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Souleymane Bachir Diagne

Extraits

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Philosophie

Bergson postcolonial

Le grand retour de Bergson, à l'orée du XXIe siècle, s'est accompagné d'un regain d'intérêt pour son influence exercée en dehors de France, jusqu'en Inde et en Afrique, comme en témoignent deux figures majeures de la lutte anticoloniale, le musulman Mohamed Iqbal et le catholique Léopold Sédar Senghor. A la fois poètes, penseurs et hommes d'Etat, tous deux ont joué un rôle intellectuel et politique essentiel dans l'indépendance de leur pays, et trouvé dans le bergsonisme de quoi nourrir leur philosophie : celle d'une reconstruction de la pensée religieuse de l'islam pour le premier, d'une désaliénation du devenir africain pour le second. A la croisée des études bergsoniennes et de la pensée postcoloniale, le philosophe Souleymane Bachir Diagne offre un éclairage inédit sur la réception et le devenir des notions d'élan vital, de nouveauté, de durée ou encore d'intuition dans la pensée de Senghor et de Iqbal.

01/2020

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Philosophie

Leopold Sedar Senghor. L'art africain comme philosophie

Léopold Sédar Senghor a toujours cherché à exprimer quelle philosophie se lit dans les arts plastiques, les chants et les danses africains. C'est cette attitude de déchiffrage qui est la vérité de sa philosophie. Afin de relire Senghor aujourd'hui, il ne faut pas se donner la Négritude trop vite, affronter tout de suite les formules trop bien connues à quoi on résume sa pensée. Il faut savoir d'abord retrouver l'attitude première, la posture herméneutique que Senghor a adoptée dès ses premiers écrits pour répondre à la question qui fut aussi celle de Picasso : que veulent dire les masques africains ? Que disent ces objets que l'on a appelés des fétiches lorsque les dieux en sont partis ? Dès lors Senghor, avec beaucoup de bonheur, a mis à jour une ontologie dans laquelle l'être est rythme et qui se trouve au fondement des religions africaines anciennes. De cette ontologie, il a montré que les arts africains constituaient le langage privilégié.

06/2019

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Religion

Religion et ritualité

Religion et ritualité réunit des contributions présentées lors du quatrième congrès de la Société francophone de philosophie de la religion organisé à l'université Columbia (New York), en septembre 2019. En ce temps où, comme dit Charles Taylor, la religion est de plus en plus une option parmi celles qui s'offrent au libre choix de l'individu, il se manifeste chez beaucoup une attirance pour une spiritualité dégagée de tout rituel, ne se soutenant que d'elle-même. Croisant ici diverses approches de la ritualité, pensée comme rythme, gestualité, esthétique, performativité, ou encore exode, ces différents essais proposent des réponses à cette notion moderne d'un religieux sans religion".

12/2021

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Religion

Le fagot de ma mémoire

Un des intellectuels les plus respectés de notre temps se raconte. Dans cet ouvrage, Souleymane Bachir Diagne retrace son parcours de jeune Sénégalais élevé dans la tradition d'un islam soufi et lettré, devenu philosophe par admiration pour Sartre et aujourd'hui professeur dans la prestigieuse université de Columbia à New York, après avoir enseigné à Dakar et à Chicago. Chacun des neuf chapitres rend hommage à un lieu cher à l'auteur, des lieux où cet homme de trois continents a vécu et continue de se rendre régulièrement : Saint-Louis-du-Sénégal, la ville qui l'a vu naître, Ziguinchor où il a commencé ses études chez les soeurs catholiques et à l'école coranique, New York où il habite aujourd'hui, en passant bien sûr par Dakar et Paris. Nous faisant voyager avec lui, Souleymane Bachir Diagne nous confie ce que chaque ville représente à ses yeux : ainsi, Saint-Louis est accueil et hospitalité ; Ziguinchor, pluralisme ; les quartiers de la Sicap, à Dakar, métissage et cosmopolitisme ; New York, la ville où chacun peut se sentir chez soi ; Paris, le second amour de tous... Bien plus, Souleymane Bachir Diagne présente les livres, les maîtres et les amis qui ont été décisifs dans la manière dont il a construit sa trajectoire intellectuelle, lui, enfant de Saint-Louis aujourd'hui membre de l'Académie royale de Belgique et de l'Académie américaine des arts et des sciences, spécialiste dans des domaines aussi différents que la philosophie dans le monde islamique, l'histoire de la logique algébrique ou encore les philosophies africaines. Il revient sur ses rencontres avec Louis Althusser et Jacques Derrida qui furent ses maîtres à la rue d'Ulm, le philosophe Jean-Toussaint Desanti dont les chats l'adoptèrent, Léopold Sédar Senghor, Paulin Hountondji, Ngugi Wa Thiong'o et d'autres qui ont eu pour sa réflexion une grande importance. Cet homme qui vit entre différentes langues et cultures décrit ce qu'il appelle dans ses ouvrages un " universel de traduction ", et ce que signifie pour lui un islam des Lumières, ouvrant par là une stimulante réflexion sur notre monde fait de tant de passerelles.

04/2021

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Philosophie

L'encre des savants. Réflexions sur la philosophie en Afrique

Partant de ce fait que la philosophie africaine connaît aujourd'hui un important développement et fait l'objet de nombreuses publications, l'auteur examine le champ de questions et l'espace de débat que constitue l'activité philosophique en Afrique pour présenter ici à la fois un "précis" de cette activité et un exposé de ses propres réflexions sur les thèmes les plus importants autour desquels elle s'organise . L'on peut considérer en effet, constate-t-il, que pour l'essentiel quatre grandes questions constituent les enjeux majeurs de la réflexion philosophique africaine : premièrement celle de l'ontologie en relation avec les religions et l'esthétique, deuxièmement celle du temps - plus particulièrement de l'avenir et de la prospective -, troisièmement celle de l'oralité et des implications de sa transcription/traduction, quatrièmement enfin celle, politique, des socialismes. Ces grandes questions posent aussi celle, fondamentale, et qui les traverse, des langues et de la traduction.

12/2013

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Critique littéraire

De langue à langue. L'hospitalité de la traduction

Fort de sa triple culture - africaine, française et américaine -, Souleymane Bachir Diagne s'interroge sur la traduction dans ce texte engagé et humaniste, porteur d'une éthique. Si la traduction manifeste le plus souvent une relation de profonde inégalité entre langues dominantes et langues dominées, elle peut aussi être source de dialogue, d'échanges, de métissage, y compris dans des situations d'asymétrie, propres notamment à l'espace colonial, où l'interprète, de simple auxiliaire, devient un véritable médiateur culturel. Faire l'éloge de la traduction, " la langue des langues ", c'est célébrer le pluriel de celles-ci et leur égalité ; car traduire, c'est donner dans une langue hospitalité à ce qui a été pensé dans une autre, c'est créer de la réciprocité, de la rencontre, c'est faire humanité ensemble, c'est en quelque sorte imaginer une Babel heureuse. La question de la traduction, de l'universel et du pluriel, est au coeur de l'oeuvre de Souleymane Bachir Diagne, l'une des voix africaines contemporaines les plus respectées. Il a notamment publié, chez Albin Michel, En quête d'Afrique(s) : universalisme et pensée décoloniale, coécrit avec Jean-Loup Amselle (2018).

03/2022

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