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Les visages écrasés

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Romans noirs

Les visages écrasés

Objectifs inatteignables, management à la menace, restructurations et mises au placard... Personne ne connaît ça mieux que moi. Vincent Fournier, salarié d'un centre d'appels au bout du rouleau, m'a tout raconté avant que je ne mette fin à ses souffrances. Définitivement. C'est mon boulot, je suis médecin du travail. Ecouter, soigner. Avec le traitement approprié, quel qu'il soit.

05/2012

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Romans noirs

Les visages écrasés

" Le problème, ce sont ces fichues règles de travail qui changent toutes les semaines. Ces projets montés en quelques jours, annoncés priorité-numéro-un, et abandonnés trois semaines plus tard sans que personne ne sache vraiment pourquoi, sur un simple coup de fil de la direction. La valse silencieuse des responsables d'équipes, toujours plus jeunes et plus inflexibles, mutés dans une autre agence ou partis par la petite porte. (...) L'infantilisation, les sucettes comme récompense, les avertissements comme punition. La paie, amputée des arrêts maladie, et des primes au mérite qui ne tombent plus. Les objectifs inatteignables. Les larmes qui montent aux yeux à tout moment, forçant à tourner la tête pour se cacher, comme un enfant qui aurait honte d'avoir peur. Les larmes qui coulent pendant des heures, une fois seul. Mêlées à une colère froide qui rend insensible à tout le reste. Les injonctions paradoxales, la folie des chiffres, les caméras de surveillance, la double écoute, le flicage, la confiance perdue. La peur et l'absence de mots pour la dire. Le problème, c'est l'organisation du travail et ses extensions. Personne ne le sait mieux que moi. Vincent Fournier, 13 mars 2009, mort par balle après ingestion de sécobarbital, m'a tout raconté. C'est mon métier, je suis médecin du travail. Ecouter, ausculter, vacciner, notifier, faire remonter des statistiques anonymes auprès de la direction. Mais aussi : soulager, rassurer. Et soigner. Avec le traitement adéquat. "

03/2011

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Thrillers

Les visages écrasés

Objectifs inatteignables, management à la menace, restructurations et mises au placard... Personne ne connaît ça mieux que moi. Vincent Fournier, salarié d'un centre d'appels au bout du rouleau, m'a tout raconté avant que je ne mette fin à ses souffrances. Définitivement. C'est mon boulot, je suis médecin du travail. Ecouter, soigner. Avec le traitement approprié, quel qu'il soit.

12/2016

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Romans noirs

Les visages écrasés

" Le problème, ce sont ces fichues règles de travail qui changent toutes les semaines. La tension constante suscitée par l'affichage des résultats de chaque salarié, les coups d'oeil en biais, le doute permanent. L'infantilisation, les avertissements comme punition, les objectifs inatteignables. Les larmes qui coulent pendant des heures, quand on se retrouve seuls. Les injonctions paradoxales, la folie des chiffres, le flicage, la confiance perdue. La peur et l'absence de mots pour la dire. Personne ne le sait mieux que moi. Vincent Fournier, salarié d'un centre d'appels au bout du rouleau, m'a tout raconté avant que je mette fin à ses souffrances. C'est mon métier, je suis médecin du travail. Ecouter, ausculter, vacciner, produire des statistiques. Mais aussi : soulager, rassurer. Et soigner. Avec le traitement approprié, quel qu'il soit... " Une mécanique perverse, remarquablement dépeinte dans toute sa froideur clinique, sa folie destructrice. " Le Monde des livres. " Un roman terrible et vengeur," Télérama.

05/2022

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Littérature étrangère

Le visage de Gogol

Un enfant écrase une feuille morte entre ses doigts. Il retrouve dans le creux de sa main un peu de poussière brune. La poussière s'envole. C'est la vie de Nikolaï Gogol qui commence en Ukraine, au début du XIXe siècle, qui se poursuit à l'école de Niejine, à Saint-Pétersbourg, en Allemagne, à Paris et à Vienne, à Rome où il entreprend Les Ames mortes, d'après une idée de son ami Pouchkine. Il y a les années d'errance en Europe, les préparatifs de départ pour la Terre Sainte, Jérusalem, et la mort à Moscou, dix jours après avoir brûlé la seconde partie des Ames mortes, en proie à la folie. Il en est le propre narrateur, c'est la voix de Nikolaï Gogol que le lecteur entend, sous l'espèce d'une confession satirique, ponctuée de longs monologues intérieurs douloureux ou rêveurs. C'est son visage, enfin, celui d'un homme à jamais partagé : plaisanterie ou sérieux ? Réel ou imaginaire ? Vérité ou mensonge ? Bien ou mal ? Et tout le talent de Kjell Johansson consiste à laisser le lecteur, lui aussi, dans l'impossibilité de faire la part de ce qui relève de la pure imagination du romancier suédois ou de celle du romancier russe, qu'il lui aurait donc prêtée, en même temps que cette vie, cette voix, et ce visage.

06/1993

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Romans graphiques

Le visage de Pavil

Cristal ! Empire ! Cet étranger tombé du ciel n'a que ces mots à la bouche. Maudit soit l'aéronef avec lequel il s'est écrasé sur nos terres. Est-il seulement ce qu'il prétend être : un scribe ? ne serait-il pas plutôt un espion ? Lapyoza ne peut cependant lui refuser l'hospitalité, il sera donc notre hôte, mais il devra faire sa part : il nous aidera dans les diverses tâches de la communauté, avant qu'il puisse repartir vers l'Empire. Loué soit Hodä. C'est ainsi que Pavil, citoyen lambda de l'Empire, se retrouve plongé dans le quotidien de Lapyoza, village perdu d'un archipel battu par les vents. Loin de l'agitation des villes impériales, le scribe observe les rituels qui rythment la vie simple de ces habitants : changer le visage d'un immense totem, glaner de curieux artefacts, les fondre, les réinscrire dans un nouveau cycle. Autant de mystères qui guident Pavil, sans cesse, vers l'oeil du cyclone : cette île interdite, de l'autre côté de la baie ; là d'où viennent les masques ; là où vit celui que personne ne voit, mais que tous vénèrent : Hodä. Sans esbrouffe ni rayons lasers, à la manière d'une Ursula K. Le Guin, Jérémy Perrodeau imagine un peuple étranger dont il décrit l'Histoire, la culture, la religion, les coutumes. Mais le récit ethnologique laisse bientôt la place à une véritable enquête, qui ébranlera, bien plus qu'il ne l'imagine, les convictions de Pavil. Après Crépuscule et Le Long des Ruines, Jérémy Perrodeau explore la place du surnaturel dans la science-fiction et signe un récit puissant et intrigant, d'une grande maturité.

09/2023

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