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Téméraire

Extraits

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Littérature étrangère

Confession téméraire

Anita Pittoni (1901-1982) est une femme de lettres italiennes sortant absolument de l'ordinaire. Styliste, écrivaine, éditrice, elle a un sens du travail et de la beauté qui explose dans chacune de ses activités. Dans le domaine de la mode, dans l'Italie des années 1950, elle dessine et compose une ligne de vêtements et surtout s'engage pour la défense de l'artisanat et contre la production de masse. Amie des intellectuels triestins parmi lesquels Roberto Baslen (l'un des fondateurs de la célèbre maison d'édition Adelphi) et le poète Umberto Saba, elle tenait salon et a monté une maison d'édition, Lo Zimbaldone, au catalogue remarquable (Italo Svevo, Umberto Saba, Giani Stuparich, Benedetto Croce...) De cette effervescence intellectuelle, elle tire ses écrits. Délicats et puissants, ils sont souvent courts, sous forme de nouvelles, journaux, bribes, et époustouflants. Confession téméraire est une suite de petites proses inspirées de la vie intime d'Anita Pittoni. "Les douze récits qui composent ce volume forment un tout, écrit Pittoni, relié par une constante vision introspective qui a son origine dans le rapport entre la vie intérieure et les événements, en tant qu'affrontement (ou drame) pacifié ; exprimé dans l'imagination par des images et des symboles. [... ] je dirais, si on me le permet, qu'il s'agit d'une formation géologique d'origine volcanique". Ses réflexions sont nourries par cette vision introspective et elle se place d'emblée sous la protection de Nietzsche : "C'est la même terre, te dis-je, la même terre ! Ce sont mes herbes fragiles, mes humbles fleurs des champs, mes amers chênes rouvres, et les arbres immenses de Nietzsche, forts, bien enracinés, capricieux, qui donnent un sens aux horizons". On découvre ainsi tout au long de ces proses une femme d'un grand courage, celui d'être aimante et intellectuelle et d'affronter sa créativité. Un exemple d'une puissance très rare. "Je suis folle, une femme dénuée de sentiment, je ne sais pas nourrir des sentiments vrais, et j'ai d'autres défauts. Il suffit que je veuille bien me voir telle que je suis, que j'aie le courage de me dire clairement le jugement porté sur moi et sur mes mouvements pour me sentir bouleversée. Franchement, je ne sais pas comment j'ai eu la force de me supporter".

05/2019

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Littérature française

La téméraire

"Pour le rendez-vous elle avait colorié sa bouche de coquelicot en tube, poudré ses pommettes, la totale. Elle apprendra que son rouge avait bavé sur ses incisives, ravageant son sourire un brin carnassier. Bartolomeo avait trouvé Sali jolie quoiqu'un peu ridicule, elle avait quelque chose d'une tasse de porcelaine mal rangée, au bord de la chute, en détresse". Sali, Bartolomeo. Un amour qui dure depuis trente ans. Mais un grain de sable enraye tout : sur les sentiers des Pyrénées, Bartolomeo est victime d'un AVC. Comment l'accompagner ? Comment croire à l'avenir ? Contre l'accident fatal, il reste un seul ressort : la volonté d'une femme, qui décide de réenchanter les derniers instants de son mari. La téméraire est un texte bouleversant qui embrasse la maladie dans une danse grave et généreuse.

01/2017

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Littérature française (poches)

Le téméraire

A la faveur de la guerre, Hermann Hessling, portier d'hôtel au Flambaum de New York, croit pouvoir déserter son nom, son pays, son armée, sa langue et ses amours et tout à coup devenir un autre, cet Adrien Faulenmuss tué en Alsace, dont il prend les papiers. Le troc n'est pas possible. Il aura beau retrouver une place de portier, une servante d'hôtel pareille à celle qu'il désirait, la langue de son enfance et de ses ancêtres, et la vie civile comme autrefois, avec documents en règle et projets d'avenir, son audace est fatale. Téméraire celui qui veut aller contre ce qui est écrit. C'est vouloir sauter son ombre.

01/1984

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Histoire de France

Charles le Téméraire

Charles de Bourgogne a été vaincu et tué, et son grand dessein s'est effondré avec lui. Mais la tâche qu'il s'était assignée était démesurée et il fut bien, en s'y attaquant, téméraire. L'idée de construire entre France et Empire un État d'un nouveau type, souverain et indépendant, ayant pour assise territoriale un nouveau royaume constitué de toutes pièces, était d'une telle nouveauté qu'elle ne pouvait que heurter les traditions et les conservatismes. Le roi de France ne pouvait l'accepter, occupé qu'il était à établir son autorité sur les princes et à les mettre au pas, attendant d'eux, au-delà de la loyauté vassalique, une obéissance de sujets. À ses yeux, le duc de Bourgogne était le vassal félon qui s'était soustrait à l'hommage et aux obligations en découlant. En même temps, chaque fois que Charles s'est consacré à l'Empire en tournant le dos à la France, il a pris un risque. Il a cru pouvoir s'y implanter profondément, a pu songer y acquérir la couronne de roi des Romains le destinant à la dignité impériale, mais il s'est mépris sur la situation. Les obstacles à son grand dessein étaient immenses. Son comportement ne fut pas de nature à les amoindrir. Il a cru à la guerre comme moyen politique et, surtout, il a cru à la bataille comme moyen de décision. Ce prince cultivé, musicien, amateur des auteurs antiques et homme de goût en matière d'art se montra impitoyable et brutal jusqu'à la férocité. Appliquant sa propre conception, qu'il valait mieux être redouté que dédaigné, il s'est ingénié à répandre la terreur. Mais, à trop vouloir être redouté, on se rend détestable.

04/2004

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Littérature française

Charles le téméraire

Vendue à plus de 100 000 exemplaires, cette série culte d'Yves Beauchemin est maintenant offerte dans une nouvelle édition en un seul volume.

04/2015

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Histoire de France

Charles le Téméraire

La vie de Charles le Téméraire fut un long poème d'orgueil, de passion et d'emportements. Ce prince cultivé, fastueux, fort à la guerre, fut le dernier duc de Bourgogne, à la charnière du Moyen Age et de la Renaissance. Fils de Philippe le Bon, il eut un destin hors du commun, jusqu'à sa mort même : on le retrouva un matin de 1477, sur la terre gelée devant Nancy, dévêtu et le visage dévoré par les loups... Qui donc fut ce " Téméraire " aux modèles glorieux et aux vastes desseins ? Lui qui admirait Hannibal et Alexandre le Grand fut-il seulement un homme de pouvoir, l'ennemi juré de Louis XI ? Il fut surtout homme de passion. Européen avant l'heure, audacieux, cruel souvent, il guerroya en Picardie, détruisit Dinant et Liège, envahit la Lorraine, la Rhénanie et la Suisse : il rêva un royaume immense, de la Flandre à la Bourgogne, de la mer du Nord aux Alpes. Marié trois fois, il aima une seule femme, Isabelle, qu'il épousa à vingt ans et dont la mort le laissa inconsolable... Comment peut-on mourir lorsqu'on est si puissant ? Homme du rêve inachevé, le " Téméraire " considérait ce monde comme transitoire et disait aux siens : " La vie n'est rien d'autre qu'une poignée de vent "...

07/1998

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