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Littérature anglo-saxonne

Le Monde des hommes

"Les dictatures donnent souvent naissance à d'excellentes littératures. C'est un paradoxe réjouissant, auquel l'Indonésie n'a pas échappé. Comme l'Albanie l'a fait avec Kadaré, ou la Russie avec Soljenitsyne, elle s'est acharnée contre son écrivain le plus prometteur, Pramoedya Ananta Toer, et celui-ci, de son côté, s'est escrimé à ne jamais baisser la garde. Il a fini par gagner la partie [...]." C’est une longue et belle histoire que « Pram » racontait à ses compagnons de détention sur l’île de Buru, avec ferveur, et un élan vital qu’on partage aussitôt. Une histoire aventureuse et romanesque, une histoire politique aussi, qui nous emmène à Surabaya, en Indonésie, au tournant du siècle. Minke, jeune journaliste brillant et curieux de tout, y croise le destin d’Ontosoroh, la nyai, concubine d’un riche colon hollandais. Tous deux sont javanais, idéalistes et ambitieux, tous deux rêvent d’une liberté enfin conquise contre un régime de haine et de discrimination, celui des Indes néerlandaises. Deux personnages extraordinaires, aussi attachants que singuliers – au regard d’un monde qui mûrit sa révolution. On l’aura compris, le Monde des hommes est plus qu’un roman, c’est un monument. Pramoedya Ananta Toer est né en 1925 sur l’île de Java. Après avoir été emprisonné par le gouvernement colonial hollandais de 1947 à 1949, il est envoyé en 1965, sous la dictature de Suharto, au bagne de Buru, dont il sort en 1979 sous la pression internationale. Grand humaniste, fidèle à ses idéaux jusqu’à la fin de sa vie en 2006, il est surveillé et systématiquement censuré. Son œuvre est immense – plus de cinquante romans, nouvelles et essais, traduits dans près de quarante langues.

01/2017

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Nouvelles de la mère patrie

Nouvelles de la mère patrie est un recueil de textes écrits à l'origine pour la presse russe, car avant même d'être auteur, Dmitry Glukhovsky est journaliste. Un journaliste sorti de l'école qui forme aujourd'hui, comme elle le faisait hier, les journalistes du Kremlin. Comme tous ceux de sa génération, il est le témoin des changements que traverse la Russie : un pas en avant, deux pas en arrière. Une Russie, où il n'a jamais fait bon d'évoquer et encore moins de coucher par écrit certains sujets sensibles : le pouvoir, ses dérives, ses compromissions, sa corruption...
C'est bien dans la lignée des auteurs de science-fiction soviétiques qu'il inscrit son oeuvre, de manière générale, et les nouvelles qui composent ce recueil, en particulier. On pense aux frères Strougatski, bien sûr, dont les romans pourtant truffés de critiques à l'égard du régime ont toujours échappé à la censure ; à croire que la métaphore se joue de l'esprit retors des bureaucrates censés débusquer la moindre velléité d'insoumission.

02/2018

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litterature hispano-portugaise

Sept nuits d'insomnie

Elsa Osorio a plusieurs cordes à son arc de narratrice, ici elle en rassemble deux: l’une fantastique et allégorique, et la seconde réaliste, ancrée dans l’histoire récente de l’Argentine. Ces nouvelles ont été écrites à des époques différentes, certaines pendant la période la plus sombre de la dictature militaire, au moment où la censure ne permettait pas d’appeler les choses par leur nom. D’autres l’ont été vingt ans après, alors que la réalité retrouvait une identité. Toutes ces histoires, qu’elles parlent de blessures inguérissables, perte d’identité, solitude, trahison, ou racontent des histoires sans issue, sont toujours ouvertes à l’espoir. Elles nous parlent d’impasses dont on peut sortir. La littérature prend sous la plume d’Elsa Osorio son sens le plus noble. C’est elle qui transforme la réalité, dans ses aspects les plus inquiétants et les plus sordides, en un message de consolation à ceux dont la politique ou l’angoisse ont fait des êtres sans espoir et sans voix. (traducteur François Gaudry)

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litterature hispano-portugaise

Sept nuits d'insomnie

Dans ce recueil de nouvelles, Elsa Osorio rassemble les deux lignes de son univers narratif : l'une fantastique et allégorique, et la seconde réaliste, ancrée dans l'histoire récente de l'Argentine. Ces nouvelles ont été écrites à des époques différentes, certaines pendant la période la plus sombre de la dictature militaire, au moment où la censure ne permettait pas d'appeler les choses par leur nom. D'autres l'ont été vingt ans après, alors que la réalité retrouvait une identité. Toutes ces nouvelles, qu'elles parlent de blessures inguérissables, perte d'identité, solitude, trahison, ou racontent des histoires sans issue, sont toujours ouvertes à l'espoir. Elles nous parlent d'impasses dont on peut sortir. La littérature prend sous la plume d'Elsa Osorio son sens le plus noble. C'est elle qui transforme la réalité, dans ses aspects les plus inquiétants et les plus sordides, en un message de consolation à ceux dont la politique ou l'angoisse ont fait des êtres sans espoir et sans voix. Née à Buenos Aires en 1953, Elsa Osorio est écrivain et scénariste. Elle a vécu à Paris et à Madrid, et réside actuellement à Buenos Aires. Elle a obtenu le Prix du journalisme d'humour, ainsi que le Prix national de littérature pour Luz ou le temps sauvage. Ses romans sont traduits en Allemagne et en Italie où ils connaissent un très grand succès. (traduction François Gaudry)

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Classement mondial de la liberte de la presse ; censure, cyber-surveillance, lanceurs d'alerte (édition 2014)

Quel est le pays qui réserve le meilleur sort à la liberté de la presse? Celui qui compte le plus grand nombre de journalistes emprisonnés? Quelles sont les conséquences de la situation politique et économique de la Grèce sur son classement? L’évolution positive de la Birmanie se confirme-t-elle? Quelle est la chute la plus spectaculaire dans le classement? Pourquoi une démocratie européenne comme le Royaume-Uni n’est-elle que 33ème? L’affaire Snowden, le conflit syrien, mais aussi la communication agressive du Bahreïn et l’impunité des pétrodollars ont marqué l’année 2013 et bousculé les hiérarchies. Chaque année, le classement de Reporters sans frontières sert de référence ; abondamment repris par les analystes et les médias internationaux, il donne lieu à nombre de réactions officielles. Cette édition détaillée est enrichie de zooms et d’une carte en couleurs. Illustration de couverture: Photomontage Studio de création J’ai lu d’après © Claudiad / Getty Images. Carte Reporters sans frontières

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poesie grand format

Le soleil d'Alexandre ; le cercle de Pouchkine 1802-1841

En Russie, depuis deux cents ans, chaque écrivain, chaque courant, chaque époque peut se retrouver dans Pouchkine, car celui-ci est un miroir, le lieu de la reconnaissance de toute personne de langue maternelle russe.
André Markowicz propose dans cet ouvrage de découvrir en quoi la conversation que Pouchkine a établie par textes interposés avec les poètes de sa génération a durablement marqué la littérature et la pensée russes jusqu'à nos jours. Cet ouvrage remarquable par son ambition vient rendre hommage à la génération brisée par le 14 décembre 1825, jour du coup d'Etat manqué contre le tsar Nicolas ier, coup d'Etat qui avait été organisé par de jeunes aristocrates, pour la plupart officiers des guerres napoléoniennes, indignés par le servage et l'absolutisme.
La répression qui s'ensuivit fut d'une ampleur inégalée, et le règne de Nicolas ier devint celui de la censure, de la délation et des arrestations. Des poètes et écrivains qui faisaient partie de ce que l'on appellera les décembristes, la plupart mourront avant d'avoir passé la cinquantaine, victimes de la violence du régime. Mais ils n'ont cessé, tout au long de leur vie, de se fréquenter, d'échanger, de s'écrire et d'écrire en réponse les uns aux autres, entretenant une conversation destinée à devenir le fondement de la culture russe.
C'est de cette conversation - qui n'a pas d'équivalent dans la littérature occidentale puisqu'elle s'est poursuivie, au-delà de la mort, à travers les textes et la mémoire, avec tous les écrivains russes qui ont suivi - que Le Soleil d'Alexandre voudrait donner un aperçu, en plaçant au centre celui qui n'a jamais quitté cette place depuis son apparition, à quinze-seize ans, dans les cercles littéraires : Alexandre Pouchkine.
Depuis deux cents ans en effet, Pouchkine a toujours été au centre de tous les débats intellectuels, de toutes les interrogations et affirmations identitaires en Russie - de son vivant et, bien plus encore, après sa mort. Pas un seul écrivain (à part Tolstoï et Tchekhov) qui ne lui ait consacré un texte - de Gogol à Dostoïevski, de Blok à Maïakovski, des futuristes les plus radicaux à Anna Akhmatova, de Mikhaïl Boulgakov à Marina Tsvetaïéva, de Soljenitsyne à Siniavski. Quant à Tolstoï et Tchekhov : qui peut lire Anna Karénine sans penser aux lettres de Tolstoï affirmant qu'il s'est lancé dans la composition de ce roman après avoir relu toute la prose de Pouchkine ? Et qui peut lire Les Trois Soeurs sans voir le rôle qu'y joue le prologue de Rouslan et Lioudmila ? En décembre 1917, Mandelstam écrivait dans les strophes de "Cassandre", avec d'autres poèmes de révolte et de combat, devant l'avènement de la dictature bolchévique et l'écroulement de l'ancien monde qu'elle portait en germe : Malade, silencieuse Cassandre, je n'en peux plus, pourquoi, Luisait le soleil d'Alexandre, Voici cent ans, luisait pour tous ? Le soleil d'Alexandre, c'est celui d'Alexandre Pouchkine.

09/2011

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