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Thérèse Psiuk

Extraits

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Poches Littérature internation

Thérèse

Le tramway s'ébranla. Casimir, immobile d'abord, agita la main en signe d'adieu. Thérèse ne répondit pas. Elle ne souriait plus. Grave, lointaine, elle suivait du regard la silhouette de cet homme qui s'éloignait lentement. La neige tombait doucement à gros flocons. Les rues paraissaient désertes. Celui qui, pendant vingt ans, avait été Casimir Tobisch, disparaissait à ses yeux, comme il disparaissait de sa vie ; le père de son enfant n 'était plus pour elle qu'un homme entre cent mille, qu'un inconnu dont elle ignorait le nom.

03/2002

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Littérature française

Therese raquin

Le Figaro du 23 janvier 1868 à propos de Thérèse Raquin : " C'est le résidu de toutes les horreurs. Le sujet est simple, le remords physique de deux amants qui tuent le mari mais qui, ce mari tué, n'osent plus s'étreindre, car voici le supplice délicat qui les attend : "Ils poussèrent un cri et se pressèrent davantage, afin de ne pas laisser entre leur chair de place pour le noyé. Et ils sentaient toujours des lambeaux de Camille, qui s'écrasait ignoblement entre eux." Enfin, un jour, ces deux forçats de la morgue tombent épuisés, empoisonnés, l'un sur l'autre, devant le fauteuil de la vieille mère paralytique, qui jouit intérieurement de ce châtiment par lequel son fils est vengé... Forçons les romanciers à prouver leur talent autrement que par des emprunts aux tribunaux et à la voirie. "

11/2012

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Lycée parascolaire

Thérèse Raquin

Le Figaro du 23 janvier 1868 à propos de Thérèse Raquin : " C'est le résidu de toutes les horreurs. Le sujet est simple, le remords physique de deux amants qui tuent le mari mais qui, ce mari tué, n'osent plus s'étreindre, car voici le supplice délicat qui les attend : "Ils poussèrent un cri et se pressèrent davantage, afin de ne pas laisser entre leur chair de place pour le noyé. Et ils sentaient toujours des lambeaux de Camille, qui s'écrasait ignoblement entre eux." Enfin, un jour, ces deux forçats de la morgue tombent épuisés, empoisonnés, l'un sur l'autre, devant le fauteuil de la vieille mère paralytique, qui jouit intérieurement de ce châtiment par lequel son fils est vengé... Forçons les romanciers à prouver leur talent autrement que par des emprunts aux tribunaux et à la voirie. "

02/2003

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12 ans et +

Thérèse Raquin

Thérèse n'a pas précisément "tiré le gros lot" en épousant son cousin Camille Raquin, garçon souffreteux et sans aucun charme. Très vite, elle va le tromper avec Laurent, bel homme vigoureux et ami du couple, mais les deux amants en viennent à ressentir l'existence du pauvre mari comme un obstacle intolérable à leurs plaisirs. L'idéal serait qu'il disparaisse. Alors que faire ? Le tuer ? A condition de ne pas se faire prendre, on pourrait ensuite s'aimer librement et ce serait la belle vie... Peu à peu, le projet se précise. Les deux complices, dépourvus du moindre sens moral, décident de passer à l'acte. Mais assumer un crime exige des nerfs solides, de la patience, de l'endurance. Faute de quoi, la suite des événements peut déboucher sur l'enfer. L'histoire atroce que nous conte Zola dans Thérèse Raquin, roman de jeunesse antérieur au cycle des Rougon-Macquart, aurait pu être la chronique d'un remords, mais elle est celle d'un cauchemar : le Mal a ouvert une plaie qui, bizarrement, ne se referme pas... Texte abrégé.

03/2020

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Romans historiques

Madame Thérèse

" - Je suis la fille d'un pauvre maître d'école et la première chose à faire en ce monde, quand on est pauvre, c'est d'apprendre à gagner sa vie. Mon père le savait, tous ses enfants connaissaient un état. Il n'y a qu'un an que nous sommes partis, mais non seulement notre famille, mais tous les jeunes gens de la ville et des villages alentours, avec des fusils, des haches, des fourches et des faux, tout ce qu'on avait, pour aller à la rencontre des Prussiens. Ah ? ! monsieur Jacob, si l'on m'avait dit dans ce temps là qu'un jour je marcherais avec des soldats, que je conduirais mon cheval par la bride au milieu de la nuit, que je ferais passer ma charette sur des tas de morts, et que souvent, durant des heures entières, au milieu des ténèbres, je ne verrais mon chemin qu'à la lueur des coups de feu, je n'aurais pu le croire. Mais que ne fait-on pas quand de grands devoirs nous tirent de l'obscurité? ! Alors le coeur sélève, on n'est plus le même, on marche, la peur s'oublie, et longtemps après, on est étonné d'être si changé, d'avoir fait tant de choses que l'on aurait crues tout à fait impossible ? ! ? " Lues et acclamées de leur vivant, "? populaires ? " au sens littéral du terme, on peut regretter que les oeuvres d'Erckmann-Chatrian aient disparu du paysage littéraire car leur langue est un modèle de limpidité, un mystère de transparence évocatrice.

11/2021

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Théâtre

Thérèse Desqueyroux

Le dimanche 14 décembre 1958, Diego Fabbri se rend chez François Mauriac à Paris, accompagné de Federico Fellini. "Vers la fin de la matinée passée à rédiger ce bloc-notes - écrit Mauriac - vint Diego Fabbri qui travaille à une adaptation théâtrale de Thérèse Desqueyroux". L'adaptation de Fabbri imite ouvertement Mauriac, mais, tout en suivant son modèle, le dramaturge italien bouleverse le schéma du roman : le romancier bordelais présentait le procès comme acquis et faisait débuter l'action par le prononcé du "non-lieu". Fabbri consacre tout le premier acte au procès même, et invente des effets de suspens. Le second acte présente le procès de Thérèse devant sa famille et le troisième celui de l'héroïne devant sa conscience. Il faut souligner l'habileté de cette construction dramatique, mais l'objectivation de Thérèse par la technique de la scène lui enlève de son intimité et de son mystère. Le réalisme l'emporte sur la poésie.

03/2017

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