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Littérature du monde

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Critique littéraire

Dictionnaire amoureux du polar

"Autant prévenir tout de suite (j'espère que vous lisez ces lignes avant d'acheter...) : les amateurs de définitions maîtrisées, de monographies exhaustives, d'analyses thématiques seront déçus. C'est à un écrivain que l'éditeur a confié ce Dictionnaire amoureux, je parlerai donc ici en romancier et en lecteur. Il y aura des oublis impardonnables, des injustices criantes, des jugements contestables, c'est inévitable : c'est un dictionnaire de ce que j'aime et encore n'ai-je pas pu mettre tout ce que j'aime". Qu'on l'appelle noir ou policier, qu'on le qualifie de "littérature de genre" - comme s'il n'appartenait pas à la littérature tout court -, le polar ne manque pas de papes, rois, reines (ou prétendus tels), chapelles, querelles, ego... mais surtout de romans qui emportent, frappent, terrifient, marquent les esprits comme les époques. Adepte des livres, films, séries qui racontent - ou dénoncent - le monde tel qu'il va mal, Pierre Lemaître, avec la liberté d'esprit, l'engagement et la verve qu'on lui connaît, brosse ici un panorama international jouissif et personnel. Attention : bible du noir érudite, éclectique et réjouissante.

10/2020

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Littérature étrangère

Les livres de Jakób. Ou le grand voyage à travers sept frontières, cinq langues, trois grandes religions et d'autres moindres

Hérétique, schismatique, Juif converti à l'islam puis au christianisme, libertin, hors-la-loi, tour à tour misérable et richissime, vertueux et abominable, Jakob Frank a traversé l'Europe des Lumières comme la mèche allumée d'un baril de poudre. De là à se prendre pour le Messie, il n'y avait qu'un pas - et il le franchit allègrement. Le dessein de cet homme était pourtant des plus simples : il voulait que ceux de son peuple puissent, eux aussi, connaître la sécurité et le respect d'autrui. Il voulait l'égalité. La vie de ce personnage historique, qui fut considéré comme le Luther du monde juif, est tellement stupéfiante qu'elle semble imaginaire. Un critique polonais, saluant la réussite absolue de ce roman de mille pages, dit qu'il a fallu à Olga Tokarczuk une "folie méthodique" pour l'écrire. On y retrouve les tragédies du temps, les guerres, les pogroms et la ségrégation, mais on y goûte aussi les merveilles de la vie quotidienne : les marchés, les cuisines, les petits métiers, les routes incertaines et les champs où l'on peine, l'étude des mystères et des textes sacrés, les histoires qu'on raconte aux petits enfants, les mariages où l'on danse, les rires et les premiers baisers. Ainsi que le dit le père Chmielowski, l'autre grand personnage de ce roman, auteur naïf et admirable de la première encyclopédie polonaise, la littérature est une forme de savoir, elle est "la perfection des formes imprécises". Au milieu du XVIIIe siècle, dans le royaume de Pologne et bientôt à travers toute l'Europe des Lumières, le singulier destin de Jakob Frank : mystique, habile politique, débauché, chef religieux ou charlatan, il fut pour les uns le Messie de la tradition juive, pour les autres un hérétique, ou pire, un traître. Pour conserver à son héros toute son ambiguïté, sa complexité et la polysémie de son apparition, la romancière a choisi de ne le montrer qu'à travers les yeux et les propos d'une foule de personnages de tout milieu et de toute condition. Cette épopée universelle sur l'appartenance, l'émancipation, la culture et le désir, est une réussite absolue : elle illustre la lutte contre l'oppression, en particulier des femmes et des étrangers, mais aussi contre la pensée figée, qu'elle soit religieuse ou philosophique.

09/2018

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Littérature française

Bed bug

Rose est une jeune biologiste. Elle fait des recherches à Paris et à New York sur une luciole, Lamprohiza splendidula, qui semble très prometteuse pour la recherche médicale. Si elle étudie avec grande maîtrise l'alchimie sexuelle des insectes et leur reproduction, elle se trouve totalement désemparée face à Léo quand elle en tombe amoureuse. La vie n'est pas comme dans un laboratoire. Et ce n'est pas sa mère (cachée derrière des lunettes noires) ni sa grand-mère (qui parle à Dieu et à ses doigts de pied) qui vont pouvoir l'aider. Bed bug ou le désarroi amoureux d'une femme au bord d'un lit. "Une romancière irrésistible". "Des histoires bien troussées, racontées avec intelligence, générosité et ambition". Le Point "La littérature qui donne un peu d'espoir" Le Monde "Et si elle était, à sa façon, moderne, une écumeuse des petits riens qui font les grandes choses, des observations les plus ténues, des couleurs de l'âme ? " Le Parisien

10/2019

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Littérature étrangère

Anne de Green Gables

Magnifiquement écrit, construit autour d'une héroïne parfaitement imparfaite, féministe involontaire et romantique impénitente, ce roman empreint d'humour et de poésie est bien plus que la vie d'une orpheline qui va bousculer le calme de son nouveau foyer. C'est un autre monde, fait d'une nature enchanteresse, de joie de vivre et d'idées saugrenues, qui se déploie à travers les yeux de l'incroyable Anne Shirley. Littérature solaire et intemporelle, ce roman unique est une parenthèse magique, un souffle chargé d'énergie, un élan à vivre pleinement nos amitiés et nos passions.

10/2020

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Petits classiques parascolaire

Journal d'un clone et autres nouvelles du progrès. Dossier thématique "Faut-il avoir peur du progrès ?"

Un recueil de nouvelles d'anticipation faisant écho à des progrès scientifiques récents - clonage, homme augmenté, réalité virtuelle, etc. - et permettant de réfléchir à leurs enjeux éthiques. Dans une édition enrichie de compléments pédagogiques, en lien avec le thème " Progrès et rêves scientifiques " du programme de français en 3e. Les cinq nouvelles - " Journal d'un clone " , de Gudule Yannick est un enfant nerveux à qui l'on a acheté un clone qu'il n'hésite pas à martyriser. - " Potentiel humain " , de Fabrice Colin Pour sauver son entreprise, Humberdeen décide de vendre ses membres à une société qui les remplace par des prothèses. - " Clarisse " , d'Eric Simard Une généticienne enquête sur la création d'une chimère mi-humaine, mi-orang-outang. - " La classe de maître Moda " , de Pierre Bordage Elève dans une école virtuelle internationale, Emna ignore tout du monde extérieur jusqu'au jour où elle est confrontée à la réalité. - " Anna passe son bac " , de Christian Grenier Anna passe l'examen du bac en réalité virtuelle. - " Le rituel des adieux " , de Colette Jacques Veaux Les compléments pédagogiques - Un entretien inédit avec Christian Grenier sur la science-fiction - Des repères sur la science-fiction - Des notes qui éclairent la lecture - Des questionnaires accessibles - Les définitions des notions clés - Des visuels en couleurs Le dossier thématique : " Faut-il avoir peur du progrès ? " Pour comprendre les questions et fantasmes suscités par les progrès scientifiques, et découvrir comment la littérature et le cinéma de science-fiction se sont emparés de ce thème. Un dossier structuré en quatre sections. Dans chacune, des documents (textes et iconographies) introduits et associés à des mini-questionnaires. Pour l'enseignant Sur www. editions-hatier. fr, dans la fiche article de l'ouvrage, un guide pédagogique en accès gratuit réservé. Extrait " Emna se leva et esquissa des mouvements d'assouplissement devant son écran, consciente que maître Moda continuait de l'observer par le truchement des webcams disposées tout autour de la pièce. " (" La classe de maître Moda " , de Pierre Bordage)

04/2019

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Actualité et médias

Après la littérature

"Nous sommes entrés dans l'âge de l'après-littérature. Le temps où la vision littéraire du monde avait une place dans le monde semble bel et bien révolu. Non que l'inspiration se soit subitement et définitivement tarie. De vrais livres continuent d'être écrits et imprimés, mais ils n'impriment pas. Ils n'ont plus de vertu formatrice. L'éducation des âmes n'est plus de leur ressort. Ils s'adressent à des lecteurs qui, avant même d'entrer dans la vie, refusent de s'en laisser conter et regardent l'Histoire et les histoires avec la souveraine intelligence que la victoire totale sur les préjugés leur confère. Rançon de cette outrecuidance, le faux prend possession de la vie. Non seulement le présent règne sans partage mais il s'imagine autre qu'il n'est. A force de se raconter des histoires, il se perd complètement de vue. Les scénarios fantasmatiques qu'il produit en cascade lui tiennent lieu de littérature. Néoféminisme simplificateur, antiracisme délirant, oubli de la beauté par la technique triomphante comme par l'écologie officielle, déni de la contingence tout au long de la pandémie qui nous frappe : le mensonge s'installe, la laideur se répand, l'art est en train de perdre la bataille. C'est un crève-coeur". Alain Finkielkraut

09/2021

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