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Leurs enfants après eux

Parution poche - Prix Goncourt 2018 Août 1992. Une vallée perdue quelque part à l’Est, des hauts fourneaux qui ne brûlent plus, un lac, un après-midi de canicule. Anthony a 14 ans, et avec son cousin, ils s’emmerdent comme c’est pas permis. C’est là qu’ils décident de voler un canoë pour aller voir ce qui se passe de l’autre côté, sur la fameuse plage des culs-nus. Au bout, ce sera pour Anthony le premier amour, le premier été, celui qui décide de toute la suite. Ce sera le drame de la vie qui commence. Avec ce livre, Nicolas Mathieu écrit le roman d’une vallée, d’une époque, de l’adolescence, le récit politique d’une jeunesse qui doit trouver sa voie dans un monde qui meurt, cette France de l’entre-deux, celle des villes moyennes et des zones pavillonnaires, où presque tout le monde vit et qu’on voudrait oublier.

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Littérature

À la ligne. Feuillets d'usine

A la ligne est le premier roman de Joseph Ponthus. Il raconte l'histoire d'un narrateur lettré devenu ouvrier intérimaire qui doit embaucher dans les usines de poissons et les abattoirs de Bretagne. A la ligne est surtout un chant, une manière d'épopée. Par la magie d'une écriture simple et somptueuse, tour à tour distanciée, coléreuse, drôle, fraternelle, la vie ouvrière devient ici une Odyssée avec un Ulysse qui combat des tonnes de bulots cyclopéens ou des car- casses de boeufs promises à l'équarrissage. On est saisi d'emblée, à la lecture de cette prose scandée, de ces versets hypnotiques, par cette voix d'homme qui est capable de raconter avec une infinie précision les gestes du travail, le bruit, la fatigue, les rêves confisqués dans la répétition de rituels épuisants, la souffrance du corps épuisé. Mais il sait le faire, tou- jours, en multipliant les registres, tour à tour avec colère, humour, rage et amour. Il inventorie ainsi tout ce qui donne l'envie qu'une journée de travail se termine au plus vite. Et la transformer en texte que ce narrateur écrit comme un journal de guerre ou un livres d'heures avec ses psaumes, ses actions de grâces, ses prières pour les morts. Aller à la ligne, c'est aussi se reposer dans les blancs du texte où l'on retrouvera la femme aimée, le chien Pok Pok, la lecture des auteurs et poètes, le bonheur dominical, l'odeur de la mer. A la ligne est une revanche lyrique, un moyen de dépasser le quotidien en continuant à se souvenir, dans le bruit de l'usine et les odeurs du travail, des poètes qu'il a aimés, des écrivains qui ont baigné son enfance, son adolescence et son âge d'homme. Et ce qui est répétition devient à chaque fois unique : pendant le travail, avec les gestes machinaux, les souvenirs reviennent. Le narrateur a eu une autre vie : il se souvient de ses cours de latin, il a été mousquetaire avec Dumas, amoureux de Lou et Madeleine avec Apollinaire, nostalgique et joyeux avec les chansons de Trenet, combattant avec Marx. C'est sa victoire provisoire contre tout ce qui fait mal, tout ce qui aliène, tout ce qui pourrait empêcher son paradoxal et invincible bonheur d'être au monde, dans l'épouvante industrielle. Si A la ligne s'inscrit dans une tradition qui est celle de la littérature prolétarienne, de Henry Poulaille à Robert Linhardt, en passant par Georges Navel, Joseph Ponthus la renouvelle ici de fond en comble en lui donnant une dimension poétique qui est l'autre nom de cette espérance de changer la vie, comme le voulait Rimbaud.

01/2019

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Littérature

Enfant de perdition

Enfant de perdition est un grand roman d'initiation. Fils d'une mère italienne émigrée et d'un père " fabricant de crânes " (biologiste dans un laboratoire de vivisection), le narrateur y raconte son enfance et son adolescence dans la région lyonnaise, à la fin du 20 ème siècle, sous la forme d'une immense épopée barbare, remplie de bruit et de fureur. Le particulier rejoint l'universel, dans une langue française littéralement redécouverte, " mise en état d'étrangeté à elle-même ", selon les mots de l'auteur. Roman d'éducation sociale, érotique, politique qui conduit le narrateur à fréquenter différentes communautés : Gitans, Arabes, Italiens. Les quartiers s'opposent et s'observent. On suit le destin de toute une bande d'enfants perdus qui se haïssent et se fascinent, se livrent à des rites sataniques, à des jeux et des activités prohibés, sous le regard du chef de la police locale, le " directeur de la tranquillité ". L'un d'entre eux part faire la guerre en Bosnie, un autre se convertit à l'islam, le fils d'un ouvrier maghrébin deviendra l'assassin de sa bienfaitrice... La guerre en Bosnie (1992 - 1995) réveille les pires fantômes européens, les génocides, la violence entre les races et les peuples. La mémoire du jeune narrateur est pleine de ces conflits, de viols, de légendes familiales, mais aussi de grands mythes de l'Antiquité, réactualisés et détournés au profit de sa propre narration. Odyssée dans la mémoire singulière d'un enfant, hanté par " le visage barbare " de sa mère, Enfant de Perdition raconte nos destins multiples, convoque des pays lointains, des pays en guerre, et réveille des monstres (Hitler, Hérode), et les Dieux (Christ, Zeus, Vénus) dans une conjuration littéraire du mal et de la violence de l'Histoire mondiale, au basculement d'un siècle à l'autre.

01/2020

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Biographies et autobiographies contemporaines

Sacrée gamine

1945-1956. Saint Jouin sous Chatillon, La Chapelle Largeau, département des Deux-Sèvres. L'enfance dans une ferme : pauvre petite paysanne, sans avenir, mais née sans doute sous une bonne étoile. Voici une curieuse petite fille, bien ancrée dans son environnement frustre, à l'aise partout, surtout à l'école. Solitaire, rêveuse, parcourant les prés, les champs, amoureuse des animaux, des plantes, vivant au rythme des saisons, cette petite fille s'envole très tôt vers d'autres cieux, vers la grande ville. 1956-1963. Poitiers. Transplantée dans un milieu étranger, elle s'intègre, elle grandit, elle découvre des horizons fabuleux, grâce aux livres et aux rencontres diverses et variées... elle mûrit et se forge une personnalité qui " n'a peur de rien ", surtout pas de l'aventure... Ce livre s'arrête à la fin de l'adolescence. On attend une suite...

10/2019

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Littérature

À la ligne. Feuillets d'usine

A la ligne est le premier roman de Joseph Ponthus. Il raconte l'histoire d'un narrateur lettré devenu ouvrier intérimaire qui doit embaucher dans les usines de poissons et les abattoirs de Bretagne. A la ligne est surtout un chant, une manière d'épopée. Par la magie d'une écriture simple et somptueuse, tour à tour distanciée, coléreuse, drôle, fraternelle, la vie ouvrière devient ici une Odyssée avec un Ulysse qui combat des tonnes de bulots cyclopéens ou des car- casses de boeufs promises à l'équarrissage. On est saisi d'emblée, à la lecture de cette prose scandée, de ces versets hypnotiques, par cette voix d'homme qui est capable de raconter avec une infinie précision les gestes du travail, le bruit, la fatigue, les rêves confisqués dans la répétition de rituels épuisants, la souffrance du corps épuisé. Mais il sait le faire, tou- jours, en multipliant les registres, tour à tour avec co- lère, humour, rage et amour. Il inventorie ainsi tout ce qui donne l'envie qu'une journée de travail se termine au plus vite. Et la transfor- mer en texte que ce narrateur écrit comme un journal de guerre ou un livres d'heures avec ses psaumes, ses actions de grâces, ses prières pour les morts. Aller à la ligne, c'est aussi se reposer dans les blancs du texte où l'on retrouvera la femme aimée, le chien Pok Pok, la lecture des auteurs et poètes, le bonheur dominical, l'odeur de la mer. A la ligne est une revanche lyrique, un moyen de dé- passer le quotidien en continuant à se souvenir, dans le bruit de l'usine et les odeurs du travail, des poètes qu'il a aimés, des écrivains qui ont baigné son enfance, son adolescence et son âge d'homme. Et ce qui est répéti- tion devient à chaque fois unique : pendant le travail, avec les gestes machinaux, les souvenirs reviennent. Le narrateur a eu une autre vie : il se souvient de ses cours de latin, il a été mousquetaire avec Dumas, amoureux de Lou et Madeleine avec Apollinaire, nos- talgique et joyeux avec les chansons de Trenet, combat- tant avec Marx. C'est sa victoire provisoire contre tout ce qui fait mal, tout ce qui aliène, tout ce qui pourrait empêcher son paradoxal et invincible bonheur d'être au monde, dans l'épouvante industrielle. Si A la ligne s'inscrit dans une tradition qui est celle de la littérature prolétarienne, de Henry Poulaille à Robert Linhardt, en passant par Georges Navel, Joseph Ponthus la renouvelle ici de fond en comble en lui donnant une dimension poétique qui est l'autre nom de cette espérance de changer la vie, comme le voulait Rimbaud.

01/2019

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Littérature

Une bête au paradis

Le roman fiévreux d'une lignée de femmes envoutées par ce qu'elles ont de plus précieux : leur terre. Puissant et Hypnotique. La vie d'Emilienne, c'est le Paradis. Cette ferme isolée, au bout d'un chemin sinueux. C'est là qu'elle élève seule, avec pour uniques ressources son courage et sa terre, ses deux petits-enfants, Blanche et Gabriel. Les saisons se suivent, ils grandissent. Jusqu'à ce que l'adolescence arrive et, avec elle, le premier amour de Blanche, celui qui dévaste tout sur son passage. Il s'appelle Alexandre. Leur couple se forge. Mais la passion que Blanche voue au Paradis la domine tout entière, quand Alexandre, dévoré par son ambition, veut partir en ville, réussir. Alors leurs mondes se déchirent. Et vient la vengeance. " Une bête au Paradis " est le roman d'une lignée de femmes possédées par leur terre. Un huis clos fiévreux hanté par la folie, le désir et la liberté.

08/2019

Articles

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