diffusée sous le titre original The Handmaid's Tale, avec Elisabeth Moss dans le rôle principal, a été unanimement saluée par la critique.
traduction Sylviane Rue

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romans et fiction romanesque

Au zénith

Duong Thu Huong a travaillé à ce roman pendant plus de dix ans. Elle le dédie à l'ami qui lui a révélé le secret bouleversant qu'elle y dévoile, et à " tous les innocents qui sont morts dans ce silence noir ". Son ami, parce qu'il en savait trop, a été lâchement assassiné par le régime communiste en place au Vietnam, et c'est un monument à sa mémoire que construit l'écrivain. Voilà pourquoi, de ce livre, elle dit qu'il est le plus important de sa vie. Le héros qu'elle met en scène, de par la fatalité qui s'abat sur lui et son entourage, rejoint dans sa force tragique et l'absurdité de son destin les grandes figures de Boris Pasternak, d'Alexandre Soljenitsyne, voire de George Orwell. Et ce héros, on le comprend dès les premières pages du livre bien que son nom ne soit jamais écrit - Duong Thu Huong l'appelle " le président " -, n'est autre que Ho Chi Minh, l'artisan de l'indépendance du Vietnam et le père spirituel de la nation, figure tutélaire intouchable dans son pays.rnLe président est réveillé par un cri déchirant au fond de la vallée : un jeune garçon pleure la mort de son père, qui vient de tomber d'une falaise. Ce cri ramène l'homme âgé et solitaire qu'il est devenu à ses propres interrogations : où est le fils qu'on lui a arraché encore enfant ? Pleurerait-il la mort d'un père qu'il n'a pas connu ? Pourquoi, alors qu'il avait le pouvoir, le président a-t-il livré la femme qu'il aimait à ses anciens compagnons de combat ? Comment se retrouve-t-il, à la fin de sa vie, en pleine guerre contre les Américains, sur cette montagne isolée, avec pour seuls compagnons des soldats qui le surveillent et deux bonzesses de la pagode voisine ?rnLe secret que révèle Duong Thu Huong dans son livre est l'histoire déchirante d'un homme dont on a sacrifié la vie. Au début des années cinquante, alors qu'il avait déjà passé la soixantaine, le président tombe éperdument amoureux d'une jeune montagnarde, rencontrée au hasard d'une promenade. Avec Xuan, il fonde une famille qu'il installe à Hanoi. Mais il n'est pas un homme ordinaire, il est le père de la nation, et quand il souhaite officialiser son union, la clique au pouvoir, dont il a favorisé l'ascension, lui fait valoir qu'il doit rester sur son piédestal. Le président cède. Et de ce moment, sa vie bascule. Xuan finira par être exécutée, ses enfants sont cachés par des proches pour survivre, et le pouvoir échappe au chef de la nation : cachés derrière le symbole de pureté et d'indépendance qu'il est devenu, ses anciens amis conquièrent par tous les moyens gloire, puissance et richesse.rnPour donner la mesure de ce drame intime et politique, l'écrivain déploie une construction romanesque époustouflante : elle mène de front quatre intrigues, qui toutes révèlent une facette de la tragédie dont le président est le protagoniste malgré lui. rnDe nombreux chapitres se déroulent dans son lieu d'exil : entre souvenirs (les scènes de sa jeunesse à Paris sont magnifiques, sa rencontre avec Xuan inspirée), remords et visions, il tente de démêler les fils de son destin et de ses contradictions.rnOn suit également le parcours de son plus fidèle compagnon, Vu, le seul qui tienne encore tête au pouvoir en place : c'est Vu qui a adopté et caché le fils du président, c'est son frère qui a recueilli sa fille. Dans son propre foyer, se joue, à travers la figure de sa femme, une ancienne révolutionnaire pure et dure comme lui, devenue complice des exactions du régime, toute la geste des idéaux trahis et du pouvoir qui corrompt.rnParenthèse bucolique dans le livre, Duong Thu Huong consacre un long développement au paysan mort dans l'accident que décrit la scène initiale. Le vieux Quang, lui, a réussi à imposer à sa communauté du Village des bûcherons la jeune femme dont il est tombé amoureux. Ce roman dans le roman est comme un contrepoint à l'intrigue principale et donne l'occasion d'une plongée étonnante de vérité dans une société villageoise elle aussi rongée par la jalousie et tous les instincts primaires, mais où la vérité des sentiments finit par s'imposer.rnDernier point de vue sur la tragédie : celui de An, le beau-frère de Xuan, la jeune épouse sacrifiée. Il a été témoin de la cruauté du régime, il est parvenu à fuir alors que sa propre femme était assassinée elle aussi, et il ne survit que pour se venger. Etonnante trajectoire d'homme fou de douleur, tout entier tendu sur son objectif.rnLe roman est admirable par sa construction, par la puissance d'évocation de la nature, des paysages, des scènes de combat dans la jungle, par la profondeur psychologique des personnages, qui tous semblent proches et familiers. L'écrivain, comme dans toute son oeuvre, fait également preuve d'une compassion qui la hisse au niveau des plus grands : aucun jugement sur cet homme, le vainqueur de Dien Bien Phu en 1954, devenu une marionnette aux mains du régime, mais une tentative de comprendre un destin d'autant plus tragique qu'il s'est joué d'un être bien réel et maître du pouvoir. rnDuong Thu Huong, héraut des idéaux bafoués que le président a portés jusqu'au bout, écrit aussi un très grand roman politique.

01/2009

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