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Lettres & linguistique

La griffe du temps.

Aux devantures des librairies, on ne compte plus les ouvrages d’historiens réfléchissant gravement à leur rapport avec la littérature. Doivent-ils en faire une source de leur savoir, mais en contextualisant la fiction depuis leur surplomb, au risque de ne pas faire mieux que l’histoire littéraire et manquer ce que fait la littérature? Ou bien recourir à l’écriture de la fiction, quitte à s’installer prosaïquement dans l’entre-deux-genres d’une classique monographie? Judith Lyon-Caen propose une aventure plus ambitieuse : à partir d’une nouvelle de Jules Barbey d’Aurevilly, «La vengeance d’une femme», l’historienne part de ce qu’est la littérature : une expérience d’être au monde, pour mesurer l’éclairage que sa discipline peut apporter à la mise en écriture romanesque. Ainsi de ces myriades d’objets, de parures, de rues et boulevards ou de lieux parisiens dont la description a pour fonction d’attester la réalité du récit : l’historien décrypte ces traces du temps, que ce soit le temps de la rédaction ou celui de l’action du récit, en retrouve l’origine, réfléchit à la manière dont le romancier en a été affecté. Non pas pour réduire l’écriture romanesque à un ancrage dans une époque, mais, au contraire, pour éclairer comment une époque nourrit le sens d’une écriture. L’historien en «herméneute» du matériau littéraire, en quelque sorte. Une invitation à apprendre à mieux lire ce qui fait la littérature et ce que fait un romancier.

02/2019

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Petite

Sarah a 24 ans, 16 tatouages, un drôle d'accent suisse, un sac de 7 kilos sur le dos, 12 000 kilomètres dans les pattes, un avis tranché sur le monde, une indocilité chronique, une empathie naturelle qui peut virer à l'envahissement, pas un sou en poche, mais une soif désarmante de vivre et d'être libre.
Un jour, Sarah a vu une publicité pour l'Euromillion à la télévision : des personnes faisaient tourner un globe pour choisir au hasard leur destination. Chiche ! Elle a déroulé une carte et fermé les yeux en pointant du doigt. " J'irai là ! " Là, c'était le Cap Nord. Alors, soit. Sarah a tout quitté : son travail, son appartement, son petit ami, son chat. Elle est partie seule, sans argent ni carte de crédit. Elle avait 20 ans.

De Lausanne au Cap Nord, elle a parcouru l'Europe en autostop et à pied. Depuis, Sarah n'est jamais vraiment rentrée. Elle est allée du lac Baïkal à la steppe mongole, elle a traversé l'Atlantique en bateau-stop, a vécu dans les îles Philippines et aux Caraïbes.
Pourquoi tous ces kilomètres ?
Sarah a grandi dans une famille divisée entre une mère autoritaire élevant seule ses deux enfants, et un père qui soutient la théorie que rien n'est illégal si personne ne t'attrape.
" On était de ces enfants qui grandissent avec une clef autour du cou, connaissent les numéros d'urgence par coeur et savent faire cuire des pâtes avant même d'être en mesure d'atteindre les casseroles. Nous étions à la fois les arbitres et les munitions. Ces années-là m'ont appris que la souffrance peut parfois rendre les gens méchants. " Ce livre est un roman d'apprentissage foudroyant, celui d'une petite fille qui transforme sa colère en Odyssée. Avec un indéniable humour et une maturité saisissante, la jeune globe-trotteuse évoque les tourments de l'enfance et de l'adolescence, son dégoût d'une société uniformisée et de sa violence, mais aussi l'esprit de liberté qui la guide pour aller jusqu'au bout de ses rêves.

06/2018

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Jours de dèche

Est dans la dèche qui a déchu, a déchu qui est en déchéance, qui est tombé, s’est retrouvé, tel un déchet, à ras de terre, à fleur de sol.
Pour le poissard, le dénué, s’amorce alors des jours de misère qui comptent triple et qu’il va falloir endurer en avançant sur les coudes, patiemment et sans trembler.
Ce sont pareils jours que nous chronique par le menu Didier Delome. Jusqu’à un certain moment, sa vie de galeriste parisien, de dispendieux dandy, « était une fête où tous les vins coulaient », une fiesta surpeuplée dont il fendait la foule, verre en main et perroquet à l’épaule. Puis tout s’est défait, a sombré dans un chaos dépressif, une nuit poisseuse, grouillante de cafards, que le suicide, raté, ne peut engloutir et s’achève par l’intervention des huissiers. Out. À la SPA les aras, à l’encan l’art et à la rue l’homme du monde. On assiste alors, narré jour après jour, à une infatigable reconquête de soi, à un méthodique et impitoyable exercice de reconfiguration : vie chiche, à la piécette près, survie au cordeau, chaque objet comptant, mesurer les déplacements et surtout faire face, faire avec autrui, renouer.
De Villiers-le-Bel à Reuilly-Diderot, du RER à la dérade permanente, d’un hébergement l’autre, rue après rue, au fil d’entretiens d’embauche sans vrais lendemains, le personnage surnage, espère, redoute. Rien ne vient. Seul sol ferme où, sans bâtir, faire germer : l’écriture, là, présente. Alors écrire envers et contre tout. En espérance. Demain est un autre jour.

08/2018

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De Darwin à Lévi-Strauss ; l'homme et la diversité en danger

Le célèbre naturaliste Charles Darwin, à l’aube de sa carrière,accomplit le périple qui lui permit de prendre la mesure de l’extraordinaire richesse du monde naturel. Pour lui, pas de vie sans évolution, et pas d’évolution sans diversité ! Un siècle plus tard, celui qui deviendra le très grand anthropologue Claude Lévi-Strauss, parti tout jeune à la découverte des peuples amazoniens, comprit que la diversité culturelle est tout aussi cruciale pour l’évolution de l’homme. Dans ce nouveau livre, Pascal Picq imagine que nos deux savants repartent à l’aventure, à la redécouverte du nouveau monde. Mais ce nouveau monde, Charles Darwin et Claude Lévi-Strauss seraient bien en peine de le reconnaître, tant la diversité naturelle et la diversité culturelle ont été atteintes. À mesure que des espèces disparaissent et que des cultures et des langues meurent, c’est notre avenir et celui de la Terre qui sont compromis. Darwin et Lévi-Strauss nous avaient avertis. Pourquoi ne les a-t-on pas compris ? Ne peut-on enfin les entendre ? Un appel passionné à une prise de conscience urgente et salutaire. Auteur de grands succès comme Au commencement était l’homme, Lucy et l’obscurantisme et L’homme est-il un grand singe politique ?, Pascal Picq est maître de conférences à la chaire de paléoanthropologie et préhistoire du Collège de France.

09/2013

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Les ombres de Julia t.1 ; la fille de la noyée

Julia a la capacité inhabituelle de se rendre invisible. elle ne disparaît pas exactement. elle se contente de reculer en un point de l'espace où la plupart des gens ne peuvent plus la percevoir. c'est une particularité dangereuse dans un monde qui a interdit toutes les formes de magie et noie les sorcières dans des cérémonies publiques. Mais c'est utile pour un voleur et un espion. Et Julia l'a compris : le crime paye.
Elle est d'ailleurs très bien payée pour infiltrer la grande maison de Mme och, espionner ses locataires étranges et s'informer sur les transactions suspectes qui s'y déroulent. Un jour, arrivent une femme et son fils, théo.
Julia comprend qu'elle est en fait payée pour enlever l'enfant à sa mère, une sorcière, et à Mme och, qui est une Xianren, un être issu des profondeurs du temps, au pouvoir très étendu. Un contrat que Julia, bien que réticente, remplit.

Rongée par la culpabilité, Julia propose alors à Mme och d'aller récupérer théo. au péril de leur vie, Julia, sa bande de voleurs et toute l'étrange mai- sonnée de Mme och se lancent sur la piste de l'enfant. au cours de cette opération de sauvetage, Julia s'aperçoit qu'elle est en mesure de lutter contre des créatures aussi puissantes que les Xianrens. Mais elle découvre aussi qu'elle peut reculer encore plus loin, toujours plus loin dans l'espace, pour atteindre des lieux inconnus qui ressemblent fort aux enfers. et, dans ces lieux, elle a l'impression d'être elle-même une créature infernale.
Désormais, elle a deux obsessions : la protection de théo et la réponse à la double question : qu'est-elle, au fond ? Quelle est la nature de son pouvoir ?
Traduction Jacqueline Odin

03/2018

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Ce que cachait Archie Ferber

Chaque psychiatre a, au cours de sa carrière, rencontré un patient pas comme les autres. Un patient qui l'obsède, qui hante ses pensées et ses cauchemars. Pour Felicity Sloane, experte médico-légale à Boston, il s'agit d'Archie Ferber.

Archie Ferber est un jeune Texan timide qui a fait fortune dans la restauration. En couple depuis longtemps, Archie Ferber et son compagnon Matthew désirent un enfant à tout prix. Ils essaient d'abord d'adopter aux Etats-Unis, sans succès. Ils se tournent alors vers l'Afrique du Sud, le pays d'origine de Matthew, où ils font appel à une mère porteuse qui met au monde la petite Hannah. Mais le bébé disparaît, la mère est sauvagement assassinée, et c'est Archie qui est montré du doigt. Y compris par Matthew. La seule personne capable de le sauver d'une extradition vers l'Afrique du Sud est son psychiatre, le docteur Felicity Sloane. Celle-ci est capable de mesurer les tendances meurtrières d'un suspect grâce à des techniques de pointe. Mais cela suffira-t-il à tirer Archie d'affaire ? Et est-il réellement la pauvre victime qu'il prétend être ?
Traduit de l’anglais (Afrique du Sud) par Perrine Chambon et Arnaud Baignot

10/2017

Articles

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