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La vie juive à Berlin après 1945

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Allemagne

La vie juive à Berlin après 1945

Pour les rares juifs survivants ou revenus à Berlin après la Shoah, l'après-guerre fut une période marquée par de profondes incertitudes quant à la possibilité même d'une existence juive sur le sol allemand. Harassés par douze ans de persécutions, les juifs berlinois se trouvent par ailleurs confrontés une fois de plus à une absurdité de l'Histoire : la division du monde en deux. Malgré les nombreuses déclarations officielles affirmant l'impartialité et l'indépendance du judaïsme, l'analyse de la vie quotidienne dans le Berlin d'après 1945 révèle une tout autre image : à la différence des églises protestantes, qui se sont efforcées de maintenir une unité au moins jusque dans les années 1960, les juifs allemands entérinent dans les années 1950 la séparation en deux communautés distinctes : celle de l'Est et celle de l'Ouest. Mais, au-delà de clivages indéniables, nombre de valeurs et de préoccupations restent communes aux juifs des deux Berlin : même cheminement de retour à l'identité juive, même prise de conscience de l'horreur de la Shoah, mêmes détours par un judaïsme culturel ou religieux.

02/2012

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Romans, témoignages & Co

Mon enfance en Allemagne nazie

Ilse Koehn a six ans en 1935, quand Hitler promulgue les lois raciales qui mettent les juifs au ban de la nation allemande. Le père d’Ilse a une mère juive et un père allemand. D’après ces nouvelles lois, il est classé «Mischling (sang-mêlé) premier degré» et Ilse, «Mischling deuxième degré». Afin de protéger l’avenir d’Ilse, ses parents divorcent. Ilse reste un premier temps avec son père et sa grand-mère juive, mais la pression des nazis contre les juifs devient de plus en plus lourde. L’Allemagne entre en guerre. La propagande nazie s’introduit dans les écoles et la jeunesse hitlérienne enrôle... Puis les premières bombes tombent sur Berlin. Les enfants sont évacués à la campagne. De 1930 à 1945, d’année en année, la vie devient plus difficile. La guerre - d’abord peu perçue par les enfants allemands - se fait davantage ressentir. Ilse Koehn raconte simplement ce qu’elle a vécu jusqu’à la débâcle finale où, dans un Berlin en ruine et en flammes, les enfants se quittaient le soir en se disant : «Reste en vie».

03/2016

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Littérature francophone

Rien où poser sa tête

En 1921, Françoise Frenkel, jeune juive polonaise passionnée par la langue et la culture françaises, fonde la première librairie française de Berlin "La Maison du Livre". Rien où poser sa tête raconte son itinéraire : contrainte, en raison de ses origines juives, de fuir l'Allemagne en 1939 après la prise de pouvoir d'Hitler, elle gagne la France où elle espère trouver refuge. C'est en réalité une vie de fugitive qui l'attend, jusqu'à ce qu'elle réussisse à passer clandestinement la frontière suisse en 1943. Le récit qu'elle en tire aussitôt et qu'elle choisit d'écrire en français dresse un portrait saisissant de la France du début années quarante. De Paris à Nice, Françoise Frenkel est témoin de la violence des rafles et vit sans cesse menacée. Tantôt dénoncée, tantôt secourue, incarcérée puis libérée, elle découvre une population divisée par la guerre dont elle narre le quotidien avec objectivité. Rien où poser sa tête, soixante-dix ans après sa publication en 1945 à Genève, conserve, miraculeusement intactes, la voix, le regard, l'émotion d'une femme, presque une inconnue, qui réussit à échapper à un destin tragique.

10/2015

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Littérature française

Rien où poser sa tête

En 1921, Françoise Frenkel, une jeune femme passionnée par la langue et la culture françaises, fonde la première librairie française de Berlin, "La Maison du Livre". Rien où poser sa tête raconte son itinéraire : contrainte en 1939 de fuir l'Allemagne, où il est devenu impossible de diffuser livres et journaux français, elle gagne la France, où elle espère trouver refuge. C'est en réalité une vie de fugitive qui l'attend, jusqu'à ce qu'elle réussisse à passer clandestinement la frontière suisse en 1943. Le récit, écrit en français, qu'elle en tire aussitôt dresse un portrait saisissant de la France du début des années quarante. De Paris à Nice, en passant par Avignon, Vichy, Grenoble, Annecy, Françoise Frenkel est témoin de la violence des rafles et vit sans cesse menacée en raison de ses origines juives. Tantôt dénoncée, tantôt secourue, incarcérée puis libérée, elle découvre des Français divisés par la guerre dont elle narre le quotidien avec objectivité. Rien où poser sa tête, soixante-dix ans après sa publication en 1945 à Genève, conserve, miraculeusement intacts, la voix, le regard, l'émotion d'une femme qui réussit à échapper à un destin tragique.

02/2018

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