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Littérature

Le flambeur de la Caspienne

Le pays : un rêve… Habitué aux destinations calamiteuses, Aurel Timescu, le petit Consul, est pour une fois affecté dans un lieu enchanteur. Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan ex-soviétique, est une ville pleine de charme au climat doux, au luxe élégant. À la terrasse de cafés d’allure parisienne, on y déguste un petit blanc local très savoureux. L’ambassade : un cauchemar… Le chef de poste, autoritaire et brutal, est bien décidé à se débarrasser d’Aurel. Le fantôme de sa femme, récemment victime d’un tragique et mystérieux accident, plane au-dessus de l’ambassade. Et l’équipe diplomatique, tétanisée par le deuil, est livrée à la crainte et au soupçon. Il n’en faut pas plus pour qu’Aurel se lance dans une enquête plus folle que jamais. Basée sur de fragiles intuitions, elle prendra, entre mafias locales et grands contrats internationaux, l’ampleur d’une affaire d’État. Cette fois, Aurel ne lutte pas seulement pour faire triompher la justice. Il se bat pour une cause nouvelle et inattendue : rester là où il est et connaître enfin le bonheur.

06/2020

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litterature francaise romans nouvelles correspondance

Vaches noires

« Le regard des vaches, tout le monde dit qu’il est bête. Il n’est pas seulement bête. Il est méchant. Un regard de tueur comme on en décrit dans les Série noire. Une vache noire sortirait un flingue et vous arroserait de pruneaux sans même cesser de mâcher son chewing-gum. Sans états d’âme et sans remords. Un contrat comme tant d’autres, pour le fric, voilà comment elles sont, les vaches noires. Saloperies! » Composé par l’auteur lui-même en 1996, Vaches noires est le dernier livre de Roland Topor. Ce recueil de trente-trois nouvelles inédites concentre les thèmes qui lui sont chers: l’aliénation par les choses et l’argent, la déchéance physique, jusqu’au démembrement et au morcellement, la hantise du temps qui file et de la mort qui rôde. Le tout baigné dans cet humour noir grinçant, ce sens inné du grotesque, cette fantaisie tantôt blagueuse, tantôt inquiétante, qui furent la marque de l’auteur. Quinze ans après sa mort, Topor rit encore!

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police

Un flic chez les voyous ; le commissaire Blemant

A l'origine, apparaît un brillant commissaire du contre-espionnage français aux méthodes expéditives dans sa guerre contre les agents allemands et leurs auxiliaires français. Blémant est aussi un policier courageux et habile qui n'hésite pas à utiliser de dangereux voyous lorsque la situation l'exige. Révoqué en 1942 par René Bousquet, secrétaire général de la police de Vichy, et condamné à mort par la Gestapo, il doit fuir en Afrique du Nord lorsque les Allemands occupent la zone libre. Il revient en France avec les troupes du débarquement de Provence en août 1944 et reprend ses fonctions à la Direction de la Surveillance du Territoire. Mais ses manières, ses fréquentations douteuses, son franc-parler agacent. Alors, il donne sa démission et bascule dans le monde de la nuit, prenant des parts dans des cabarets, des maisons closes, des cercles de jeux. Tout en continuant à travailler épisodiquement pour le SDECE et la Sécurité militaire. Il est abattu un soir de mai 1965, sur une route de Provence, victime d'un "contrat" lancé par Antoine Guérini, le parrain marseillais auquel il commençait à faire de l'ombre. La mort de Blémant provoquera la chute de cette grande famille de la pègre. C'est dans un univers de série noire, de Paris à Marseille, que nous entraîne ce livre. De la guerre des espions à la guerre du milieu. Occupation, libération, épuration, banditisme... Des informations provenant d'archives inédites et de témoignages précieux. Mieux qu'un roman, une histoire vraie.

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Émile ou de l'éducation

La publication de l'Emile, en 1762, restitue au problème de l'éducation sa place centrale en philosophie. De ses premiers mois jusqu'à la rencontre amoureuse, Emile est suivi dans chaque étape, à travers des expériences qui attestent d'abord le souci de considérer « l'enfant dans l'enfant », au lieu de le sortir de son âge. Rousseau montre qu'il est possible d'éduquer un homme selon la nature et de quelle façon les vices et l'inégalité caractérisent désormais la condition humaine: double enjeu qui constitue sa « théorie de l'homme ». La richesse incomparable de ce maître-livre tient aussi aux tensions qui le parcourent. Rousseau refuse le péché originel mais il doit rendre raison du mal et de la souffrance que ce dogme interdisait d'ignorer; il critique les philosophes de son temps mais il pousse à ses limites leur méthode empiriste; il proclame: «je hais les livres», mais il fournit le panorama le plus juste et le plus instruit de la culture du XVIIIe siècle, en face de l'Encyclopédie et, pour partie, contre elle. Parus ensemble, Emile et le Contrat social furent condamnés à Paris puis à Genève: la force du traité d'éducation n'échappa pas aux censeurs, même si Rousseau prétendait ne livrer que « les rêveries d'un visionnaire ». Car la forme même de la fiction arrache l'ouvrage aux circonstances: pas plus que ses lecteurs des Lumières, nous ne sommes à l'abri de ses leçons.

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prostitution et affaires

Sexus economicus ; le grand tabou des affaires

C'est le dernier tabou des affaires: rares sont les grands contrats qui se concluent sans d'agréables « à côtés » pour les décideurs et les intermédiaires. Certains salons professionnels, voyages d'études et séminaires sont l'occasion de cadeaux d'affaires personnalisés. Et nombreux sont les grands patrons du CAC 40 dont la vie sexuelle agitée n’a rien à envier à celle des politiques. Une tradition que l’intérêt supérieur des entreprises ou des états commande de passer sous silence. Mais aussi un danger potentiel: dans la guerre économique mondiale, certains n’hésitent plus à frapper en dessous de la ceinture. L’énergie sexuelle des dirigeants peut alors se retourner contre eux: qu’un concurrent obtienne des secrets stratégiques « sur l’oreiller » ou qu’un maître chanteur les entraîne dans un traquenard, et ces P-DG deviennent un véritable danger pour leur entreprise. Pour le première fois, le gotha des affaires nationales et internationales est ici mis à nu: BTP, automobile, distribution d’eau, armement, pétrole, médias, finance, etc. L’auteur étudie les dessous - plus ou moins chics - de la prostitution de luxe internationale, où plusieurs grands réseaux se disputent l’héritage de Madame Claude, et les liens secrets de certains industriels avec le monde du porno et de l’échangisme. Il apporte de nouveaux éclairages sur la dimension sexuelle de scandales marquants comme la mort violente du financier Edouard Stern, l’éviction de Jean-Marie Messier de la direction de Vivendi, ou encore les secrets inavouables du prince Albert de Monaco, piégé par son ancien espion. Il livre des scoops comme l’implication de Dick Cheney, ancien P-DG de Halliburton, dans une affaire de prostitution de luxe ; les « voyages d’études » offerts à nos élus municipaux par un grand groupe de l’eau, ou encore le rôle récent de belles espionnes chinoises dans la déstabilisation d’industriels français de l’armement. Mettant fin à plusieurs décennies d’hypocrisie, ce livre jette une lumière crue sur la place et les dangers du sexe dans l’économie, en particulier chez des dirigeants sous pression, qui en ont fait leur drogue.

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A l’école. Sociologie de l’expérience scolaire

L'école, en France, n'a pas seulement changé de forme. Elle a changé de nature. Les valeurs républicaines, les contrats pédagogiques, les règles et les objectifs clairement identifiés sont en crise. De nouveaux publics scolaires brouillent les cartes, l'utilité des diplômes est incertaine, la culture juvénile puise au-dehors autant qu'au-dedans, l'universalité des principes cache mal la concurrence entre filières et entre établissements. François Dubet, Danilo Martuccelli et leur équipe d'enquêteurs ne se sont pas limités à ce constat qui aurait pu alimenter un essai en chambre, un de plus. Sur plusieurs années, ils ont observé et questionné les écoliers, les collégiens, les lycéens afin de décrire et comprendre quelle est leur expérience de l'école, quelles relations ils nouent avec les adultes, professeurs ou parents. Cette école n'est pas seulement «inégalitaire»: elle produit des itinéraires différents et des individus différents. Elle n'est plus une institution qui fabrique des sujets conformes mais un espace où naissent des projets multiples. La nostalgie de l'âge d'or républicain n'est plus de mise. Ce livre, qui revisite l'école de l'intérieur, nous oblige à penser son actualité, donc sa transformation.

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