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Littérature

Une ombre qui marche

Premier roman qui évite les lois du genre, Une ombre qui marche se présente comme l'essai d'un universitaire sur un écrivain mythique. On est pourtant dans une pure création qui s'approprie les codes universitaires pour dérouter. Mieux qu'un pastiche, ce texte qui est aussi une biographie en creux d'un personnage hors norme qui par la grâce d'un livre unique et radical a bouleversé l'humanité. Timothy Grall, spécialiste de Montaigne, a en effet composé un livre qui n'est fait que de pages vides. Le roman en est la glose, le commentaire partial d’un admirateur passionné, qui nous révèle la puissance hypnotique du pouvoir de la page blanche. A la fois réflexion sur l’indicible et l’ineffable, et sur la richesse qui naît de ces limites, cette fantaisie sérieuse marie légèreté et gravité. Tiphaine Le Gall est née en 1985 et a grandi à Rennes. Après quelques vagabondages universitaires, de la philosophie à l’ethnologie en passant par l’anglais, et un détour par une grande librairie bretonne, elle se consacre à la littérature et devient professeure agrégée de lettres modernes. Attirée par l’étendue infinie de la mer, calme ou tumultueuse, qui offre tant de prise à l’imaginaire, elle s’est établie à Brest.

08/2020

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Littérature

Sabre

Il était une fois. Comme dans tous les grands romans, c’est-à-dire qui sollicitent notre part d’enfance, cela commence par  : «  Il y avait autrefois dans la salle à manger des grands-parents, un sabre de modèle inconnu, que je n’ai jamais manié, jamais soupesé, pas même caressé.  » Le revoilà, Samuel Vidouble, le narrateur, coincé dans une maison, poussiéreuse mais encore hantée par les fantômes d’une famille provinciale, calviniste, «  sans histoires, sans qualités, sans titres de gloire  », dans «  un cul-de-sac de la France et de l’Europe  », au bout d’une ligne de train improbable et nocturne, le revoilà, ce Samuel Vidouble, professeur d’histoire désabusé, et amateur de cartes de géographie, qui décide d’enquêter sur ce souvenir d’enfance, guidé par tante Esther, libraire à la retraite : «  Où était-il passé ce sabre  ? Et si je l’avais rêvé  ?  »Ce n’est pas tant le sabre à la lame courbée, fêlée, couleur de Sienne, que les époques qu’il a pu traverser, les lignées d’hommes, de guerres, de morts, qui impressionnaient autrefois le jeune Samuel, lui qui appartient à la dernière génération ayant connu celles qui firent la guerre. Et puis à quel ancêtre revenait-il, ce sabre  ? Qui était l’héroïque, ou au contraire, l’imposteur sans foi ni loi  : VVRL, Victor Vidouble Rex Livorum  ? Victor Vidouble roi des Lives, qui aurait jadis régné sur un archipel de la Baltique  ? Un descendant d’huguenot confiné dans son pays de marais, d’étangs et de tourbières  ? Un nobliau du XVIIIe siècle, amoureux des cartes de géographie, lui aussi, et qui mise sur elle pour l’arracher à sa province reculée  ? Le baron Victor Vidouble de Saint-Pesant, mythe familial ou légende du grand dehors que les oncles-vétérans réinventent à tour de rôle, à la veillée  ? Vaut-il mieux se vouer au réel, souvent  décevant, que suivre l’aile de l’imaginaire, avec ses histoires d’îles perdues ou inventées  ? À moins qu’une carte au trésor familiale nous permette de situer le lieu et l’époque  d’où viendrait le fameux sabre ?  Dans la lignée des autres livres d’Emmanuel Ruben, qui ont l’imaginaire et l’ailleurs au cœur de leur force, mais d’une puissance romanesque remarquable, d’une invention géographique drolatique, Sabre est le livre de la maturité. Un vrai roman picaresque qui tient des Aventures du Baron de Münchhausen autant que du Baron perché d’Italo Calvino. C’est un jeu de pistes vertigineux qui nous fait remonter le fil du temps jusqu’aux guerres napoléoniennes, et nous invite à un voyage baroque à la poursuite de chimères qui disent notre vérité. 

08/2020

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Littérature hispano-portugaise

Estuaire

Edmundo Galeano a 25 ans, il a parcouru le monde, participé à une mission humanitaire et est revenu dans la maison paternelle avec une main estropiée. Il est revenu pour écrire et passe ses jours à essayer d'élaborer littérairement son témoignage. Un roman qui expliquera le monde et l'empêchera de courir à sa perte. Sa famille passe par une série de vicissitudes économiques qui mettent en danger la maison familiale, refuge de tous. Il y a l'aîné qui a mis sur pied un projet destiné à sauver la fortune de la famille en transformant deux bateaux, mais l'autorisation de l'administration se fait attendre depuis des années. Il a tenté de conjurer le sort et attend une bonne nouvelle. Un cadet avocat et dandy dont les affaires déclinent et qui essaie de sauver son cheval du naufrage de sa fortune.Le frère suivant qui réhabilite des immeubles vétustes pour les louer à des clandestins et est amoureux d'une belle Estonienne enceinte de lui et qui a besoin de place pour le bébé.La jeune sœur divorcée, avec un enfant de 8 ans fasciné par la baleine 52 Hertz, un enfant qui ne ressemble pas à son père mais au grand amour de sa mère.Et la tante Titi qui a sacrifié sa vie pour élever ses neveux et dont la vieillesse et la présence sont maintenant encombrantes.Lorsque le père de famille, armateur ruiné, baisse les bras, tout se précipite et chacun est confronté à ses échecs et à ses culpabilités.Edmundo prend alors conscience que ses aventures lointaines et son projet littéraire sont en relation directe avec les batailles privées qui se déroulent autour de lui. Ce superbe roman choral nous montre, avec tendresse et ironie pour l'apprenti écrivain, le processus de la création littéraire, ses embûches, ce que représente le travail d'écriture. Il nous montre aussi comment les vies quotidiennes dépendent de ce qui se passe bien loin d'elles-mêmes et des décisions prises à d'autres échelles. Lídia Jorge, qui a toujours pratiqué un "réalisme aux portes ouvertes", nous trouble en introduisant des éléments fantastiques et irrationnels dans ses personnages et nous montre que la passion amoureuse va plus loin qu'on ne pourrait le penser. Elle montre le plus proche pour atteindre l'universel.Après avoir exploré l'Histoire et les façons d'en rendre compte, Lídia Jorge revient à l'exploration des actions et des sentiments qui constituent les vies ordinaires et les abîmes qu'elles recouvrent. Un grand roman écrit par une très grande romancière. Lídia Jorge est née à Boliqueim dans l'Algarve en 1946. Diplômée en philologie romane de l'université de Lisbonne, elle se consacre très tôt à l'enseignement. En 1970, elle part pour l'Afrique (Angola et Mozambique), où elle vit la guerre coloniale, ce qui donnera lieu, plus tard, au portrait de femme d'officier de l'armée portugaise du Rivages des murmures (Métailié, 1989). À son retour à Lisbonne, elle se consacre à l'écriture.Ses œuvres sont publiées en Allemagne, Espagne, Italie, Grèce, Brésil, Israël, Grande Bretagne, Pays Bas, Serbie, Suède, Etats-Unis. La Couverture du soldat, 2000 a eu le Prix Jean Monnet 2000 (Cognac) Le Vent qui siffle dans les grues, 2004 a eu le Grand Prix du Roman de l'Association Portugaise des Ecrivains 2003, Premier Prix "Correntes d'escritas" 2004 (Povoa da Varzim, Portugal), Prix des lecteurs du Salon de la Littérature Européenne de Cognac 2005, Prix Lucioles des lecteurs 2005 (Librairie Lucioles, Vienne), Prix Albatros de la Fondation Günter Grass 2006 (Allemagne). Nous combattrons l'ombre, a reçu le Prix Charles Brisset 2008, La Nuit des femmes qui chantent, 2012, Les Mémorables, 2015.

08/2019

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bandes dessinees jeunesse

Le journal de Julie t.3 ; j'oserai jamais !

Julie et ses copines sont unies comme les doigts de la main ! Avec des personnalités à la fois drôles et attachantes, elles évoquent avec humour et fraî- cheur école, garçons, amitiés, parents, questions existentielles...
Et revoilà Julie, ses 11 ans, son chien Hercule, ses copines Théa et Kim, et son affreux grand frère... Dans ce troisième volume, on assiste à d’incroyables bouleversements dans la vie de Julie. Pas les cours, non, quelle horreur ! Il faut bien continuer à se traîner chaque jour sur les rivages de misère de la salle de classe (soupir).Mais Julie décide que, monter à cheval, eh bien ça peut être chouette ! Autre changement impitoyable : les garçons ne sont plus si nuls que ça. Enfin si, ils sont nuls. Mais... Est-ce qu’il faut vraiment s’embrasser sur la bouche ? On est vraiment obligées ? Plein d’autres questions se bousculent dans la caboche de Julie, Théa et Kim. Et ça veut dire quoi, être intelligente ? Et pourquoi on pourrait pas avoir aussi un look de garçon ? Et est-ce qu’à onze ans on est petite, grande ou juste moyenne ? Rhaaa, que c’est compliqué !

Autant de grandes questions abordées l’air de rien avec fraî- cheur, originalité, sensibilité et finesse... et humour !
PrincessH, toute petite, dessinait dans les livres. Puis sur les marges de ses cahiers. Puis elle s’égara sur les bancs d’une école d’infirmières, dont elle s’enfuit jusqu’aux les Beaux-Arts de Lyon. Pendant ses études artistiques, elle travaille un peu à la librairie Expérience, avec Adrienne Krikorian, «la Mamie de la BD», et beaucoup la nuit à l’hôpital, comme aide-soignante. Puis elle déménage à Paris. Elle devient rough-woman en studio graphique, mais croit mourir d’ennui. Finalement devenue indépendante, elle travaille comme illustratrice, et notamment, de façon régulière, pour Julie et Okapi.

04/2013

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essais de sociologie

Librairies en ligne

Le commerce électronique détient aujourd’hui 20 % du marché français du livre imprimé. Il exerce une concurrence croissante sur les librairies indépendantes et sur les grandes surfaces culturelles, que ce soit par la taille de l’offre ou par le biais d’avantages divers. Quelles innovations ces opérateurs apportent-ils à la vente au détail? Qui sont leurs consommateurs et de quelle manière s’approprient-ils les nouveaux services en ligne tels que les commentaires de lecteurs ou les recommandations automatiques? Amazon et les autres détaillants numérique ont-ils une influence sur les pratiques d’achat ou sur le modus operandi des maisons d’édition? Et, plus largement, quels modes de consommation contribuent-ils à façonner? À travers une enquête menée auprès de sites marchands, d’éditeurs et de lecteurs-consommateurs, Vincent Chabault analyse – avant le prochain essor du livre numérique – les répercussions de la révolution du commerce en ligne sur l’organisation des marchés culturels.

06/2013

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littÉrature anglo-saxonne

La poupée

La découverte en 2010 par une libraire anglaise de 5 nouvelles inédites de Daphné du Maurier, dont la sulfureuse Poupée.
Ecrite en 1928 par une Daphné du Maurier de 20 ans, La Poupée raconte l'histoire d'un homme qui découvre que Rebecca (déjà !), la jeune femme qu'il aime, lui préfère un automate, un sex toy grandeur nature. Aucun éditeur de l'époque n'avait voulu publier cette nouvelle " so shocking " !
Ont été rassemblées autour de ce texte-événement douze autres nouvelles de jeunesse (pour la plupart publiées dans des magazines) inédites en France. Celle qui n'était pas encore devenue la reine du suspense psychologique parvient déjà à divertir et troubler son lecteur.
La jeune Daphné du Maurier possède une maîtrise stupéfiante de la narration, un talent pour créer des atmosphères troubles et poétiques, tout en décrivant les tortures psychologiques de ses personnages. Des qualités qui feront d'elle la grande romancière que l'on connait.

05/2013

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