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La Maison des visages

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Contes et nouvelles

La Maison des visages

- Répondez à cette énigme. La 2ème porte ouvre ? - La 1ère sans doute ! - Oui, sans doute ! Et quelle est la porte du futur ? -La 9ème je pense. - Et celle du passé ? - La 6ème son ennemie de symétrie, celle que je cherche... - Alors laquelle faut-il ouvrir pour la trouver ? - La porte 8, futur antérieur de la porte 9, qui ouvre la précédente, la porte 7 du présent, qui ouvre la précédente la porte 6 du passé composé de mes souvenirs. Suite à une annonce dans un magazine pour participer à un jeu télévisé sur le développement de soi, une femme envoie sa candidature. Le jeu consiste à retrouver les trous de mémoire de son histoire afin de la reconstituer et donner du sens à sa vie. Il est noté dans l'annonce, qu'il faut avoir une bonne connaissance des nombres. Elle est professeure de mathématiques, elle est sélectionnée. Le jeu commence. Sur l'écran de télévision, elle apparaît.

10/2022

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Littérature française

La Maison des Atlantes

Il m'arrivait de me réveiller la nuit et de penser jusqu'à l'angoisse à nos proches lendemains : je me penchais alors sur le visage de Nora qui, dans l'abandon du sommeil, reflétait une confiance si enfantine que j'en étais honteux. Saurais-je me montrer digne des espoirs qu'elle mettait en moi ? Une femme n'est jamais aussi belle que lorsqu'elle dort et se laisse rêver. J'effleurais ses lèvres, entrouvertes comme celles d'une paysanne qui dort sous l'arbre, écrasée de fatigue, après la vendange. Nos souffles se mêlaient et Nora passait la main sur son visage, gémissait, balbutiait : des mots qui lui venaient de la vie d'où je commençais à être exclu et qui étaient comme les bulles qui crèvent à la surface du marais et témoignent d'une sourde activité sous l'au dormante... Si elle avait ouvert les yeux à ce moment-là, je lui aurais crié mon amour.

04/1990

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Littérature française

La Maison Des Atlantes

Il m'arrivait de me réveiller la nuit et de penser jusqu'à l'angoisse à nos proches lendemains : je me penchais alors sur le visage de Nora qui, dans l'abandon du sommeil, reflétait une confiance si enfantine que j'en étais honteux. Saurais-je me montrer digne des espoirs qu'elle mettait en moi ? Une femme n'est jamais aussi belle que lorsqu'elle dort et se laisse rêver. J'effleurais ses lèvres, entrouvertes comme celles d'une paysanne qui dort sous l'arbre, écrasée de fatigue, après la vendange. Nos souffles se mêlaient et Nora passait la main sur son visage, gémissait, balbutiait : des mots qui lui venaient de la vie d'où je commençais à être exclu et qui étaient comme les bulles qui crèvent à la surface du marais et témoignent d'une sourde activité sous l'au dormante... Si elle avait ouvert les yeux à ce moment-là, je lui aurais crié mon amour.

12/1971

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Littérature française

La Maison des prophètes

De tout temps, nous avions habité la ville-des-escaliers, qui dégringolait droit dans la mer. Les chrétiens mozarabes, dont faisait partie ma famille, vivaient en bonne intelligence avec les gens du croissant. Les pachas prenaient le café chez les évêques, et il était encore permis d'acheter des légumes chez un marchand d'une autre religion que la sienne. Puis, en quelques mois, tout changea. Déjà, quand ma soeur épousa Roane, ce fut un beau scandale. Roane était mon ami. Mais il n'était pas chrétien. Il n'avait pas le droit de prendre ma soeur. Chacun se demandait quelle allait être ma revanche. A présent, de grandes craquelures divisent notre sol, et des jeunes gens vêtus de blanc ont pris possession de nos rues. Les visages se détournent au vu du tatouage que je porte au poignet. Les forces nouvelles auront bientôt saccagé notre vieux monde. Mais sur ses ruines, un jour, s'élèvera la maison des prophètes. Nicolas Saudray Né en Normandie deux ans avant le débarquement. Il a commencé par écrire sur l'Orient un premier roman, Le Maître des fontaines, remarqué par la critique. Puis il s'est tourné vers des sujets bien français. Avec ce quatrième roman, il revient à son inspiration première.

01/1984

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Littérature Italienne

La maison des regards

A vingt-cinq ans, Daniele, un poète, se noie dans l'alcool pour oublier la crise existentielle qu'il traverse. Alors que sa mère, déchirée de voir son fils se faire du mal, lui propose de mettre fin à leurs jours ensemble, Daniele se résout à prendre un emploi d'agent d'entretien dans le plus grand hôpital pédiatrique européen, l'Enfant-Jésus à Rome. Très vite, le jeune homme à la sensibilité exacerbée pense abandonner, tant l'injustice et la douleur qui s'imposent à ces enfants malades dépassent l'entendement et les mots. Mais le quotidien, la camaraderie et la solidarité qui se créent avec les collègues et les patients lui montreront l'authentique visage de la vie, levant le voile épais des ténèbres qui l'empêchait de vivre. Bouleversant de tendresse et d'humanité, La Maison des regards est le récit autobiographique d'une résurrection et rend un hommage poétique et vibrant à ceux, travailleurs ou proches, qui accompagnent les malades.

04/2024

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Littérature sud-américaine

La maison verte

La ville de Piura, dans le nord du Pérou, avec la forêt vierge qui l'entoure, est le cadre de cette " comédie humaine " foisonnante de personnages, d'évènements intimes et de grandes aventures. La maison verte, c'est le lupanar de Piura, dont Bonifacia, la petite Indienne élevée par les sœurs de la mission de Santa Maria de Nieva, finit par devenir la " locataire ". L'histoire de Bonifacia constitue l'un des liens les plus solides entre les diverses actions du livre : s'il s'agissait d'un roman classique, on pourrait dire qu'elle en est la " protagoniste ". D'autres lecteurs verront dans l'interminable descente du fleuve Maranon par le bandit Fushia la narration linéaire qui donne au livre son tempo. Mais il serait trompeur et vain de privilégier tels personnages ou telle aventure, de les isoler de l'orchestration dans laquelle le grand romancier péruvien les a fondus, leur donnant une dimension et une épaisseur qui permettent seules aux visages, aux épisodes, aux thèmes multiples d'apparaître dans toute leur lumière, alors éblouissante.

08/1969

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