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Ma transhumance

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Récits de voyage

Ma transhumance

"Une métamorphose de mon être, soit la vraie expérience de la transhumance. Le fait d'épuiser ma marche, et de demeurer pourtant au coeur du mouvement, me transforme en profondeur. Mes pensées se perdent moins, je surplombe moins les choses. Je me focalise sur le troupeau qui avance devant moi. Je suis porté par sa puissance." De juin à octobre, randonner dans les Alpes du Sud signifie marcher en altitude en compagnie des moutons, aujourd'hui encore plus de trois cent mille bêtes se retrouvent chaque année dans les alpages d'estive. Ce moutonnement des troupeaux accompagne le marcheur comme une respiration vivante de la montagne. Antoine de Baecque est parti sur les traces du parcours millénaire des bêtes et des hommes, cette transhumance traditionnelle disparue dans les années 1950. Il a cheminé sur les anciens sentiers de la transhumance par des voies oubliées serpentant au milieu d'un paysage que le passage des moutons a façonné. Il a inauguré la Routo, cet itinéraire de randonnée bientôt homologué GR qui chemine sur plusieurs centaines de kilomètres à travers les Alpes, entre la plaine de la Crau en Provence jusqu'au Piémont italien. Ce récit voyageur d'un parcours montagnard, d'une quête de la mémoire millénaire d'une transhumance accompagnant la mémoire intime du marcheur, raisonne comme un hommage au lien entre hommes et bêtes, au bonheur de reprendre le cours d'une vie vécue dans et par la nature.

03/2019

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Récits de voyage

Ma transhumance

" Le fait d'épuiser ma marche, et de demeurer pourtant au coeur du mouvement, me transforme en profondeur. Mes pensées se perdent moins, je surplombe moins les choses. Je me focalise sur le troupeau qui avance devant moi. Je suis porté par sa puissance. " De juin à octobre, randonner dans les Alpes du Sud signifie marcher en compagnie des moutons : aujourd'hui encore plus de trois cent mille bêtes se retrouvent chaque année dans les alpages d'estive. Antoine de Baecque est parti sur les traces du parcours millénaire des bêtes et des hommes, cette transhumance traditionnelle disparue dans les années 1950. Il a cheminé sur les anciens sentiers de la transhumance par des voies oubliées, serpentant au milieu d'un paysage que le passage des moutons a façonné. Il a inauguré la Routo, cet itinéraire de randonnée bientôt homologué GR qui chemine sur plusieurs centaines de kilomètres à travers les Alpes, de la plaine de Crau en Provence jusqu'au Piémont italien. Ce récit voyageur d'un parcours montagnard, où la quête de la mémoire d'une transhumance millénaire accompagne la mémoire intime du marcheur, résonne comme un hommage au lien entre hommes et bêtes.

02/2021

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Généralités

Ma petite histoire des Cévennes

Durant la guerre des Gaules, Jules César traverse les Cévennes en plein hiver. L'effet de surprise est total et il ne manque pas de mentionner ces montagnes quand il fait le récit de ses exploits. Bien des années plus tard, c'est une autre guerre, celle des Camisards (1702-1704) qui fait résonner l'histoire des Cévennes dans l'Europe entière. Révolution, République, Seconde Guerre mondiale, les Cévennes sont aux rendez-vous de l'Histoire et ainsi célébrées par de grands écrivains, de R. L. Stevenson à André Chamson. Raconter ce petit pays, c'est aussi évoquer l'histoire immémoriale de la transhumance ; rêver au mystère des 154 menhirs des Bondons ; comprendre la culture du châtaignier et des terrasses dressées sur chaque pente ; plonger dans l'aventure de la soie et voyager jusqu'au Japon ; accompagner Eugène Mazel, passionné de botanique qui crée la Bambouseraie ; assister au reboisement de l'Aigoual et à la construction de l'observatoire météorologique ; revivre l'histoire épique des mines de charbon et du train... entre autres.

04/2025

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Littérature française

Farandole

J'ai des difficultés à m'éveiller, à me hisser hors de moi, à m'extraire des contrées du sommeil où les horizons sont des murs et des océans semblables à de la peinture sur soie. Quand, de ma station verticale, les épaules s'équilibrent pour retrouver l'assiette, je donne de la manivelle pour la mécanique relancer. Hagard, j'avale le thé dont le vert incandescent enflamme ma gorge et j'oblige os et muscles aux mouvements qui me feront joindre le trafic dans lequel je tente toujours de faire ma place. Dans ces instants, alors que ma conscience s'éreinte à retrouver le quotidien et son inutilité, un flottement toujours me grise et me tient entre réalité et irréalité. Surgit alors en moi une zone de transit, pareille à celle d'un aéroport usé par des lustres de transhumance, peuplée de créatures humaines dont les aventures en mélange restent sur moi, avec la légèreté d'un papillon sur l'oreille. Puis le soleil avance et avale tout de ce monde où se dérobe le sol, où les gens que j'aime, organisés en farandole, sont immortels. Quand mes pieds retrouvent enfin le sol, le navire est à quai, prêt pour le large. Alors je quitte le havre, je me dresse comme mât, me gonfle comme voilure et me donne au jour comme d'autres s'en remettent aux dieux.

11/2022

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