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Union Européenne

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Littérature

Lesbos, la honte de l'Europe

En mission pour l'ONU, Jean Ziegler s'est rendu en mai dernier à Lesbos, cette île grecque qui abrite le plus grand des cinq centres d'accueil de réfugiés en mer Égée. Sous la haute autorité de l'Union européenne, plus de 18 000 personnes y sont entassées dans des conditions inhumaines, en violation des principes les plus élémentaires des droits de l'homme. Le droit d'asile y est nié par l'impossibilité même dans laquelle se trouvent la plupart des réfugiés de déposer leur demande ; le droit à l'alimentation, quand la nourriture distribuée est notoirement avariée ; le droit à la dignité, quand les rats colonisent les montagnes d'immondices qui entourent le camp officiel, quand les poux infestent les containers dans lesquels les familles doivent s'entasser ; les droits de l'enfant, quand la promiscuité livre les plus vulnérables aux violences sexuelles et les prive, bien sûr, de tout accès à l'éducation. La honte de l'Europe. Pour la plupart, ces réfugiés sont venus d'Irak, de Syrie, d'Afghanistan, d'Iran. Ils évoquent ici leur long calvaire : la torture, l'extorsion, le pillage, les passeurs infâmes, les naufrages, les familles décimées, les tentatives de refoulement de Frontex et des garde-côtes grecs et turcs. Les responsables du camp disent leur point de vue, les militants des organisations humanitaires expliquent les obstacles qu'il leur faut lever au quotidien pour sauver des vies. Le dossier est accablant. Jean Ziegler s'indigne, alerte et exige. Rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation entre 2000 et 2008, vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme jusqu'en 2019, Jean Ziegler est aujourd'hui conseiller du Conseil des droits de l'homme des Nations unies. Il a publié de nombreux essais à succès, traduits en plusieurs langues, et notamment, au Seuil en 2018, Le Capitalisme expliqué à ma petite-fille (en espérant qu'elle en verra la fin).

01/2020

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Polars & thrillers

Les poupées de Nijar

Au cœur des serres incandescentes de l’Andalousie, Thomas Volner, reporter-photographe, découvre la mer de plastique où des hommes travaillent par milliers pour inonder l’Union Européenne de fruits et légumes éclatants. Chaque jour, il côtoie la dévastation environnementale et les nouveaux esclaves de l’agroalimentaire. Mais quand des enfants de la région sont retrouvés suspendus aux arbres comme des oiseaux piégés, ce sont les silences du franquisme qui vont le submerger. Et l’insondable étrangeté des « poupées de Nijar »…

02/2020

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Polars & thrillers

Le magicien

" Dans l'État de Brandenbourg, sur les vingt-six députés de gauche au Landtag, un sur quatre avait jadis travaillé pour la Stasi. " Opérations secrètes, chantage et vengeance personnelle s'entrelacent dans ce roman à mi-chemin entre "noir" et roman historique, qui entremêle habilement réalité et fiction. Dès 1970, la Stasi et les garde-frontières bulgares montent une opération pour arrêter tous ceux qui tentent de fuir le bloc communiste. Opération qui sert également à assassiner des opposants politiques au régime... En 2011, dans un immeuble abandonné de Berlin squatté par des Roms, on retrouve le cadavre atrocement mutilé de Frank Derbach, employé aux archives de la Stasi. Au même moment, Gerhard Samuel, photo-reporter, meurt dans d'étranges circonstances à Sofia, où il enquêtait sur la mort d'un de ses amis, disparu en 1980 à la frontière entre la Bulgarie et la Grèce. Kowalski, le commissaire chargé de l'enquête berlinoise, est rapidement écarté au profit de la police fédérale et des services secrets. Mais Kowalski est un rebelle et il décide de poursuivre ses investigations discrètement, aidé par la belle-fille de Gerhard. Ce qu'ils vont découvrir pourrait mettre en cause un homme politique allemand très en vue... Opérations secrètes, chantage et vengeance personnelle s'entrelacent dans ce roman à mi-chemin entre "noir" et roman historique, qui entremêle habilement réalité et fiction.- Lauréat du Prix de littérature de l'Union européenne. - Le rpécédent roman de l'auteur, 188 mètres sous Berlin, a reçu le prix littéraire de la ville de Quimper.

01/2019

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geopolitique politique

La constitution de l'Europe

L'Union européenne est-elle désormais contre la démocratie? Avec l'épisode du référendum grec et l'effroi qui saisit tous les dirigeants de voir un peuple, auquel on avait imposé une cure problématique, entrer en résistance, la crise de la dette a révélé le déficit démocratique des institutions européennes. Jürgen Habermas nous alerte sur les risques que prend l'Europe à s'engager dans une voie 'postdémocratique' pour régler la question de la dette des pays de la zone euro. L'union monétaire européenne ne disposant pas d'un contrôle supranational à sa mesure, les dirigeants allemand et français veulent une collaboration intergouvernementale renforcée. Le Conseil européen doit s'employer à la mettre en place. Ce changement en apparence minimal devrait se traduire par une perte progressive de contrôle des Parlements nationaux sur les lois de finances ; cette réforme insidieuse asphyxierait petit à petit le poumon de la démocratie à l'échelle nationale, sans que cette perte soit compensée au niveau européen. Le processus grec ouvre-t-il le passage d'une Europe de gouvernement à une Europe de la 'gouvernance' – joli euphémisme pour désigner une forme dure de domination politique, qui ne repose que sur le fondement faiblement légitimé des traités internationaux? La 'démocratie d'un seul pays' n'est plus à même de se défendre contre les injonctions d'un capitalisme forcené, qui franchissent, elles, les frontières nationales. Il faut avancer vers et dans la constitution de l'Europe, pour que les peuples regagnent des latitudes d'action au niveau supranational, sans pour autant sacrifier la démocratie. La crise de l'Europe des gouvernements doit conduire à la constitution d'une Europe des peuples. Telle est la conviction de Jürgen Habermas dans ce petit traité de démocratie, vif, tonique et constructif.

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essais d'economie generale

Quelle fiscalité pour le XXIe siècle ?

De multiples scandales en lien avec les questions fiscales rythment l’actualité politique et sociale. Ces événements ne sont pourtant que la partie visible d’une crise financière majeure que les États membres de l’Union européenne traversent depuis quelques années. Le chômage de masse et l’exclusion sociale ne permettent plus d’accroître la fiscalité du travail. La détérioration de la redistributivité des modèles nationaux, la croissance des inégalités noircissent encore le tableau. Dans ce contexte, une réforme d’ensemble des systèmes fiscaux et de la gestion budgétaire des États est indispensable. Des économistes, experts de la question, mènent ici une réflexion éclairée.

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États-unis

La croissance américaine ou la main de l'état ; comment l'amérique keynésienne surclasse l'europe néolibérale

Depuis vingt ans, l’insolente prospérité de l’économie américaine et la contre-performance européenne et française nourrissent le discours à la mode des « déclinologues »: à défaut d’imiter enfin le libéralisme et la flexibilité de l’Amérique, nous resterions durablement à la traîne. Il faudrait nous en remettre à la « main invisible » du marché, et amputer la main maladroite et sclérosante de l’État. Or, ce diagnostic est un contresens total. L’auteur nous guide ici au cœur des politiques économiques américaines, et l’on découvre que la flexibilité ou le recul des régulations publiques ne sont pour rien dans une performance qui résulte, bien au contraire, d’une intervention massive de l’État qui soutient la croissance, promeut la recherche et l’investissement dans les nouvelles technologies et assure ainsi le plein emploi. On est à mille lieues de l’État minimal et du laisser-faire chers aux libéraux: toutes les interventions publiques interdites ou étroitement limitées dans l’Union européenne sont utilisées à volonté par les administrations américaines. Avec une documentation imparable et dans un style limpide, l’auteur démontre que le déclin relatif de notre économie provient ainsi de l’abandon du « vieux » modèle keynésien européen que les Américains, eux, ont su préserver! Mieux, il montre comment certains pays de l’Europe du Nord ont pu obtenir des performances comparables à celles des États-Unis, mais sans développer les folles inégalités qui caractérisent ces derniers. Notre « modèle social » de l’État-providence n’est donc pas en crise, c’est son abandon qui nous mène à la crise.

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