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Philip Reeve livre

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litterature italienne

Le bruit de tes pas

" La Forteresse ", 1974 : une banlieue faite de poussière et de béton, investie par les plus démunis, royaume de l'exclusion et de la violence où chacun essaie de s'en sortir à sa manière - travail précaire, larcins, deals en tous genres.
C'est là que grandissent Beatrice et Alfredo : elle, issue d'une famille pauvre mais unie, qui tente de se construire une vie digne ; lui, élevé avec ses deux frères par un père alcoolique et brutal. Presque malgré eux, ils deviennent bientôt inséparables et s'influencent mutuellement au point de s'attirer le surnom de " jumeaux ".
Mais ce lien, qui les place au-dessus de leurs camarades comme des sortes de héros antiques, est à la fois leur force et leur faiblesse. Car, parallèlement à la société italienne, touchée par la violence des années de plomb, leurs caractères, leurs corps et leurs aspirations évoluent au fil des ans. Chez Beatrice, courageuse, volontaire, qui rêve de rédemption et d'exil, l'amitié initiale se transforme peu à peu en amour sauvage, exclusif. Chez Alfredo, fragile et influençable, le désespoir s'accentue.
Drames familiaux, désoeuvrement, alcool et drogue, tout semble se liguer pour détruire les deux jeunes gens. Quand l'héroïne s'insinue dans la vie d'Alfredo, Bea, tenace, ne ménage pas ses forces pour le sauver, refusant de comprendre que la partie est perdue d'avance. Le Bruit de tes pas, qui s'ouvre sur l'enterrement d'Alfredo, est le récit de ces quinze années d'amitié et d'amour indéfectibles.
Un texte intense, à la narration âpre portée par une sobre poésie.
Le bruit de tes pas est le premier roman de Valentina d'Urbano, illustratrice de livres pour la jeunesse, née en 1985 dans une banlieue de Rome dont elle a fait le décor de son livre - même si la capitale italienne n'est jamais nommée ici.
Publié après avoir gagné le concours "Io scrittore" organisé par l'éditeur depuis quelques années, remarqué par la presse, Le Bruit de tes pas a été sélectionné par plusieurs prix du premier roman.

09/2013

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Monarques

"À l’automne 1983, je quitte ma campagne au pied du Jura, pour suivre des cours à l’école du Louvre. Embauché à la brasserie Le Conti pour payer mes études, occupant une mansarde rue Mazarine, voisine de celle où Champollion déchiffra les hiéroglyphes, ébloui par les lumières de la ville, je découvre Saint-Germain-des-Prés, ses librairies, ses éditeurs, ses cafés, ses cabarets. Mais en Suisse, à la ferme, mon père est malade. J’apprends qu’il est à l’agonie le jour où je croise le nom d’Herschel Grynszpan, un adolescent juif ayant fui l'Allemagne nazie en 1936, et cherché refuge à Paris.
Pour des raisons profondément enfouies, que je reconnais aujourd’hui, il m’a fallu trente ans pour raconter son histoire en explorant celle de ma propre famille. Mon enquête à travers l’espace et le temps a porté sur
deux continents et sur trois générations. J’ai frappé à de nombreuses portes, y compris celles des tombeaux. Certaines se sont ouvertes, produisant les rencontres et les amitiés qui ont nourri ce livre. J’ignore quelle aurait été ma vie sans la littérature, mais je sais que tous
mes chemins mènent au sud de la Méditerranée, qu’ils relèvent du rêve impossible de l’aventurier, ou qu’ils aient été arpentés un stylo à la main."
Philippe Rahmy.

08/2017

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musique

Syd Barrett, le rock et autres trucs

Figure mythique du rock, fondateur du Pink Floyd dont il compose la quasi-totalité du premier album, Syd Barrett sort de la scène début 1968, à 22 ans, en pleine gloire, foudroyé par le succès et les drogues qui font exploser son esprit fragile. Renvoyé du groupe, il signe encore, péniblement, deux albums solos qui deviennent immédiatement des disques culte. En 1971 tout est fini. Il ne tarde pas à rentrer chez sa mère à Cambridge. La légende peut commencer. Jusqu'à sa mort en juillet 2006, Syd Barrett fera l'objet d’une véritable adulation, icône vivante bien malgré lui, modèle et inspiration pour des dizaines de rock stars (David Bowie, Marc Bolan…). Une flamboyante mort artistique. Ce livre fouille le mystère Barrett, mais va plus loin en interrogeant d’« autres trucs »: la question du fan, figure récente de la modernité ; celle du mirage d’une éternelle jeunesse comme horizon rêvé d’un bonheur qu’incarne le rock depuis ses origines ; celle enfin de notre besoin d’illusions et de leurres qui nourrit la machine à inventer des mythes. Dans un style volontiers iconoclaste, Jean-Michel Espitallier évoque sa vraie fausse rencontre avec Barrett à Cambridge en 2004, donne sa propre vision du rock mêlant érudition musicale, références littéraires et souvenirs personnels. Parce que Syd Barrett, central certes, n’est que le fil rouge de quantités d’autres histoires que raconte Jean-Michel Espitallier dans ce livre baroque, drôle, impertinent.

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