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Jean-Yves Boriaud

Extraits

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Renaissance

Léonard de Vinci

Dès que l'on aborde la vie de Léonard de Vinci, deux écueils sont à éviter : placer l'artiste au-dessus de la condition humaine pour en faire un génie énigmatique et impénétrable ou, au contraire, réduire son existence à une série d'épisodes incertains - voire fantasmés - de sa vie privée. Rompant en visière avec les nombreuses idées reçues, cet ouvrage invite à suivre le véritable parcours de Léonard, depuis le petit village toscan de Vinci dans lequel il naît en 1452 jusqu'au château du Clos-Lucé, à Amboise, où il s'éteint en 1519. Partant, et en suivant les évolutions du maître dans les multiples disciplines auxquelles il s'essaie (dessin, peinture, bronze, architecture. mathématiques, etc.), c'est un voyage des plus enrichissants au coeur de l'Italie renaissante qu'il propose : de la Florence des Médicis, où le jeune peintre fait ses armes dans l'atelier de Verrocchio. à Rome, où d'autres Médicis, autour du pape Léon X. admirent et protègent ce polymathe hors du commun, en passant par le château milanais de la puissante famille Sforza. Jean-Yves Boriaud analyse finement les conditions de réalisation des oeuvres magistrales de Léonard (Cène, Joconde...), mais aussi l'histoire de ses nombreuses productions inachevées (comme le monumental cheval des Sforza). S'appuyant principalement sur des sources primaires - notamment les foisonnants Carnets du peintre -, il brosse le premier portrait fidèle et authentique de cette figure incontournable de la Renaissance, tout en s'attachant à la manière dont, au fil des siècles, s'est construite sa légende. Une biographie magistrale.

05/2022

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Italie

La fortune des Médicis

L'histoire d'une des plus fascinantes familles du Quattrocento italien. Le siècle dit " des Médicis " passe pour un moment d'exception, un modèle d'équilibre politique comme de perfection esthétique. Au xve siècle affluent effectivement à Florence, en ce brillant Quattrocento, artistes, architectes, érudits et philosophes qui en font le phare de la Renaissance italienne. Mais rien n'aurait été possible sans la toile économique patiemment tissée depuis des dizaines d'années par les fondateurs méconnus de la dynastie des Médicis, des banquiers qui, en dépit des graves soubresauts qui agitèrent l'histoire de la ville, montèrent un réseau de succursales qui firent la fortune de la famille. Fort de sa connaissance intime de la période, Jean-Yves Boriaud montre comment les Médicis, appuyés sur cette solide infrastructure, réussirent à s'emparer, sous Cosme (1434-1464) puis Laurent " le Magnifique " (1469-1492), de la réalité du pouvoir politique dans cette " république " aux rouages compliqués et à conforter cette puissance en se constituant une cour de haute culture, à même de célébrer les exceptionnels mérites du clan. Cela avant que le système montre ses limites et qu'en sollicitant à l'excès les ressources de la banque familiale, Laurent et ses successeurs ne le conduisent à l'échec final, la faillite de 1494. L'ascension, l'apogée et la chute d'une famille mythique, racontée avec brio par l'historien des Borgia.

09/2019

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Rome

Crimes à l'antique

Sans être obligatoirement des maniaques de la décapitation, les Romains ne reculaient guère devant les manifestations spectaculaires de cruauté. Les crimes faisaient même partie intégrante de l'imaginaire latin, et les historiens de Rome ne se sont pas fait faute de raconter dans le détail ceux qu'ils pensaient assez exemplaires pour édifier leur lecteur, ou lui inspirer une terreur salutaire. A s'en tenir, comme le fait ici Jean-Yves Boriaud, aux écrivains qui, comme Tite-Live, travaillèrent, sous Auguste, à donner un sens à la première histoire de Rome, ou encore aux historiens "militants" qui, à la fin du Ier siècle et au début du IIe, à l'instar de Tacite ou Suétone, ont porté un regard critique sur la première dynastie impériale, celle des Julio-Claudiens, ou, enfin, aux moralistes qui, à la même époque, comme Plutarque, ont mis en regard les grandes figures des mondes grec et latin dans un empire désormais biculturel, on pourra se faire une idée de la place que tenait le fantasme criminel dans la pensée politique du Romain cultivé.

05/2012

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Grèce

Le rêve grec des Français

S'il est largement reconnu que la Grèce représente le berceau de l'idée d'Europe, cette vision omet de considérer qu'elle fut longtemps, aux yeux mêmes des Européens, une terre mystérieuse et "orientale", où s'aventurèrent pourtant, au fil des siècles, des Français de tous acabits, croisés en quête de gloire, pirates audacieux, religieux en quête de spiritualité, chevaliers en quête d'honneur, mais aussi antiquaires passionnés, botanistes curieux et archéologues déterminés... Ce livre nous invite à suivre la lente redécouverte, par ces aventuriers et intellectuels-voyageurs, de l'idée même de la Grèce, avant que n'émerge en France un philhellénisme qui se fit, avec les progrès de l'Histoire, de plus en plus vibrant, jusqu'à l'implication des armes françaises dans la guerre d'indépendance grecque. Bien que les relations entre les deux pays aient parfois été tumultueuses, ce philhellénisme, mis à l'épreuve maintes fois, durant et après la Seconde Guerre mondiale, reste aujourd'hui encore une pierre angulaire de l'esprit démocratique français.

06/2025

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Ouvrages généraux

Les Borgia

Mythes et réalités d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance. Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia - Alexandre, César et Lucrèce - ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et nuancée. D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455 Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492 Alexandre VI, qui, s'il compromet sa fonction dans plusieurs scandales, donne à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. Sous la plume légère et savante de Jean-Yves Boriaud, la saga des Borgia se lit comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, entre pourpre et sang, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.

01/2021

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Ouvrages généraux

Les Borgia

Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia - Alexandre, César et Lucrèce - ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces "Borja" vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.

04/2017

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