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Pierre-André Taguieff

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Sortir de l'antisémitisme ?

"Peut-on sortir de l'antisémitisme ? Et comment ? " Cette question conduit Pierre-André Taguieff à s'interroger sur le philosémitisme, qui désigne originellement, dans les rapports entre chrétiens et Juifs, le passage du mépris hostile au respect et à l'estime. Dans ce nouveau livre, il procède à l'examen approfondi des stratégies et des positions marquées par la haine ou la défense (ou l'amour), parfois ambiguë, des Juifs, auxquels on reproche soit leur universalisme, soit leur communautarisme. Ce livre examine les argumentations pro- et anti-juives développées par un ensemble d'auteurs et de figures publiques, du grand historien Michelet au journaliste Yann Moix. Il y est question des postures ambiguës des penseurs des Lumières, mais surtout de l'antisémitisme du XIXe siècle et du XXe sous toutes ses formes, ainsi que de l'antisionisme radical du XXIe. On croise des personnages aussi différents que Mirabeau, l'abbé Grégoire, Wagner, Nietzsche, Drumont, Zola, Renan, Bernard Lazare, Clemenceau, Barrès, Bloy, Bernanos, Blanchot, Gide, Maritain, plusieurs papes, Céline, Rebatet, Xavier Vallat, Alain, Sartre, Simone Weil, Arendt, etc., dont Taguieff analyse avec brio les positions souvent variables, ambivalentes ou contradictoires, non sans traquer aussi les faux-semblants. Cet ouvrage fait oeuvre de salubrité publique. Il est précieux pour déchiffrer les nouvelles phraséologies des discours identitaires qui se plaisent à fantasmer l'ennemi, alimentant l'esprit du soupçon et aiguisant les tensions entre les groupes humains.

02/2022

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Actualité politique internatio

Le nouvel opium des progressistes

S'il est vrai que les passions antijuives se sont mondialisées, c'est avant tout parce qu'elles se sont islamisées. C'est sur la base de cette matrice théologico-politique islamique que s'opère aujourd'hui la démonisation des Juifs. L'islamisation de la "cause palestinienne" fournit à l'antisionisme radical, dont l'objectif est la destruction de l'Etat d'Israël, sa légitimation. En témoigne l'appel au jihad dans la Charte du Hamas : "Il n'y aura de solution à la cause palestinienne que par le jihad." Pour l'extrême gauche occidentale, la "cause palestinienne" joue le rôle d'une nouvelle "cause du peuple" tandis que les "sionistes" sont diabolisés comme les nouveaux "nazis". Mais la vision islamiste apocalyptique du "combat final" contre les Juifs, censés incarner l'ennemi absolu, voire le Mal, confère une dimension sacrale à la lutte contre Israël et le "sionisme mondial". La lutte contre les Juifs redevient la voie de la rédemption. C'est pourquoi les convergences entre les gauches radicales et l'islamisme mondialisé sont si inquiétantes.

12/2023

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Histoire des idées politiques

Le grand remplacement au fil des siècles ou la politique du mythe

Quelles sont les origines intellectuelles de ce mythe politique qui fait le bonheur des nouvelles droites nationalistes ? Depuis son irruption dans le langage politique français au début des années 2010, "le Grand Remplacement", présenté comme l'objet d'un constat ou comme une théorie, traduit avant tout une grande peur idéologisée qui est apparue au cours de la seconde moitié du XIXe siècle sous la plume de divers auteurs : la peur de la fin d'un monde. Le thème du déclin de l'Occident est ainsi revenu à l'ordre du jour. Telle est la thèse de ce nouveau livre de Pierre-André Taguieff, archéologie passionnante d'une vision mythique des causes de nos malheurs. Si la croyance au "Grand Remplacement" est devenue populaire, c'est parce qu'elle n'a cessé d'être alimentée par les réels problèmes d'intégration posés par une immigration d'origine non européenne, ainsi que par la peur légitime du terrorisme djihadiste. Le déni persistant du malaise global qui en résulte ne fait que provoquer une radicalisation des révoltes contre le "Système". Las ? ! On ne répond pas sérieusement à un mythe aussi mobilisateur par une utopie comme celle de la "créolisation du monde", avancée par les nouveaux idéologues gauchistes. Pierre-André Taguieff rappelle qu'il s'agit de chercher des solutions aux vrais problèmes, en se tenant à égale distance de l'angélisme aveugle des adeptes du "politiquement correct" et du catastrophisme des nationalistes exaltés, qui dénoncent à grands cris l'"immigration-invasion".

11/2022

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Actualité médiatique France

Le retour de la décadence

L'idée que la France est en déclin s'est banalisée dans l'opinion en même temps qu'elle n'a cessé d'être exploitée par des leaders politiques ou des intellectuels médiatiques. Alors que le déclinisme et le nostalgisme sont en hausse, la foi progressiste est en baisse, tout comme l'adhésion à la thèse de la mondialisation heureuse, composante du néo-progressisme libéral ou social-démocrate. Une nouvelle religion séculière, l'écologisme, est à l'origine d'une puissante vague de pessimisme qui rejoint les diagnostics de décadence portés sur une civilisation occidentale accusée de tous les maux (capitalisme, racisme, sexisme, colonialisme, productivisme). La solution est-elle dans la décroissance et une limitation drastique des naissances ? Face à cette profonde crise des valeurs et à l'effacement des horizons qu'elle entraîne, la question doit être reformulée en partant de nos idéaux : dans quel monde voulons-nous vivre ? Car c'est bien du destin de la civilisation occidentale qu'il s'agit. Peut-on se contenter de cultiver les peurs de la "fin d'un monde"? De pratiquer le déni en détournant le regard ? Ou bien faut-il s'engager à répondre aux défis que le sentiment décadentiste cache et révèle tout à la fois ? S'abandonner au fatalisme est une faiblesse, se complaire dans les récriminations, une pathologie. Une renaissance est toujours possible.

03/2022

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Sociologie

L'antiracisme devenu fou

Le racisme n'est plus ce qu'il était, et l'antiracisme, à force de poursuivre des logiques contradictoires, est devenu fou. Les antiracistes savants ont découvert l'existence du "racisme sans races", appelé aussi racisme culturel, et celle du "racisme sans racistes", dit "racisme institutionnel", "structurel" ou "systémique". Le "suprémacisme blanc", loin de se réduire aux néonazis qui s'en réclament, serait partout et expliquerait tout. Exportée par les activistes étatsuniens, cette vision fantasmatique du racisme est aujourd'hui dominante. Le néo-antiracisme dénonçant le "privilège blanc" est devenu la forme idéologiquement acceptable du racisme anti-Blancs. L'affrontement entre des visions incompatibles de l'antiracisme alimente une nouvelle guerre culturelle qu'illustre le conflit entre l'antiracisme universaliste et l'antiracisme identitaire. Face aux figures paradoxales comme les "antiracismes racistes" et les "racismes antiracistes" qui surgissent du décolonialisme, de l'intersectionnalisme, de la "théorie critique de la race" et de la culture "wokiste", l'auteur s'interroge sur la possibilité de refonder ou de réinventer l'antiracisme.

11/2021

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Notions

Pourquoi déconstruire ?

Qu'est-ce que la "déconstruction"? Quelles sont les origines philosophiques de ce mot magique, brandi par tous ceux dont le but, déclaré ou non, est de criminaliser l'Occident en le réduisant à une expression du racisme, de l'esclavagisme, de l'"hétéro-patriarcat" et de l'impérialisme colonial ? Cette civilisation redoutable dont les proies seraient les peuples dominés, racisés, opprimés, et les minorités essentialisées en tant que victimes "systémiques". Ainsi la civilisation occidentale se trouve-t-elle convoquée devant un nouveau grand Tribunal de l'Histoire pour répondre de ses crimes, imaginaires ou réels, et, surtout, elle est la seule civilisation à être mise au banc des accusés. Au croisement de la recherche universitaire et du militantisme politique, le décolonialisme, l'intersectionnalité, la "théorie critique de la race", la "théorie queer", la "théorie du genre", mais aussi le "wokisme", né d'une corruption idéologique de l'antiracisme et du féminisme importée des campus étatsuniens, se sont peu à peu diffusés dans les médias et dans la société tout entière grâce à une propagande violente et culpabilisante puisant dans un imaginaire victimaire. Dans ce livre incisif et documenté, qui part d'une réflexion sur la pensée de Nietzsche et sur ses mésusages par les disciples français de Heidegger, Pierre-André Taguieff analyse ces théories aussi foisonnantes qu'inconsistantes et dénonce l'émergence de ce nouvel esprit totalitaire qu'il faut se garder de réduire à ses effets les plus médiatisés, comme ces "déboulonnages" spectaculaires illustrant la violence purificatrice de la "cancel culture". De fait, ce néo-puritanisme obscurantiste, inquisitorial et punitif représente, dans les démocraties occidentales, un défi majeur pour les défenseurs de la liberté d'expression, de pensée et de création.

11/2022

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