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La destruction de l'humain dans les camps nazis

Extraits

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Déportation

La destruction de l'humain dans les camps nazis

"Pourquoi avoir réalisé un tel travail ? C'est une question qui peut m'être posée. C'est d'abord à cause de Marius Loubet, un cousin, mort en déportation. Et puis, aussi, à cause de la résurgence de groupes néonazis un peu partout en Europe ; la profanation des cimetières par des nostalgiques de la violence incontrôlée également. Les camps de concentrations nazis et de Nuit et Brouillard correspondent à une négation totale de la dignité humaine et du respect de la vie en l'absence totale de référence à une éthique. Tout cela doit être dit et répété." Ce livre a été dicté par une indignation toujours bouillonnante, au soir d'une vie humaine. Il est construit à partir de témoignages délivrés à chaud par un grand nombre de prisonniers ayant survécu à la déportation dans les camps d'extermination nazis.

03/2012

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De la Révolution à nos jours

J'ai vécu les camps de concentration

Ils ont entre 11 et 15 ans en 1940, ils sont juifs. Trois expériences d'une même réalité : la barbarie nazie. Simone Lagrange a 13 ans lorsqu'elle est arrêtée à Lyon, avec ses parents. L'homme qui la torture pour savoir où sont cachés ses frères et sœurs, c'est Klaus Barbie. Déportée à Auschwitz avec ses parents, elle sera seule à en revenir. Cristina Szenberg est parquée, avec sa famille, dans le ghetto de Varsovie dès 1940. Peu de temps avant sa destruction, elle s'enfuit avec sa mère et sa petite sœur dans les égouts, où elles vivront cachées pendant trois mois. André Migdal est arrêté à 16 ans par la police française pour faits de résistance. Il tait ses origines juives. Après des séjours dans les camps français, il sera déporté en mai 1944 à Neuengamme, en Allemagne.

06/2004

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Notions

Visite dans l'Hadès

La façon singulière dont il traite son objet et sa qualité littéraire font de ce livre tout autre chose qu'un livre de plus sur la Shoah. Sa publication vient, en outre, enrichir la connaissance que le public français a de l'oeuvre d'Anders. La traduction de Besuch im Hades permet de faire connaître une autre partie de ce qu'Anders appelait son "encyclopédie du monde apocalyptique", sur les camps d'extermination nazis. Ce texte, paru en Allemagne à la fin des années soixante-dix et inédit en français, est une tentative originale et courageuse de compréhension et d'interprétation des deux événements essentiels du XXe siècle que sont "Auschwitz" et "Hiroshima". A la différence d'Hannah Arendt (Les Origines du totalitarisme, 1951) ou de Raul Hilberg (La Destruction des Juifs d'Europe, 1961), Visite dans l'Hadès parle des camps d'extermination sans en parler. Anders évoque, à travers les exemples de ses parents ou d'Edith Stein, la volonté d'assimilation des Juifs allemands avant 1933, en expliquant les effets de la Shoah sur la ville et la région de Wroclaw, mais il évoque cela indirectement. Le propos est de mieux décrire l'état d'esprit dans lequel se trouvaient les Juifs allemands que les nazis ont projetés d'exterminer, ainsi que les effets de la Shoah sur la ville et la région de Wroclaw. La qualité scientifique et la dimension incontournable de cet ouvrage se trouve dans la confrontation de la philosophie andersienne à la Shoah, ainsi que dans la quête sentimentale et personnelle de l'auteur. Sa qualité littéraire tient au style d'Anders qui confirme une fois de plus qu'il est non seulement un grand philosophe, mais également un grand écrivain.

05/2014

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Déportation

Juifs internés à Bordeaux (1940-1944) : Le camp de Mérignac-Beaudésert

Dans la région de Bordeaux, de l'automne 1940 au mois d'août 1944, le camp de Mérignac-Beaudésert est le lieu d'internement des indésirables de Vichy : nomades, politiques, réfugiés espagnols, Juifs, étrangers... Pour les Juifs, ce camp est une étape avant de rejoindre d'autres lieux d'internement pour être finalement dirigés sur Drancy puis vers les centres de mises à mort. Plus de 2 000 juifs ont transité par le camp de Mérignac-Beaudésert. 1 500 d'entre eux ont été déportés puis assassinés dans les camps nazis. L'ouvrage de Florent Leruste est remarquable par son originalité et sa précision. A hauteur d'homme, il offre un panorama complet du fonctionnement et de la vie d'un camp français : sa mise en place administrative, la diversité des situations des internés, l'identité des victimes, la description précise des modalités et des pratiques des arrestations et des déportations. Cet important travail apporte une pierre locale à l'édifice national et européen de l'histoire de la destruction des Juifs d'Europe. Pour les enseignants, ce travail est une invitation à utiliser les ressources locales pour étudier la persécution et la déportation des Juifs de France. Pierre-Jérôme Biscarat (Maison d'Izieu, mémorial des enfants juifs exterminés).

07/2014

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Histoire du droit

La France et le procès de Nuremberg

Le procès de Nuremberg (1945-1946) est devenu un symbole, celui d'un grand événement de justice internationale qui a permis d'affirmer que l'idéologie nazie ne devait pas rester impunie et relevait d'une nouvelle incrimination : le crime contre l'humanité. Cet ouvrage, qui place la focale sur la France, vient combler un important vide historiographique. La contribution française rappelle en effet que la justice internationale résulte d'un long travail de tractations politico-juridiques entre les Alliés, commencé dès 1941, et dans lequel les Français de Londres ont joué un rôle central. A Nuremberg, la délégation française dissone avec la logique américaine du procès. Elle s'inscrit dans une tradition humaniste remontant aux Lumières, critique certains choix juridiques et fait venir des résistants à la barre, quand les Anglo-Saxons ne jurent -ou presque- que par les documents écrits. Ainsi, Marie-Claude Vaillant-Couturier impressionne en évoquant les camps de concentration et la destruction des Juifs. Le procès de Nuremberg a été en partie emporté par la guerre froide et la décolonisation. Mais la contribution française reste une invitation à réfléchir sur la nécessité d'engagements clairs de la part de protagonistes décidés, si l'on veut faire advenir une justice internationale fondatrice d'humanité.

10/2014

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Autriche

Cette Autriche qui a dit non à Hitler

La véritable histoire de la résistance autrichienne à Hitler. Le 13 mars 1938, Hitler proclamait le rattachement de l'Autriche au Reich et, deux jours plus tard, faisait son entrée dans la capitale danubienne. Ces événements sont connus, et plus encore les photos qui les illustrent : douaniers autrichiens accueillant les soldats de la Wehrmacht, foule acclamant le Führer au coeur de Vienne. Le 10 avril suivant, par plébiscite, 99, 75 % des Autrichiens approuvaient l'Anschluss. Mais pourquoi ne dit-on jamais que les célèbres photos de 1938 ont été orchestrées par la propagande nazie ? Et pourquoi n'expose-t-on jamais l'autre face du décor ? Le désarroi de la petite République d'Autriche créée en 1918 sur les décombres de la monarchie des Habsbourg et l'attraction exercée par l'Allemagne, dans les années 1920, sur tous les courants politiques autrichiens représentés au Parlement, à commencer par les socialistes. Le combat de l'Etat autrichien contre le national-socialisme intérieur et extérieur, de 1933 à 1938, combat mené aussi par le régime autoritaire institué en 1934. En 1934 encore, la répression par l'armée autrichienne de la tentative de putsch nazi qui conduisit à l'assassinat du chancelier Dollfuss. Quatre ans plus tard, le sursaut du chancelier Schuschnigg qui voulut consulter les Autrichiens par référendum sur leur volonté de préserver l'indépendance de leur pays, consultation prévue le 13 mars 1938 et dont le résultat aurait sûrement été positif si Hitler, précisément, n'avait pas voulu en interdire la tenue en faisant envahir le pays par l'armée allemande, dans l'indifférence des démocraties occidentales. Ensuite le trucage du plébiscite nazi du 10 avril 1938, l'impitoyable destruction des attributs souverains de l'Autriche, la poursuite des opposants (70 000 arrestations lors de l'Anschluss), le règne de la terreur et la persécution des juifs. Et enfin la résistance autrichienne en exil ou intérieure - résistance communiste et socialiste, résistance catholique, résistance conservatrice et monarchiste -, résistance méconnue, qui eut ses héros et ses martyrs. L'Autriche, libérée par les Alliés en 1945 et redevenue souveraine en 1955, se relèvera grâce à des hommes ayant survécu aux camps nazis. Jean Sévillia, fin connaisseur de l'Autriche et de son histoire, et fort de sources en grande partie inédites, brise les idées reçues et rend justice à cette Autriche qui, très tôt, a dit non à Hitler.

09/2023

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