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Nous ne vivrons pas sur Mars, ni ailleurs

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Nous ne vivrons pas sur Mars, ni ailleurs

Mars soulève d’invraisemblables projets de colonisation qui donnent, à grand renfort de jolis films d’animation et de nombreuses superproductions de science-fiction, l’impression d’être réalisables à court terme. Le grand public en est venu à considérer que vivre normalement ailleurs que sur Terre est très facile, alors que ce n’est que du cinéma dopé aux effets spéciaux. 

La réalité est beaucoup plus rude, très loin des rêves de quelques milliardaires excentriques complètement déconnectés de la réalité. Une analyse critique et sérieuse des immenses écueils qui se dressent entre nous et notre plus proche voisine montre que, sortis de la double protection terrestre (atmosphère et magnétosphère), nous sommes terriblement vulnérables dans un cosmos hostile et glacial. Faire amarsir une fusée contenant des êtres humains confinés dans quelques mètres cubes pendant six mois et épuisés par un si long voyage hors gravitation terrestre, relève de l’inconscience la plus totale. 

Sur Mars, les conditions extrêmes et le manque de ressources vitales rendraient la survie d’improbables martionautes bien plus difficile qu’en Antarctique : la plus minime erreur humaine, la moindre défaillance matérielle ou la plus légère déchirure d’une combinaison spatiale seraient fatales. 

Il n’y a pas de planète B. Nous sommes les habitants naturels de la Terre et destinés à y vivre pour toujours, obligés d’en prendre le plus grand soin. Les rêves loufoques de colonisations lointaines sont des mirages inutiles et dangereux qui gagneraient beaucoup à vite se transformer en un projet bien plus urgent et nécessaire : rendre notre biosphère à nouveau viable à long terme. 

11/2020

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philosophie

Une Dette ; Deleuze, Debord, Duras

Rien ne rassemble Deleuze, Duras et Debord sinon d’avoir été contemporains, d’avoir vécu en même temps les années de l’après-guerre, l’existentialisme, les guerres coloniales, la chute du mur de Berlin, l’écroulement des certitudes justes. Et une nécessité commune à dire les choses, une faculté à élucider le poids du monde par les mots. Trois parleurs émérites, trois solitaires avec leurs bandes, leurs réseaux de fidèles. Trois insoumis qui se défiaient de toute idée de système, de tout enclos de la pensée. Le rapport aux images est fondamental pour relire l’ensemble de leur œuvre. Debord les étrille, Deleuze les étudie, Duras s’y essaie. La lucidité exige son prix. Malgré leur force et leur courage, le penseur politique et le philosophe ont décidé de mettre fin à leurs jours, l’écrivain et cinéaste a utilisé quant à elle une mèche longue. Que cela nous serve de leçon n’est pas sûr. En tout cas, c’est un emblème des temps que nous vivons. Endurance et suffocation contre laxisme et silence. Emmanuel Loi, né en 1950 vit à Marseille. Il est auteur d'une quinzaine de livres, dont La Vie périmée (Éditions 1, 2000), Les Mains en l'air (Léo Scheer, 2002) et Peine capitale (Flammarion, 2003).

02/2007

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