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Littérature

Mémoires d'un avare ; l'avarice

Les sept péchés capitaux, ce ne n'est pas seulement de la théologie, c'est aussi de la littérature. Il fallait Louis-Henri de la Rochefoucauld, l'auteur du Club des vieux garçons, pour nous raconter la tragi-comédie de la mesquinerie.

"De la même façon qu'il y a un bon et un mauvais cholestérol, n'y a-t-il pas une mauvaise et une bonne avarice ? Contre la mondialisation heureuse à laquelle personne ne croit plus, il y a une radinerie vertueuse. Ne me déplaçant qu'en France, je ne prenais quasiment pas l'avion. Je gardais les mêmes mocassins des années. Je ne jetais rien. Je recyclais au maximum. Je polluais peu la planète.
Mon avarice était écologique.

J'étais un Harpagon bio !"

Voici les confessions de François Cassette, recueillies au soir de sa vie par son médecin traitant. Qui était Cassette ? Mais voyons, le plus grand critique gastronomique de son temps ! En fait, un grippe-sou qui a toujours eu l’intention de faire fortune sans le mériter. Dans cette histoire d’ascension sociale où la morale n’a pas sa place, aucun mot n’est gratuit et tous les coups sont permis.

Car François Cassette savait très bien ce qu’il voulait : ne rien donner. Jamais. À personne. Ce désir pathétique donne à son récit des accents souvent burlesques. Ce Sacha Guitry des restaurants étoilés y livre sans vergogne les meilleures recettes pour élever l’avarice à la perfection d’un art. Comment vivre aux crochets des autres, profiter de tous, faire un mariage d’argent, réussir aux dépens de chacune et de chacun, sans bien sûr ne jamais rien rendre en retour ? Ne reste qu’à suivre le guide... 

 

02/2021

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Littérature

Le parfum des fleurs la nuit

Comme un écrivain qui pense que " toute audace véritable vient de l'intérieur ", Leïla Slimani n'aime pas sortir de chez elle, et préfère la solitude à la distraction. Pourquoi alors accepter cette proposition d'une nuit blanche à la pointe de la Douane, à Venise, dans les collections d'art de la Fondation Pinault, qui ne lui parlent guère ?

Autour de cette " impossibilité " d'un livre, avec un art subtil de digresser dans la nuit vénitienne, Leila Slimani nous parle d'elle, de l'enfermement, du mouvement, du voyage, de l'intimité, de l'identité, de l'entre-deux, entre Orient et Occident, où elle navigue et chaloupe, comme Venise à la pointe de la Douane, comme la cité sur pilotis vouée à la destruction et à la beauté, s'enrichissant et empruntant, silencieuse et raconteuse à la fois.

01/2021

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Essais

Féminologie t.3 ; génésique

« La pensée qui m’a poussée à agir, en créant le Mouvement de libération des femmes en octobre 1968 avec Monique Wittig et Josiane Chanel, questionne depuis quarante-quatre ans […] la compétence de procréation de toute femme comme productrice de richesse, comme moteur de l’évolution de l’Homo erectus à aujourd’hui. On vient de retrouver une petite Vénus paléolithique : la plus ancienne représentation du corps féminin connue, jumelle d’une œuvre de Louise Bourgeois, antérieure à sa mise au jour. J’ai plus de souvenirs que si j’avais 35 000 ans…

Mémoire, archive, archéologie, histoire vivante, la gestation comme expérience biopoétique. Libérer la libido creandi de chaque femme, c’est donner sens, signification et orientation, à ce qui vient, à l’Avenir. Du creux du corps à la sculpture la plus accomplie, de l’œuvre d’être à l’œuvre d’art, la génésique, à la fois nature et culture, transcende la capacité spécifique des femmes en compétence symbolique, en mouvement de civilisation », écrit Antoinette Fouque en introduction à Génésique.

Voici enfin en édition de poche le troisième recueil d'essais de féminologie d'Antoinette Fouque, paru initialement en 2012, après Il y a deux sexes. Féminologie I (Gallimard, coll. " Le Débat ", 1995 -2004 ; Folio 2015) et Gravidanza. Féminologie II (éditions des femmes-Antoinette Fouque, 2007) qui paraît en même temps au même format de poche.

Dans cet ouvrage, qui regroupe des textes écrits entre 1974 et 2012, elle poursuit son questionnement sur ce qu'est une femme, à travers une pensée originale de la gestation comme « paradigme de l'éthique » c'est-à-dire de l'accueil de l'autre, de l'hospitalité charnelle.

01/2021

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Littérature

Sourde colère

Dans une ville aux allures rétrofuturistes, la colère gronde : l'insurrection générale inquiète le pouvoir qui exerce une violente répression. L'inspecteur Andrieux, plongé malgré lui dans le cercle fermé de ceux qui dirigent l'Etat, poursuit Cartera, un financier qui dicte en coulisse sa conduite au gouvernement. Il y découvre un milieu social qui le dépasse. A force d'allers-retours entre les classes populaires dont il est issu et les classes dirigeantes, corrompues et déconnectées, il se forge une conscience morale et politique incompatible avec l'obéissance aveugle...
Avec cette fresque sociale sur fond de révolte populaire et de corruption des puissants, Arthur Nesnidal nous livre une dystopie empreinte d'une saine colère.

10/2020

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Littérature

Just kids

C'était l'été de la mort de Coltrane, l'été de l'amour et des émeutes, quand une rencontre fortuite à Brooklyn guida deux jeunes gens dans la vie de bohème, sur la voie de l'art. Patti Smith et Robert Mapplethorpe avaient vingt ans ; elle deviendrait poète et performeuse, il serait photographe. A cette époque d'intense créativité, les univers de la poésie, du rock and roll et du sexe s'entrechoquent. Le couple fréquente la cour d'Andy Warhol, intègre au Chelsea Hotel une communauté d'artistes et de marginaux hauts en couleur, croise Allen Ginsberg, Janis Joplin, Lou Reed.
Just Kids commence comme une histoire d'amour et finit comme une élégie, brossant un inoubliable instantané du New York des années 1960-1970. Avec pudeur et émotion, Patti Smith retrace l'ascension de deux gamins inséparables qui insufflèrent la même énergie à leur vie qu'à leur art.

10/2013

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Non classé

La vie libre ; discours de Suède

« Je ne puis vivre personnellement sans mon art. Mais je n’ai jamais placé cet art au-dessus de tout. S’il m’est nécessaire au contraire, c’est qu’il ne se sépare de personne et me permet de vivre, tel que je suis, au niveau de tous. L’art n’est pas à mes yeux une réjouissance solitaire. Il est un moyen d’émouvoir le plus grand nombre d’hommes en leur offrant une image privilégiée des souffrances et des joies communes. »

En 1957, Albert Camus reçoit le prix Nobel de littérature. Il prononce à Oslo un discours personnel, puissant, engagé, qui marque les esprits. Il y évoque notamment l'idée qu'il se fait de la littérature et du rôle de l'écrivain. Il revient sur le mythe de l'écrivain solitaire (" L'art n'est pas à mes yeux une réjouissance solitaire. Il est un moyen d'émouvoir le plus grand nombre d'hommes en leur offrant une image privilégiée des souffrances et des joies communes. Il oblige donc l'artiste à ne pas s'isoler ; il le soumet à la vérité la plus humble et la plus universelle. ") et sur son engagement (" Par définition, il ne peut se mettre aujourd'hui au service de ceux qui font l'histoire : il est au service de ceux qui la subissent. ") Aujourd'hui comme hier, ses mots sonnent si juste...

Albert Camus naît à Mondovi, en Algérie, en 1913. Pendant la seconde guerre mondiale, il intègre un mouvement de résistance à Paris, puis devient rédacteur en chef du journal Combat à la Libération. Romancier, dramaturge et essayiste, il signe notamment L’étranger (1942) et La Peste (1947). Il meurt en 1960 dans un accident de voiture.

Pascal Lemaître est illustrateur dans l’édition et la presse internationale.

11/2020

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