Recherche

Scholastique Mukasonga

Extraits

ActuaLitté

Littérature française

Ce que murmurent les collines. Nouvelles rwandaises

""La Maritza, c'est ma rivière" a chanté Sylvie Vartan. Moi qui n'oserai pas chanter, je me contenterai de murmurer : "La Rukarara, c'est ma rivière" Oui, je suis bien née au bord de la Rukarara, mais je n'en ai aucun souvenir, les souvenirs que j'en ai sont ceux de ma mère et de son inconsolable nostalgie." Ainsi commence cette suite de nouvelles rwandaises, belles et poignantes, où coulent les tourments et les espoirs de tout un peuple. Se souvenir de tout, et de la mère avant tout, qui, dans sa nostalgie d'exilée, pare la rivière Rukarara de toutes les merveilles de la légende. Et se souvenir des histoires que murmurent les collines : pourquoi Viviane, même nue, porte-t-elle autour de la taille une cordelette où s'accroche un minuscule morceau de bois ? Et puis, entre la Bible et les aventures de Titicarabi, y a-t-il d'autres livres ? La narratrice ne le croit pas... Et le règne d'un roi peut-il nous être conté par une vache ? Et si l'on chasse de la colline celle sur qui s'accumulent les malheurs, chassera-t-on grâce à ce bouc émissaire le Malheur inhérent à la condition humaine ? Mais Cyprien le Pygmée, rejeté de presque tous, aura, lui, un fier destin. Ces histoires s'enchâssent avec maestria comme les tesselles d'une mosaïque. Les mots de Scholastique Mukasonga coulent, cristallins, de mémoire en mémoire, jusqu'à nous montrer, même quand passe le malheur, toute la beauté de la vie.

03/2014

ActuaLitté

Littérature française (poches)

La femme aux pieds nus

Cette femme aux pieds nus qui donne le titre à mon livre, c'est ma mère, Stefania. Lorsque nous étions enfants, au Rwanda, mes soeurs et moi, maman nous répétait souvent : 3Quand je mourrai, surtout recouvrez mon corps avec mon pagne, personne ne doit voir le corps d'une Mère." Ce livre est le linceul dont je n'ai pu parer ma mère. c'est aussi le devoir de piété filiale de faire revivre, grâce à l'écriture, les travaux et les jours, les traditions ancestrales d'une communauté obstinée à survivre mais qui se sait vouée à une extermination programmée. C'est, au seuil du génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, son histoire, c'est notre histoire.

03/2012

ActuaLitté

Littérature française

Un si beau diplôme !

Comment sauver son enfant d'une mort certaine ? Faut-il, comme le croit le père de l'auteur, faire confiance à l'école afin qu'elle obtienne un "beau diplôme" ? Ainsi elle ne serait plus ni hutu ni tutsi : elle atteindrait le statut inviolable des "évolués" . C'est justement pour obtenir ce certificat que l'auteur sera obligée de prendre le chemin de l'exil. Elle passera de pays en pays, au Burundi, à Djibouti puis en France. Tantôt les chances que lui promettait ce précieux papier apparaissent comme une certitude, tantôt elles se volatilisent tel un mirage. Comme le lui avait dit son père, ce "beau diplôme" sera le talisman, toujours source d'énergie, qui lui permettra de surmonter désespérance, désillusions et déconvenues. L'auteur revient ici à la veine autobiographique, avec ce style fluide, plein d'humour et de fantaisie qui rend passionnant le récit de ses souvenirs, si douloureux soient-ils parfois.

03/2018

ActuaLitté

Littérature française

Kibogo est monté au ciel

De Kibogo, le fils du roi, ou du Yézu des missionnaires, lequel des deux est monté au ciel ? Qui a fait revenir la pluie, sauvant ainsi son peuple de la sécheresse et de la famine ? Est-ce Maria de la chapelle ou la prêtresse de Kibogo qui a dansé sur la crête de la montagne au-dessus du gouffre ? Au Rwanda, colonisation et évangélisation avaient partie liée. En 1931, la destitution du roi Musinga qui refusait le baptême entraîna la conversion massive de la population. Souvent, ces baptêmes à la chaîne, pour beaucoup opportunistes, aboutirent à un syncrétisme qui constituait une forme de résistance. Est-ce qu'il fallait croire aux contes que prêchent les pères blancs à longue barbe ou à ceux que raconte votre mère, chaque soir, à la veillée, jusqu'à ce que le foyer ne soit plus que braises rougeoyantes ? Dans ces histoires miraculeuses, la satire se mêle d'humour et de merveilleux : un immense plaisir de lecture.

ActuaLitté

Littérature française (poches)

Inyenzi ou les cafards

"À Nyamata, nous avions depuis longtemps accepté que notre délivrance soit la mort. Nous avions vécu dans son attente, toujours aux aguets de son approche, inventant et réinventant malgré tout des moyens d'y échapper. Jusqu'à la prochaine fois où elle serait plus proche encore, où elle emporterait des voisins, des camarades de classe, des frères, un fils. Et les mères tremblaient d'angoisse en mettant au monde un garçon qui deviendrait un Inyenzi qu'il serait loisible d'humilier, de traquer, d'assassiner en toute impunité". En retraçant son histoire, Scholastique Mukasonga dresse un tombeau de papier aux victimes tutsi de la haine raciale. Le témoignage essentiel d'une rescapée sur quarante ans de persécutions au Rwanda.

02/2014

ActuaLitté

Littérature française (poches)

Coeur tambour

"Personne ne savait plus trop qui était cette présumée princesse africaine appelée Nyabinghi. Son nom était venu s'échouer sur les plages de la Jamaïque en d'étranges circonstances... Le 12 décembre 1935, peu de temps avant l'invasion de l'Ethiopie par l'Italie fasciste, paraissait dans le journal Jamaïca Times un article intitulé "Une société secrète pour détruire les Blancs" : vingt millions de nègres, au nom d'une mystérieuse reine appelée Nya-Binghi, allaient déferler sur l'Europe et l'Amérique, Nya-Binghi signifiant "mort aux Blancs". Les rastas, qui adoptèrent le nom de nyabinghi, n'avaient rien de sanguinaire et, dans la torpeur bienheureuse de l'herbe sacrée, ne songeaient nullement à massacrer quiconque. Les tambours suffisaient à leur rébellion". Du Rwanda à la Caraïbe, à l'Amérique : mystères, initiations, naissance de la musique rasta, et, dans les bouleversements du monde, quand bat le tambour et le coeur de l'Afrique, un crime fondateur... Qui a tué l'inoubliable diva Kitami, surnommée aux quatre points de l'horizon "l'Amazone noire" ?...

02/2018

Tous les articles

ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté