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Johanna Luyssen

Extraits

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Famille

Mères solos

Elles sont plus d'1,5 million de mères célibataires en France : un chiffre qui a quasiment doublé en 30 ans. Prises à la gorge par les difficultés économiques et le gouffre de la précarité qui les absorbe prioritairement, elles souffrent pour la plupart d'isolement et d'épuisement. Ce livre a pour objectif d'alerter sur celles que la société ne veut pas voir, d'identifier les blocages systémiques qui grèvent leur quotidien - casse-tête de la garde des enfants, pensions alimentaires impayées, injustice fiscale, etc. - et d'exhorter les politiques à se saisir du problème. Mais cet essai a aussi pour but de leur permettre de relever la tête, quel que soit leur niveau de vie, en recensant nombre de conseils et témoignages pour vivre mieux, et de se défaire du jugement péjoratif que la société porte sur elles, en promouvant notamment de nouveaux modèles familiaux. Les familles monoparentales représentent aujourd'hui un quart des foyers français, avec dans leur écrasante majorité des femmes à leur tête : il est temps de changer de regard sur les mères solos et d'exiger des mesures politiques dignes de ce nom pour les soutenir !

09/2024

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Grossesse et maternité

Si je veux

Célibataire, trentenaire, plutôt hétérosexuelle, Johanna Luyssen a choisi : elle fera un enfant seule. Tôt confrontée à la maladie et à la mort d'un frère, Johanna pressent qu'avoir des enfants, c'est compliqué. La santé échappe à toute morale, vivre ne se mérite pas, la mort non plus, et au milieu de tout ça, il y a de l'amour. Mais dans sa famille, les femmes pensent à leur carrière après leur famille. Elle, elle veut l'inverse. " Je me disais donne tout, écris, apprends, tu verras bien, l'enfant paraîtra. " Or les histoires d'amour se sont succédé et l'enfant n'est pas venu. Comment se dit-on "Je vais faire seule" , lorsqu'on a été élevée dans l'idée qu'il fallait impérativement faire "avec" ? Aujourd'hui encore, mère célibataire, cela ne va pas de soi. Si on échappait enfin au regard stigmatisant, honteux, pathétique attaché à la mère seule ? Et qu'est donc ce fameux désir d'enfant : une nécessité, vraiment, ou un caprice ? Vivre libre, assumer ses convictions, être la mauvaise fille qui ne rentre pas dans les clous : pas si simple. Comment retrouver le sens de ses choix, le sentiment de sa puissance, et prendre la décision si difficile de faire un enfant sans homme ? Dans un contexte juridique encore fermé aux mères célibataires, quand l'option coûteuse d'une insémination à l'étranger n'est pas possible, commence un parcours de la combattante que Johanna Luyssen dépeint avec une acuité sincère, sur un fil tendu entre émotion et humour. Les aventures d'un soir, le garçon qui se préoccupe plus du bonnet qu'il a oublié que d'un préservatif rompu, les sites de rencontre, les donneurs de sperme tarifé, du marin danois qui demande un peu plus pour un don exclusif, à l'astrophysicien généreux qui annonce 80 millions de spermatozoïdes en bonne santé, en passant par les conseils des amies sur l'auto-insémination en douceur... Et finalement... " Nous y sommes. Elle est là, à mes côtés, elle dort sur son petit matelas, ses joues bien pleines, ses sourires. Je ne sais pas ce que l'avenir nous réserve, mais je sais désormais ce que je ne veux plus. Je la regarde gigoter, son petit corps potelé et la couche à l'air, elle se dresse, elle regarde le ciel, elle rit, elle geint, elle se frotte les yeux et je songe : de fille-mère, je suis devenue la mère d'une fille. Elle, elle deviendra ce qu'elle veut. "

02/2022

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Littérature française

Les fragments d'Hélène

" J'ai mis des années avant d'oser écrire sur Hélène. Elle n'était pas que l'étranglée de la rue d'Ulm. Elle était un mystère, une femme aux multiples identités, une personnalité opaque, hermétique aux récits. Le meurtrier possède sa biographie en plusieurs tomes, des rayonnages entiers, des archives dédiées. On l'étudie. On le lit. Elle : rien. Il lui a écrit des Lettres à Hélène , des centaines de pages. Des mots publiés, sans ses réponses, à elle. Si cette femme est un mystère, si j'en sais si peu sur elle, que faire ? Lorsque l'on n'est ni historienne ni biographe, quel intérêt d'écrire sur une autre personne ? J'ai fini par répondre à cette question, parce que chaque femme a droit à la parole. J'ai longtemps tâtonné avant de la nommer. On l'appelle Althusser, Rytmann, Legotien. Comment choisir ? Un jour, pourtant, j'ai réussi à l'appeler Hélène. C'est drôle parce que chez les féministes, on se méfie des personnes qui appellent les femmes par leur prénom. Mais les choses se meuvent dans la vie et il m'a semblé que ce prénom disait tout d'elle, et la poésie et la mer, et la force et le langage. Il m'a semblé que le prénom Hélène la révélait davantage que ses patronymes changeants, ses noms de code et d'épouse. Il racontait aussi sans doute la tragédie qui l'attendait. "

09/2025

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Littérature française

La grâce des brigands

" Une splendide variation sur le thème des perdants magnifiques. " François Busnel, L'Express " Aussi diablement romanesque que diablement poétique. " Valérie Marin La Meslée Le Point " Maria Cristina, héroïne dure à cuire, flamboyante et indomptée. " Johanna Luyssen, Causette Edition collector - tirage limité

11/2016

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Non classé

Les infréquentables

40 histoires de femmes sans foi ni loi, libres et subversives ! Une journaliste d'investigation à la fin du XIXe siècle, ça n'est pas commun. Tout comme une femme qui fait le tour du monde en voiture... en 1922. Une reine qui mène d'une main de fer son armée au XVIIe siècle, on n'y croyait pas, quant à voir une sculptrice devenir femme d'affaires pendant la Révolution française... il nous fallait des preuves ! Les destins de Nellie Bly, Aloha Wanderwell, Anna Zingha, ou encore Marie Tussaud nous les apportent. Les 40 femmes qui peuplent les pages de ce livre ne sont ni polies, ni gracieuses, ni soumises : qu'elles aient accompli des exploits, comme James Barry qui s'habilla en homme toute sa vie pour pouvoir exercer la chirurgie, ou bravé la loi, comme la brigande Marion du Faouët qui volait les riches pour donner aux pauvres, elles ont toutes pris leur destin en main, dépassant la condition que leur réservait leur statut de femmes. Faisant fi des conventions, des diktats imposés à leur sexe, elles ont tout fait pour réaliser leurs rêves et atteindre leurs buts - devenir impératrice, réaliser des films ou défendre les SDF -, quitte à faire preuve de violence ou de cruauté, et parfois même à sacrifier des vies. Mettons un terme à la légende paternaliste selon laquelle les femmes sont forcément angéliques, douces et dévouées. La fréquentation de ces infréquentables vous le démontrera : les femmes aussi sont capables de tout, du meilleur comme du pire !

10/2020

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