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Les batailles d'internet ; assauts et résistances à l'ère du capitalisme numérique

Ordinateurs, téléphones intelligents, médias sociaux... Un monde sans connexion nous semble aujourd'hui inconcevable. Mais tandis que les technophiles exaltent les potentialités d'Internet, de l'économie collaborative et de l'intelligence artificielle, les technophobes ne cessent de nous mettre en garde contre la surveillance de masse et l'accaparement des données par les géants du web et les États. Au-delà de ce clivage, quels sont les enjeux, les promesses et les menaces de l'ère numérique?

Pour Philippe de Grosbois, Internet n’est pas seulement un outil technique, c'est avant tout une construction sociale, une création humaine et collective marquée par des relations de pouvoir. Des cybernéticien.ne.s aux entrepreneur.e.s des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) en passant par les militaires, les universitaires, les hippies, les hackers et autres militant.e.s, l'auteur refait l'histoire d'Internet et des multiples forces qui l'ont façonné à travers le prisme du politique et de leur rapport au capitalisme. Il offre ainsi une vue d'ensemble aussi rare que nuancée sur l'univers numérique.

Qu'il s'agisse des logiciels libres, de l’impact du virage numérique sur la culture, de la crise du journalisme, de la liberté d'expression ou du harcèlement, Internet est le champ de plusieurs batailles menées autour d'un enjeu central: laisserons-nous le cyberespace devenir un appareil de domination ou saurons-nous au contraire réaliser pleinement les potentialités d’un réseau de communication décentralisé qui serait entretenu et développé par et pour la population? À l'heure où la « neutralité du Net», la «taxe Netflix» et l'invasion d'Uber et d'Airbnb sont chaudement débattues, le combat pour un Internet libre et commun est plus que jamais d'actualité.

08/2018

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sociologie faits de societe, temoignages contemporains, actualite, biographies

Global gay ; comment la révolution gay change le monde

Les homosexuels peuvent se marier à Johannesburg et à Mexico, mais pas à Chicago ni à Berlin. En Iran, ils risquent la pendaison alors que les transsexuels se font opérer légalement. En Chine, ils sont des millions à fréquenter les réseaux sociaux gays, mais les militants sont harcelés. En Israël, l’homosexualité devient peu à peu « casher », mais dans le monde musulman elle n’est toujours pas « halal ». Dans huit pays, les homosexuels risquent la peine de mort ; dans soixante-seize, la prison. Pourtant, sur tous les continents, la révolution gay est en marche. Un jour, l’homosexualité sera peut-être moins pénalisée que l’homophobie. En Europe, l’orientation sexuelle devient le choix de chacun. À l’ONU, la dépénalisation avance. Aux États-Unis, Obama a été réélu, notamment avec les voix gays. La mondialisation de la question homosexuelle est un phénomène majeur, qui n’a pas encore été décrit. Pendant cinq ans, dans quarante-cinq pays, Frédéric Martel a mené une enquête inédite et rencontré sur le terrain des centaines d’acteurs de cette révolution. À travers le prisme gay, il analyse la mutation des modes de vie, la redéfinition du mariage, l’émancipation parallèle des femmes et des gays, les effets décisifs de la culture et d’Internet. Fil rouge de l’évolution des mentalités, la question gay et lesbienne est un critère pertinent pour juger de l’état d’une démocratie et de la modernité d’un pays. Ce livre, à la fois inquiet et optimiste, riche en portraits inattendus, raconte la nouvelle bataille des droits de l’homme. Couverture: Création Studio Flammarion

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litterature hispano-portugaise

La calligraphie des rêves

A ceux qui s'étonnaient qu'il ne se soit jamais servi des circonstances, fort romanesques, de sa naissance et de son adoption, Juan Marsé avait jusqu'ici l'habitude de répondre que ses mémoires se trouvent dans ses romans et ses nouvelles. " Je comprends que ce soit un thème très littéraire (ou qu'il puisse le paraître à certains) mais je ne l'ai jamais abordé comme tel, bien que mes romans soient pleins de gamins qui s'inventent leurs père, ou qui décident d'être fils d'eux-mêmes ", a-t-il même écrit un jour. Or, c'est une explication que Marsé ne pourra plus avancer : il raconte en effet dans le roman qui nous occupe, et de façon très précise, cet épisode fondateur de sa vie et probablement de son oeuvre : sa mère meurt dix jours après sa naissance, laissant son père, chauffeur de taxi, seul avec sa soeur aînée. Le pauvre veuf ne s'en sort pas et songe à confier le nouveau-né à une autre famille. Et voilà que le hasard s'en mêle : un soir, comme il passe devant une maternité de Barcelone, il est hélé par un couple dont la femme est en pleurs : elle vient de perdre l'enfant qu'elle attendait. Quelques instants plus tard, dans le taxi, affaire est faite : le couple sans enfant se chargera du fils du chauffeur et finira par l'adopter. C'est le point de départ d'un récit qui revient sur les épisodes marquants de l'éducation du jeune garçon, et retrace l'histoire de l'Espagne du XXe siècle.
Ce livre, malgré tous les événements rattachables à la vie de l'auteur, et que tous les connaisseurs de son oeuvre reconnaîtront sans peine, n'est donc pas une autobiographie (l'idée n'en est sans doute jamais venue à l'auteur, trop modeste), et peut-être serait-il étonné (et irrité) qu'on lui dise qu'il peut se rapprocher du genre moderne de l'autofiction. Ce qui n'est d'ailleurs pas sûr, tant il est vrai que ce n'est pas sa vie qui l'intéresse - il ne s'agit pas de Mémoires -, mais ses rêves : il s'est donné pour fonction de les écrire, et de là, encore une fois, son titre de Calligraphie des rêves, sachant qu'en espagnol le premier sens de " caligrafía " est, tout simplement, " écriture ".
On trouve aussi dans ce beau roman ce qui fait une grande partie du talent de Marsé : sa richesse lexicale, sa puissance évocatrice, en particulier dans la création d'images, ses personnages bien campés et objets tout à la fois de l'ironie et de la tendresse de l'auteur, ses dialogues enlevés et sonnant toujours juste, et enfin cet humour qui n'est pas le moindre de ses charmes. Et comme toujours, l'art de suspendre l'intérêt du lecteur, toujours pressé, en fin de chapitre, de lire le suivant.

01/2012

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