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Livre Paris Afrique

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litterature afrique noire

Le Cœur des enfants léopards

Un jeune homme a perdu son premier amour. Mireille vient de le quitter, de briser le lien ultime de l'enfance.
Perdu, il sombre dans l'alcool et, dans un état second, commet l'irréparable.


Du fond d'une cellule où il est en garde à vue, sa mémoire s'enroule et se déroule comme un chant intérieur. Et c'est la voix des ancêtres qui résonne soudain, celle qui impose partage, honneur et héritages, celle qui réinvente l'Afrique sublimée - mensonge des exilés -, celle qui croit encore à la conscience du peuple noir. Mais cette Afrique magnifiée n'existe pas pour ce jeune homme. Sa vie s'est blottie dans la région parisienne, dans cette ville, ce pays devenus pour lui une réalité de métissage et de réussite intime. Une vie d'amitiés et de compagnonnages, de cités, de quartiers et de voisinages, de fêtes d'enfance et de sensualité, de violence aussi mais jusqu'alors maintenue à distance comme peut l'être la peur.
Avec une implacable justesse de ton, Wilfried N'Sondé explore la douleur de l'amour, l'appartenance et la violence, le désir et l'effroi comme autant de scansions qui ordonnent l'architecture de ce livre aussi émouvant que percutant. © ACTES SUD, 2007 Afrique

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histoire du 20Ème siecle a nos jours

Les Français libres ; l'autre résistance

Aux combats de la France libre s’attachent quelques noms mythiques: Keren, Kub Kub, Bir Hakeim, El-Alamein… et, plus tard, Paris, Toulon, Strasbourg, Berchtesgaden. La « croisade » gaulliste pour la libération de la France a été maintes fois retracée. Le visage des hommes et des femmes – plus de 60 000 – engagés dans les Forces françaises libres de 1940 à 1943 demeure pourtant dans l’ombre. Sous l’uniforme à croix de Lorraine, ils ont été de tous les fronts, ils ont subi tous les climats: l’Éthiopie, le Levant, le désert libyen, les oasis du Fezzan, l’Italie, la Normandie, Paris, la Provence et l’Alsace, mais aussi la Russie, les cieux d’Angleterre et d’Europe, enfin toutes les mers du globe, et surtout les convois de l’Atlantique. Jean-François Muracciole évoque dans ce livre le parcours singulier de ces combattants, dégageant un portrait aussi étonnant qu’inédit. Une moitié de Français, souvent bretons, parisiens ou pieds-noirs, y côtoient d’anciens républicains espagnols, des antifascistes de toutes nationalités, des juifs d’Europe centrale et d’Afrique du Nord, persécutés à des titres divers, et des soldats coloniaux venus des quatre coins de l’Empire. Et, pour la première fois, plus de 2 000 femmes y reçoivent un vrai statut militaire. Cette petite troupe bigarrée est issue de milieux socio-culturels élevés, au fort ancrage bourgeois et catholique, et l’engagement y relève d’un patriotisme toujours prégnant, mais aussi de logiques plus intimes, où l’affectivité et les structures familiales ont leur part. L’auteur n’oublie pas la vie quotidienne des combattants: leurs convictions, leurs joies, leurs peines, leurs souffrances, sans oublier l’évaluation délicate de leurs pertes. Enfin, il révèle l’extraordinaire pépinière de talents politiques, administratifs, industriels et scientifiques qu’ont constitué ces combattants pour la France des Trente Glorieuses. Alors que le souvenir des Français libres tend à s’effacer devant celui des résistants de l’intérieur, ce sont les contours de cette « autre Résistance », extérieure et non pas enracinée dans le sol national, que le lecteur découvrira ici.

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police

Un flic chez les voyous ; le commissaire Blemant

A l'origine, apparaît un brillant commissaire du contre-espionnage français aux méthodes expéditives dans sa guerre contre les agents allemands et leurs auxiliaires français. Blémant est aussi un policier courageux et habile qui n'hésite pas à utiliser de dangereux voyous lorsque la situation l'exige. Révoqué en 1942 par René Bousquet, secrétaire général de la police de Vichy, et condamné à mort par la Gestapo, il doit fuir en Afrique du Nord lorsque les Allemands occupent la zone libre. Il revient en France avec les troupes du débarquement de Provence en août 1944 et reprend ses fonctions à la Direction de la Surveillance du Territoire. Mais ses manières, ses fréquentations douteuses, son franc-parler agacent. Alors, il donne sa démission et bascule dans le monde de la nuit, prenant des parts dans des cabarets, des maisons closes, des cercles de jeux. Tout en continuant à travailler épisodiquement pour le SDECE et la Sécurité militaire. Il est abattu un soir de mai 1965, sur une route de Provence, victime d'un "contrat" lancé par Antoine Guérini, le parrain marseillais auquel il commençait à faire de l'ombre. La mort de Blémant provoquera la chute de cette grande famille de la pègre. C'est dans un univers de série noire, de Paris à Marseille, que nous entraîne ce livre. De la guerre des espions à la guerre du milieu. Occupation, libération, épuration, banditisme... Des informations provenant d'archives inédites et de témoignages précieux. Mieux qu'un roman, une histoire vraie.

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histoire faits de societe, temoignages contemporains, actualite

Les dessous de la Françafrique

"On ne touche pas à la Françafrique. Même aujourd’hui, et alors que nos intérêts dans notre pré carré francophone sont de plus en plus menacés par la Chine, il ne fait pas bon critiquer les liens traditionnels qui unissent la France aux dirigeants de nos anciennes colonies. Jean-Marie Bockel, éphémère secrétaire d’Etat à la Coopération l’a appris à ses dépens: ayant osé mettre en cause la Françafrique, il a été prestement remercié par Nicolas Sarkozy sur intervention d’Omar Bongo. Mais il en avait été autrefois pareil lorsque son homologue socialiste, Jean-Pierre Cot, avait voulu en 1981 profiter de l’élection de François Mitterrand pour établir des rapports moins ambigus avec les Etats francophones d’Afrique… C’est donc dire combien le sujet reste sensible. En fait, depuis l’indépendance de ces pays en 1960, Paris n’a jamais cessé d’imposer sa tutelle et de tout faire pour préserver ses intérêts économiques et politiques en Afrique (uranium nigérien, pétrole gabonais, cacao ivoirien, etc. ) Pour réaliser cette ambition, les gouvernements français successifs ont utilisé toute la panoplie des moyens mis à leur disposition: putschs, coups tordus des services secrets, interventions des garnisons laissées en place à l’issue de la colonisation, envois de mercenaires, accords secrets passés avec les dirigeants autorisant Paris à s’immiscer dans les affaires intérieures, constitutions de réseaux barbousards, pressions économiques… Mais parfois ces immixtions ont donné lieu à des aventures sanglantes et même à de véritables massacres dont la France porte la responsabilité… Par exemple au Cameroun. Ce livre propose donc un vaste panorama de l’histoire récente de ce qu’il est aujourd’hui convenu d’appeler la Françafrique! "

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histoire du 20Ème siecle a nos jours

Les Français libres ; l'autre résistance

Aux combats de la France libre s’attachent quelques noms mythiques: Keren, Kub Kub, Bir Hakeim, El-Alamein… et, plus tard, Paris, Toulon, Strasbourg, Berchtesgaden. La « croisade » gaulliste pour la libération de la France a été maintes fois retracée. Le visage des hommes et des femmes – plus de 60 000 – engagés dans les Forces françaises libres de 1940 à 1943 demeure pourtant dans l’ombre. Sous l’uniforme à croix de Lorraine, ils ont été de tous les fronts, ils ont subi tous les climats: l’Éthiopie, le Levant, le désert libyen, les oasis du Fezzan, l’Italie, la Normandie, Paris, la Provence et l’Alsace, mais aussi la Russie, les cieux d’Angleterre et d’Europe, enfin toutes les mers du globe, et surtout les convois de l’Atlantique. Jean-François Muracciole évoque dans ce livre le parcours singulier de ces combattants, dégageant un portrait aussi étonnant qu’inédit. Une moitié de Français, souvent bretons, parisiens ou pieds-noirs, y côtoient d’anciens républicains espagnols, des antifascistes de toutes nationalités, des juifs d’Europe centrale et d’Afrique du Nord, persécutés à des titres divers, et des soldats coloniaux venus des quatre coins de l’Empire. Et, pour la première fois, plus de 2 000 femmes y reçoivent un vrai statut militaire. Cette petite troupe bigarrée est issue de milieux socio-culturels élevés, au fort ancrage bourgeois et catholique, et l’engagement y relève d’un patriotisme toujours prégnant, mais aussi de logiques plus intimes, où l’affectivité et les structures familiales ont leur part. L’auteur n’oublie pas la vie quotidienne des combattants: leurs convictions, leurs joies, leurs peines, leurs souffrances, sans oublier l’évaluation délicate de leurs pertes. Enfin, il révèle l’extraordinaire pépinière de talents politiques, administratifs, industriels et scientifiques qu’ont constitué ces combattants pour la France des Trente Glorieuses. Alors que le souvenir des Français libres tend à s’effacer devant celui des résistants de l’intérieur, ce sont les contours de cette « autre Résistance », extérieure et non pas enracinée dans le sol national, que le lecteur découvrira ici.

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litterature francaise romans nouvelles correspondance

C'est fort la France !

Une romancière reçoit une lettre lui reprochant de s'être moquée, dans son dernier livre, des charmes de la vie coloniale, et surtout d'avoir masqué les vrais drames qui s'étaient déroulés trente ans plus tôt à Batouri, dans un coin perdu du Cameroun. Lui rendant visite à Paris, elle reconnaît dans sa correspondance madame Dubois, la femme de l'Administrateur qui régnait sur ce petit poste français au cœur de la brousse lorsqu'elle-même avait six ans. En comparant ses souvenirs avec ceux de madame Dubois, la narratrice fait renaître dans une évocation féroce, véritable apocalypse comique, ce monde disparu aux couleurs de l'Afrique, où madame Dubois maintenait les rites surannés d'une métropole idéalisée.

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