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Quand le transhumanisme interroge

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Ouvrages généraux

Quand le transhumanisme interroge

Courant de pensée fréquemment assimilé à l'idéologie ultralibérale des startuppers et des magnats de la Silicon Valley, le transhumanisme fait depuis quelques années l'objet d'une franche controverse des deux côtés de l'Atlantique. Mais comme souvent, l'inflation d'une polémique sur la scène publique politise les débats et renforce les oppositions, au détriment du souci de la nuance, de la diversité des lectures et des angles d'analyse possibles d'un phénomène complexe. Car le transhumanisme est bien un phénomène complexe, irréductible à l'épouvantail de paille que ses innombrables pompiers pyromanes en proposent, ou à l'image, bien souvent idéalisée, que ses promoteurs en dépeignent. Qu'il s'agisse - ou pas - de "l'idée la plus dangereuse du monde "(Francis Fukuyama), le présent ouvrage introduit de façon critique, pluridisciplinaire et multi-perspectives à la pluralité des voix, des acteurs, des questions, des idées et des visions qui font aujourd'hui scintiller ce courant de pensée. A n'en pas douter, le plus grand mérite du transhumanisme est de mettre ses critiques au défi de lui trouver des alternatives et de reprendre à nouveaux frais les questions les plus fondamentales qui nous hantent depuis l'aube de l'humanité : la vie, l'amour, la mort, la destinée humaine. L'ouvrage intéressera un public cultivé et lecteur. De portée philosophique, il est cependant accessible et conçu pour des non spécialistes. Il constituera notamment une ressource incontournable pour tout enseignement sur la thématique abordée. Cet ouvrage est le fruit du travail conduit, en collaboration avec l'Université de Namur, par la chaire Ethique, technologie et transhumanismes de l'Université catholique de Lille. A travers un séminaire annuel, l'organisation de nombreuses journées d'études et de deux colloques internationaux sur le sujet, la chaire s'est imposée comme la principale source d'expertise reconnue non seulement dans l'espace francophone mais aussi à l'échelle internationale.

07/2021

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Sociologie

Jusqu'à quand?

Dans "Jusqu'à quand ? ", Nathalie Cougny nous entraîne dans un voyage à la croisée du récit personnel, de l'essai engagé et du documentaire citoyen. Dès l'avant-propos, elle annonce la couleur : ce livre est à la fois un cri d'amour et de révolte, né d'un besoin vital de comprendre ce qui, dans notre humanité, a déraillé. L'auteure constate que l'homme, au sens du pouvoir masculin dominant, est devenu le principal acteur des crises qui frappent la planète : dérèglement climatique, guerres, inégalités, violences sexuelles et sociales, perte de sens et effondrement des valeurs. A travers un mélange d'analyses et de réflexions philosophiques, elle montre comment les mécanismes de domination - patriarcat, cupidité, déni écologique, culte de la performance - se répercutent sur la Terre, les femmes, les enfants, les hommes et les plus vulnérables. Nathalie Cougny tisse des liens entre les désastres environnementaux, la destruction du lien social et les traumatismes intimes, y compris l'inceste, qu'elle aborde avec courage. Son écriture met en lumière la continuité entre la violence des systèmes et celle vécue dans les foyers : "tout est lié" . Elle souligne combien notre société néglige l'enfance, pourtant fondement de toute humanité. Pour elle, un enfant respecté devient un adulte respectueux ; un enfant entendu, un adulte capable d'écoute. La réflexion s'étend ensuite au vieillissement, à la précarité des jeunes, aux inégalités à l'école, aux mères désenfantées, aux guerres menées par les hommes de pouvoir, et à la dérive technologique incarnée par le transhumanisme. A chaque étape, Nathalie Cougny questionne le sens de nos choix collectifs et interroge : jusqu'à quand allons-nous tolérer l'injustice, la destruction et l'indifférence ? Loin d'un constat désespéré, le texte se veut lucide mais porteur d'espérance. L'auteure invite à une réconciliation avec soi-même, avec les autres et avec la planète. Elle appelle à une révolution de la conscience, où les femmes et les enfants retrouveraient leur place légitime, et où l'éducation, la bienveillance et l'amour redeviendraient des leviers de transformation. Dans Jusqu'à quand ? , Nathalie Cougny érige l'enfance en enjeu politique et universel, la base sur laquelle repose l'avenir même de l'humanité. L'auteure dénonce une société qui oublie trop souvent que tout commence là : dans le regard qu'on porte à un enfant, dans la manière dont on l'écoute, dont on le respecte. L'enfance n'est pas un passage, c'est une fondation, et la négliger, c'est condamner le monde à reproduire ses violences, ses inégalités et ses blessures. Défendre l'enfance, c'est refuser les logiques de domination et de pouvoir qui brisent les êtres dès leurs premières années. C'est revendiquer le droit de chaque enfant à grandir dans la dignité, la bienveillance et l'amour. Et c'est aussi, pour chacun de nous, un acte de résistance intérieure. En plaçant l'enfant au centre, l'auteure nous invite aussi à renouer avec notre propre enfant intérieur, cette part vivante et sensible qui sait encore s'émerveiller, ressentir et espérer. "Jusqu'à quand ? " est donc à la fois un document d'époque et un manifeste humaniste, un texte qui interroge nos responsabilités et nos héritages pour inviter à un sursaut : retrouver la simplicité, la vérité et le courage d'aimer. A PROPOS DE L'AUTRICE Nathalie Cougny, auteure et artiste peintre, est également la directrice générale et fondatrice de l'association "Les maltraitances, moi j'en parle ! " . Son engagement a été reconnu par sa nomination au grade de Chevalier de l'Ordre national du Mérite en mai 2025.

11/2025

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Histoire des religions

La métamorphose des feuilles

L'âme survit-elle à la mort ? arbres auraient-ils une conscience ? Quel est le secret de la Vie ? Quand on croit aux légendes, tout devient possible. Un scientifique meurt dans un accident d'avion et suite à l'annonce de sa mort, sa veuve fait un rêve dans lequel son mari lui dit clairement que l'accident est un leurre et qu'il a été assassiné. Cette expérience va la faire peu à peu basculer dans un monde où son rêve et les évidences du réel vont entrer en conflit. Son passé qu'elle avait bien cadenassé va aussi resurgir, ce qui va l'interroger sur l'existence de l'âme après la mort. Etait-ce l'âme de son mari qui est venue lui parler dans son rêve ? Etant vulnérable et incomprise par son entourage, elle va se tourner vers le seul arbre qui est planté dans son jardin, un érable japonais avec lequel son mari entretenait une relation particulière. Malgré un esprit cartésien, son mari était passionné par les légendes japonaises et c'est à travers cet érable offert par son ami japonais de longue date, qu'il les célébrait. Un des acteurs majeurs de ce roman est un érable japonais. En automne, ses feuilles sont rouges et au printemps elles deviennent jaunes. Alors que l'enquête est bouclée et que la veuve accepte la thèse de l'accident d'avion pour expliquer la mort de son mari, son érable tombe malade. Ses feuilles sont remplies de taches noires. Une autre enquête commence alors et sans la maladie de l'arbre, jamais elle n'aurait pu découvrir le secret de son mari. La veuve engage un détective, un ancien de la Criminelle de Marseille, afin de démêler le vrai du faux. Tous les travaux de son mari ayant disparu, le détective va enquêter sur les causes de l'accident et la personnalité de son mari. Il va peu à peu découvrir qu'il avait une autre activité qu'il avait tenue secrète, liée au transhumanisme. Au fil de l'enquête plusieurs voeux que son mari avait accrochés à l'arbre vont tomber, livrant ainsi des indices sur les questions existentielles qu'il se posait. Après une investigation pleine de rebondissements, le détective finira par la convaincre que ce n'était qu'un accident d'avion. Des zones d'ombre vont pourtant persister et allant de découverte en découverte, elle arrivera au dénouement final qui sera surprenant. Elle s'approchera du sens de la Vie.

06/2025

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Revues

Droites radicales

Le vingt-quatrième numéro de la Revue du Crieur plonge dans les idéologies des extrêmes droites contemporaines en proposant quatre grands portraits de penseurs et relais de ces courants divers mais tous mortifères : Murray Rothbard, le théoricien de l'anarcho-capitalisme et référence du président argentin Javier Milei, qui défend une vision radicale d'une société capitaliste sans Etat ; Mencius Molbug, le gourou de la néoréaction version 2. 0, qui appelle de ses voeux un avenir dans lequel se mêleraient transhumanisme débridé et gouvernements autoritaires sous forme d'Etat-entreprises, tout cela grâce à la colonisation de la haute mer et du cosmos ; Yoram Hazony, l'éminence grise, ou comment un néomaurrassien israélo-étatsunien chante dans le monde entier les louanges de son " conservatisme national " ; Mathieu Bock-Côté, le passeur qui exporte les paniques morales à travers l'Atlantique depuis son Québec natal et martèle un discours hostile au multiculturalisme à longueur de plateaux télé. Cinquante nuances de brun qui se rejoignent autour d'un désir de transgression. Les lecteurs et lectrices retrouveront ensuite les enquêtes culturelles du Crieur. L'une est consacrée à la vague féministe qui secoue actuellement le milieu éditorial, où l'on plonge dans les rouages de la création de maisons d'édition ou de collections et l'ouverture de librairies. On se penche ensuite sur les images : comment filmer les luttes féministes ? Pourquoi avons-nous gardé peu de traces de l'ébullition des années 1970 ? Comment faire pour que les luttes présentes ne soient pas oubliées ? Un autre article se propose de décrypter les innombrables polémiques qui s'agitent autour du sensitivity reading, c'est-à-dire le travail qui consiste à faire relire des ouvrages avant leur publication afin de veiller à ne pas véhiculer de stéréotypes (sexistes, racistes, validistes...). Nombre de commentateurs crient à la censure, à la réécriture de l'histoire et au " politiquement correct ". Mais ces polémiques passent à côté de l'essentiel : la composition très homogène du monde éditorial hexagonal, qui ne saurait voir les oppressions qu'il contribue à reproduire. On s'interroge ailleurs sur la disparition du " sexe " dans les théories et luttes féministes : avec le concept de genre, peut-être n'avons-nous plus besoin du sexe ? Cet article entend au contraire remettre le sexe sur la table du genre, et ne pas l'abandonner aux réactionnaires qui s'attellent à le renaturaliser pour mieux disqualifier celles et ceux qui entendent vivre selon le genre qui leur convient. Un autre papier se penche sur les passages de frontières raciales, c'est-à-dire sur l'expérience qui consiste à passer d'une catégorisation raciale à une autre, volontairement ou non. Mais est-il véritablement possible de " changer de race " ? Et que cela implique-t-il quant à notre compréhension de ce qu'est la race ? Le numéro propose enfin un grand portfolio sur les prisons, traversé par une interrogation centrale : comment photographier à l'intérieur d'un système de surveillance ? Comment cadrer sans enfermer ?

04/2024

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