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Littérature

Le dernier enfant

"Elle le détaille tandis qu'il va prendre sa place : les cheveux en broussaille, le visage encore ensommeillé, il porte juste un caleçon et un tee-shirt informe, marche pieds nus sur le carrelage. Pas à son avantage et pourtant d'une beauté qui continue de l'époustoufler, de la gonfler d'orgueil.

Et aussitôt, elle songe, alors qu'elle s'était juré de se l'interdire, qu'elle s'était répété non il ne faut pas y songer, surtout pas, oui voici qu'elle songe, au risque de la souffrance, au risque de ne pas pouvoir réprimer un sanglot : c'est la dernière fois que mon fils apparaît ainsi, c'est le dernier matin."

Un roman tout en nuances, sobre et déchirant, sur le vacillement d'une mère le jour où son dernier enfant quitte la maison. Au fil des heures, chaque petite chose du quotidien se transforme en vertige face à l'horizon inconnu qui s'ouvre devant elle.

01/2021

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Littérature italienne

Le colibri

Marco Carrera est le " colibri ". Comme l'oiseau, il emploie toute son énergie à rester au même endroit, à tenir bon malgré les drames qui ponctuent son existence. Alors que s'ouvre le roman, toutes les certitudes de cet ophtalmologue renommé, père et heureux en ménage, vont être balayées par une étrange visite au sujet de son épouse, et les événements de l'été 1981 ne cesseront d'être ravivés à sa mémoire.

Cadet d'une fratrie de trois, Marco vit une enfance heureuse à Florence. L'été, lui et sa famille s'établissent dans leur maison de Bolgheri, nichée au sein d'une pinède de la côte Toscane. Cette propriété, qui devait symboliser le bonheur familial, est pourtant le lieu où va se jouer le drame dont aucun membre de la famille Carrera ne se relèvera tout à fait.

En cet été 1981, celui de ses vingt-deux ans, se cristallisent les craintes et les espoirs de Marco qui devra affronter la perte d'un être cher et connaîtra un amour si absolu qu'il ne le quittera plus.

01/2021

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Non classé

The girls

Le Nord de la Californie, à l’époque tourmentée de la fin des années 1960. Evie Boyd a quatorze ans, elle vit seule avec sa mère, que son père vient de quitter. Fille unique et mal dans sa peau, elle n’a que Connie, son amie d’enfance. Mais les deux amies se disputent dès le début de l’été qui précède le départ en pension d’Evie. Un après-midi, elle aperçoit dans le parc où elle est venue traîner, un groupe de filles dont la liberté, les tenues débraillées et l’atmosphère d’abandon qui les entoure la fascinent. Très vite, Evie tombe sous la coupe de Suzanne, l’aînée de cette bande, et se laisse entraîner dans le cercle d’une secte et de son leader charismatique, Russell. Caché dans les collines, leur ranch est aussi étrange que délabré, mais aux yeux d’Evie, il est exotique, excitant, électrique, et elle veut à tout prix s’y faire accepter. Tandis qu’elle passe de moins en moins de temps chez sa mère, et tandis que son obsession pour Suzanne va grandissant, Evie ne s’aperçoit pas qu’elle s’approche à grands pas d’une violence impensable, et de ce moment dans la vie d’une adolescente où tout peut basculer.

Dense et rythmé, le remarquable premier roman d’Emma Cline est saisissant de perspicacité psychologique. Raconté par une Evie adulte mais toujours cabossée, comme jamais remise de son expérience sectaire ni de son enfance ballotée, il est un portrait indélébile des filles comme des femmes qu’elles deviennent. Il est aussi le tableau très documenté d’un monde parallèle et inquiétant. Celui d’une secte qui n’est pas sans rappeler la tristement célèbre Famille de Charles Manson, dont la légende noire flotte au-dessus de Hollywood depuis près d’un demi-siècle. (traduction Jean Esch)

08/2016

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Non classé

Chiens de la nuit

Hanson, vétéran des forces spéciales, est devenu flic à son retour du Vietnam. Les rues de North Precinct, un quartier déshérité de Portland, ne sont pas moins dangereuses que la jungle asiatique. Drogue, violence et danger sont le quotidien des policiers en patrouille. Hanson, lui, n’a peur de rien – sauf de ses souvenirs. Jamais on n’a écrit un polar comme celui-ci. L’écriture est aussi puissante que le matériau, les personnages sont peints avec autant de brio que les plus beaux graffitis, les dialogues sont aussi percutants qu’une brique lancée dans une vitrine, et la prose aussi précise et aiguisée qu’un cutter qui tranche une gorge. Chiens de la nuit n’est pas seulement un très bon livre, c’est un livre capital. James Crumley

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romans et fiction romanesque

Vice caché

Los Angeles, 1970. Doc Sportello est un détective privé d’un genre particulier: il vit sur une des plages de la ville, est un adepte du joint bien roulé, et, à l’occasion, du trip intersidéral à l’acide. Avec son meilleur ennemi, le flic Bigfoot, il enquête sur l’étrange disparition du milliardaire et homme d’affaires Mickey Wolfmann. Tous deux ont de bonnes raisons de tirer au clair cette intrigue, d’en avoir peur, de se perdre en route pour mieux rebondir à grand renfort de bananes glacées ou de marie-jeanne colombienne. Il faut dire que quelques coups de massue donnés par l’Histoire en marche ont fini de détraquer la Californie et de torpiller le rêve hippie: les émeutes du quartier de Watts à Los Angeles, en 1965, ont crispé les esprits et les tensions raciales se sont exacerbées, les assassinats commandités par Charles Manson ont créé un profond traumatisme, sans compter la guerre du Vietnam qui a ramené en ville une jeunesse paranoïaque et détruite. Ce polar détourné, aux rebondissements rocambolesques, s’appuie sur une multitude de personnages déjantés avec, comme toujours, un fond musical au son du ukulélé. Pynchon nous offre une nouvelle fois un roman jubilatoire avec un art très aigu du dialogue et des digressions dans l’intrigue. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Nicolas Richard

08/2010

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litterature hispano-portugaise

Hotel DF

Frank Henestrosa est journaliste intermittent et poète à ses heures. Surnommé l'Artiste, il se définit lui-même comme « un médiocre et un lâche ». La rédaction d'articles sans intérêt lui ayant néanmoins rapporté la somme de 5000 pesos, il décide de s'offrir quelques jours de vacances à l'hôtel Isabel – un hôtel calme et abordable du centre de Mexico, essentiellement fréquenté par des touristes. rnAu fil des pages, Henestrosa brosse le portrait mordant des personnages qui peuplent cet hôtel, retraçant leurs rencontres, leurs errances. À ses côtés, nous croisons Stefan Wimer, touriste allemand amateur d'alcool, de cocaïne et de filles brunes ; Laura Gibellini, belle Andalouse (avec qui Frank aura une brève aventure) ; le peintre d'avant-garde Gabriel Sandler et sa jeune cousine Sofía amoureuse de lui (elle sera tuée par des dealers) ; Roberto Davison, acteur sur le déclin, et sa femme, l'ancienne mannequin Gloria Manson ; Miguel Llorente, patron d'une confiserie, et bien d'autres encore qui croisent leurs chemins. Sans oublier les réceptionnistes, les femmes de chambre et quelques malfrats qui se sont glissés parmi eux et ont fait de cet hôtel tranquille leur quartier général.rn« Les visiteurs étrangers ne perçoivent pas ce qui se passe dans cet endroit. Eux aussi ont été absorbés par le mouvement d'une ville qui dépasse leur imagination. Les délinquants se promènent à leur aise et personne ne peut arrêter leur sourire. Et pourtant on ne cesse d'y survivre. Les pensionnaires de cet hôtel semblent unis par un même malheur. Le DF [District Fédéral, appellation officielle de Mexico] s'est concentré dans un édifice en pierre et de nombreuses vies sont en danger. Le drame croît de façon silencieuse et continue sous le regard de Frank Henestrosa, un homme sans ambition, dépourvu d'opinions et de sujets importants. C'est à lui que revient de raconter l'histoire. De multiples voix se fraient un chemin dans le roman, et si nous prêtons un peu d'attention à ce qui s'y passe, nous nous apercevrons que dans cet hôtel existe aussi une chambre pour chacun de nous. Étrangers, artistes, sicaires, acteurs, hommes sans destin romanesque, tous se sont rassemblés dans l'ombre et la lumière d'une ville que personne ne pourra raconter : le District Fédéral. »rnComme le décrit Guillermo Fadanelli, cet hôtel est en quelque sorte un microcosme de la capitale folle et menaçante qu'est Mexico, une ville où le danger rôde à chaque coin de rue, où l'on ne peut jamais être sûr d'avoir la vie sauve. Comme dans ses précédents ouvrages, l'auteur porte un regard désabusé, souvent plein de dérision, sur ses semblables, dressant un constat lucide, cependant dénué de tout jugement moral. rnSur Boue :rn« Un roman qui affiche le titre Boue peut-il prétendre incarner le meilleur de la fiction de son pays? Sans aucun doute, oui. [...] Le plus étonnant avec ce livre désespéré et désespérant sur la condition humaine comme sur la société mexicaine, c'est qu'il finit par être un magnifique hommage à l'art du roman, à son infinie supériorité sur les essais en général et la philosophie en particulier. Le roman, à commencer par celui de Fadanelli, prend les hommes tels qu'ils sont, pas tels qu'ils devraient être. C'est pour cela qu'il les aide à vivre. Qu'il peut transformer la boue en or. » (Raphaëlle Leyris, Les Inrockuptibles)rn« Tout l'art de Fadanelli, qui n'est pas mince, aura consisté à nous masquer la chose au début du récit - qui se trouve être à la fin de la fiction - à travers les monologues de son héros, dont nous ne percevons que très tard qu'il est en cellule. C'est en détention qu'il revient sur sa vie et ses mésaventures et qu'il expose ses idées sur l'inanité de la philosophie […]. Reconnaissons-le, ce monologue furieux d'un intellectuel atypique est extrêmement savoureux et roboratif. » (Jacques Fressard, La Quinzaine littéraire)rn« Le tandem du prof de philosophie en décrochage sexuel et de la vendeuse se supermarché en cavale avec la caisse s'inscrit dans le sillage de Philip Roth. Mais cette course à l'abîme a un tel accent de vérité qu'on est captivé de bout en bout. […] Fadanelli cultive un cynisme désenchanté et tonique. » (Jacques Lindecker, Le Soir)

02/2012

Articles

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