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Leçons d'un siècle de vie

[Invité de la Grande Librairie le 9 juin 2021]

Edgar Morin aura cent ans le 8 juillet 2021. L’occasion pour nous de le célébrer et pour lui de transmettre ses leçons de sagesse.

La vie et l’œuvre d’Edgar Morin sont intimement liées. Philosophe et sociologue, passionné de cinéma, Edgar Morin a traversé le XXe siècle en acteur de l’histoire. Né en 1921 de parents juifs sépharades, il est un vrai Parisien nourri de culture méditerranéenne. Grand résistant, libéré des carcans politiques, il est l’intellectuel de la pensée complexe, celui qui relie tous les savoirs loin des chapelles disciplinaires.

À cent ans, Edgar Morin est un homme toujours engagé et occupé, un penseur fraternel, solidaire des démunis, sensible à l’impératif écologique. En toute humilité, tenant en horreur les donneurs de leçons pontifiants, il nous offre dans ce livre les leçons de sagesse que la vie lui a enseignées.

Sociologue et philosophe né en 1921, directeur de recherche émérite au CNRS, récompensé par trente-huit doctorats honoris causa, Edgar Morin est l’auteur de plus de soixante ouvrages. Un hommage national lui sera rendu à l’occasion de son centenaire.

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Littérature

Mauvaises herbes

Dehors, le bruit des tirs s’intensifie. Rassemblés dans la cour de l’école, les élèves attendent en larmes l’arrivée de leurs parents. La jeune narratrice de ce saisissant premier chapitre ne pleure pas, elle se réjouit de retrouver avant l’heure « son géant ». La main accrochée à l’un de ses grands doigts, elle est certaine de traverser sans crainte le chaos.

Ne pas se plaindre, cacher sa peur, se taire, quitter à la hâte un appartement pour un autre tout aussi provisoire, l’enfant née à Beyrouth pendant la guerre civile s’y est tôt habituée. Son père, dont la voix alterne avec la sienne, sait combien, dans cette ville détruite, son pouvoir n’a rien de démesuré. Même s’il essaie de donner le change avec ses blagues et des paradis de verdure tant bien que mal réinventés à chaque déménagement, cet intellectuel – qui a le tort de n’être d’aucune faction ni d’aucun parti – n’a à offrir que son angoisse, sa lucidité et son silence.

L’année des douze ans de sa fille, la famille s’exile sans lui à Paris. Collégienne brillante, jeune femme en rupture de ban, mère à son tour, elle non plus ne se sentira jamais d’aucun groupe, et continuera de se réfugier auprès des arbres, des fleurs et de ses chères adventices, ces mauvaises herbes qu’elle se garde bien d’arracher.

De sa bataille permanente avec la mémoire d’une enfance en ruine, l’auteure de ce beau premier roman rend un compte précis et bouleversant. Ici, la tendresse dit son nom dans une main que l’on serre ou dans un effluve de jasmin, comme autant de petites victoires quotidiennes sur un corps colonisé par le passé.

Lauréate du Prix « Envoyé par La Poste » édition 2020

Lauréate de la mention spéciale du Prix de la littérature arabe 2020 Lauréate du Prix France-Liban de l’ADELF 2020

Lauréate de la mention spéciale du Prix Phénix de Littérature 2020

Lauréate du Prix des lecteurs 2021 de l’Escale du livre

Finaliste du Prix Montluc Résistance et Liberté 2020

Finaliste du Prix Révélation de la SGDL 2020, catégorie « Grand Prix du Premier roman »

Finaliste du Prix Première 2021 de la RTBF

Sélection du Prix du roman Fnac 2020 Sélection du Prix Méditerranée 2021

Sélection du Prix littéraire de la Porte Dorée 2021

 

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Nous sommes maintenant nos êtres chers

Dernière sélection Prix de l'Instant 2021

Simon Johannin renoue dans ses poèmes avec l’univers de ses romans. Alors que les vers courent librement, souvent délestés de leur ponctuation, des émotions intenses traversent la nuit comme des étoiles filantes.
Des voyous pas méchants, des jeunes gens pas prêts quoique robustes, se chamaillent pour trouver une place au soleil. La précarité guette le porte-monnaie et les sentiments avec la même férocité. Les bastons taillent les visages, forgent les caractères.

Pourtant, devant le vertige du quotidien, les belles âmes qui peuplent ces poèmes tâchent de ne pas tomber dans les écueils du ressentiment, et s’acharnent à trouver du sens et du plaisir là-dedans. Et l’amour parfois existe, se présente avec fulgurance. Le désir de vivre finit par l’emporter sur la résignation.

Loin des clichés romantiques, le style visuel de Simon Johannin fait surgir par flashes des visions de corps furieux et sensuels, qui s’imbibent de substances avant de s’écraser avec fracas contre le macadam.
Nous sommes maintenant nos êtres chers pose un regard lucide et sensible sur une époque sinistrée où la passion jaillit malgré tout avec éclat.

10/2020

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Littérature

Post tenebras lux ; la luxure

« D’un jadis plein de pères abusant de leur effarante arrogance, à la servitude contemporaine qu’un maternel tout-puissant soumet de sa loi, les corps se sont perdus dans leur lien à l’esprit et il n’y a plus qu’un monde de chair où la pulsion avance masquée sous des figures de mort. Ô Adonaï, où es-tu? La sexualité est une spiritualité peu commune. Je t’y vois plus que nulle part ailleurs.” 

Une femme prend la parole. Dans le dédale du monde contemporain, elle tente de retrouver le chemin qui mène au couple et au désir. Mille questions l’assaillent. D’où vient la haine des êtres sexués pour la sexualité ? Qu’est-ce que la luxure ? Comment séparer ce péché de ce qu’on appelle magnifiquement faire l’amour ? Comment retrouver l’eros grec sans retomber dans la fornicatio latine ? Et que veut dire 
exactement le Christ quand il pardonne à la prostituée, « parce qu’elle a beaucoup aimé » ? Retraçant la traversée qui, de la descente dans la ténèbre se fait remontée vers la lumière, Laurence Nobécourt dresse le nécessaire état des lieux de notre société droguée au plaisir.

Autrice d’une quinzaine de romans et de récits (comme La Vie spirituelle, Grâce leur soit rendue, Vivant Jardin), Laurence Nobécourt vit au cœur des collines de la Drôme provençale, où elle propose, à travers son cabinet et ses ateliers d’écriture, un chemin vers soi par la Voie du verbe. 

02/2021

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Littérature

Du ressentiment ; l'envie

« L’envie est, avec l’orgueil, l’un des péchés du diable. En suivant la carrière du Mal à travers les siècles, on comprend que l’envie se soit muée en ressentiment. Cet affect caractérise aujourd’hui l’ère d’uniformisation mondiale à laquelle la modernité donne lieu. Comme l’ont pressenti Nietzsche, Bernanos ou Robert Bresson, chacun envie désormais les autres pour ce qu’ils ont, pour ce qu’ils font ou même pour ce qu’ils sont. Et, paradoxe diabolique, c’est bien à cette condition ressentimentale que le monde suit sa course à l’indifférenciation. » 

L’envie étant avec l’orgueil l’un des deux péchés qui hantent le Démon en personne. C’est la médiocrité intime de Satan qu’explore ce livre fulgurant, ramené de l’abîme où se consument ses émules, les 
possédés de la possession rongés par la même féroce avidité, toujours insatiable et toujours insatisfaite. Mais la singularité majeure de ce vif traité sur une passion triste consiste à décrire en quoi le ressentiment est la forme moderne et ô combien actuelle de l’envie.

Il permet de comprendre comment notre époque a fait de lui un mal ordinaire, la condition paradoxale du quotidien dans les sociétés égalitaires du monde globalisé. Notre humanité commune se résumerait-elle à convoiter pour soi les vanités de l’autre ? 

Lauréat de la bourse Cioran, Mathieu Terence est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages, récits ou essais, salués chaque fois par la critique et distingués par l’Académie française. Il publie habituellement aux éditions Grasset. 

02/2021

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Chaudun, la montagne blessée

Vous montez un col, traversez une forêt, longez une rivière. Au fond de la vallée, les restes d'un village, des blocs de pierre brisés, presque rien : ci-gît Chaudun, village maudit qui fut vendu en 1895 par ses habitants à l'administration des Eaux et Forêts. Trop d'hommes et de femmes, trop de bêtes à nourrir. Au fil des ans, la plupart des bois ont disparu, ravagés par des coupes excessives. La vallée est exsangue, les pâturages inexploitables. Comme un torrent en crue, le récit de Luc Bronner charrie et recompose toutes les traces du passage des hommes et des femmes dans leur intimité et jusqu'à leur fuite inéluctable.

10/2020

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