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Jaume Cabré

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La daronne

« On était donc fin juillet, le soleil incendiait le ciel ; les Parisiens migraient vers les plages, et alors que j’entamais ma nouvelle carrière, Philippe, mon fiancé flic, prenait son poste comme commandant aux stups de la 2e DPJ. “Comme ça on se verra plus souvent”, m’avait-il dit, réjoui, en m’annonçant la nouvelle deux mois auparavant, le jour de sa nomination.J’étais vraiment contente pour lui, mais à cette époque je n’étais qu’une simple traductrice-interprète judiciaire et je n’avais pas encore une tonne deux de shit dans ma cave. »

Comment, lorsqu’on est une femme seule, travailleuse avec une vision morale de l’existence… qu’on a trimé toute sa vie pour garder la tête hors de l’eau tout en élevant ses enfants… qu’on a servi la justice sans faillir, traduisant des milliers d’heures d’écoutes téléphoniques avec un statut de travailleur au noir… on en arrive à franchir la ligne jaune ?

Rien de plus simple, on détourne une montagne de cannabis d’un Go Fast et on le fait l’âme légère, en ne ressentant ni culpabilité ni effroi, mais plutôt... disons... un détachement joyeux.

Et on devient la Daronne.

03/2017

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litterature hispano-portugaise

Sa seigneurie

Sa Seigneurerie – Jaume Cabré

1799, novembre et décembre. Il n’arrête pas de pleuvoir sur Barcelone, la ville en semble paralysée. Mais la vie superficielle de l’aristocratie bourbonienne poursuit son cours. Son unique souci: fêter le changement de siècle sur le plan religieux et sur le plan civil. Te Deum à la cathédrale, réceptions dans les salons luxueux… L’assassinat d’une cantatrice française émeut le bon peuple et la bonne société. On arrête un suspect, on en fait le coupable. D’autant plus coupable qu’on trouve en sa possession un document qui peut entraîner la chute de « Sa Seigneurie », la plus haute autorité judiciaire de la Catalogne: don Rafel Masso, régent de l’Audience Royale. Au « je ne l’ai pas tuée » d’un accusé auquel on ne donne pas les moyens de se défendre fait écho le « je ne voulais pas le faire » du régent qui, lui, a bel et bien étranglé sa maîtresse et couvert d’or son jardinier pour qu’il cache le cadavre. Peu de temps s’écoule entre la confession du jardinier et celle du régent, c’est-à-dire de la vengeance de l’humble à la déroute du puissant. Assez de temps cependant pour que nous devienne familière une ville qui se reconstitue une santé en dépit et aux dépens d’une aristocratie aussi veule qu’abjecte. Prix Méditerranée 2004« James Cabré brosse le portrait d'une société corrompue à son crépuscule. Somptueux comme un opéra puccinien ou un projet viscontien, Sa Seigneurie (qui a reçu le prix Méditerranée Etranger) bénéficie d'une traduction d'une saveur enthousiasmante. Enfin une grandeur non usurpée. » Philippe-Jean Catinchi, Le Monde« Retenez bien le nom de ce romancier catalan, car on en reparlera. Sa Seigneurie est son premier roman traduit – excellemment – en français. La qualité littéraire époustoufle: intrigue saisissante pleine de rebondissements, longues phrases proustiennes alternant avec des dialogues truffés d'arrière-pensées et des monologues intérieurs, maîtrise des mouvements temporels et des flash-back, art de différer les réponses, de donner comme Balzac vie à une centaine de personnages, de ressusciter comme Dumas l'atmosphère d'une époque abolie: Barcelone entre 1795 et 1800, assez proche de la France pour que des écrits satiriques révolutionnaires y fleurissent contre les Bourbons et Godoy, le favori de la reine Marie-Louise de Bourbon-Parme. Cabré connaît le nom de chaque rue, et de chaque cloche de chaque église. » Jean-Charles Gateau, Le Temps

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litterature hispano-portugaise

L'ombre de l'eunuque

Miquel Gensana est étudiant lorsqu'il préfère se lancer à corps perdu dans la lutte contre le Franquisme plutôt que de sauver le clan familial. Il s'engage alors dans un groupuscule d'extrême Gauche, vit caché, est amené à participer à l'exécution d'un camarade pris par la police. Cette Période militante terminée, Miquel peine à se réinsérer dans la vie quotidienne. Il trouve alors son Salut dans la musique et se rend à de nombreux concerts pour le travail et pour le plaisir surtout. Il S'éprend d'une violoniste, Teresa Planella avec qui il aura une liaison forte qui s'achèvera dans la Douleur. Le lecteur comprend au fil du récit que le restaurant où Miquel dîne avec l'une de ses Collègues n'est autre que l'ancienne maison de famille des Gensana. Cette dernière s'est installée à Feixes à la fin du 17ème siècle et s'est enrichie grâce à l'industrie textile. Sa situation se détériore Avec l'avènement du franquisme jusqu'à la décadence que ni Miquel Gensana ni Maurici Sicart N'empêcheront. Maurici Sicart est une autre figure centrale de ce roman et l'oncle de Miquel. Il S'est institué historien de la famille et malgré un caractère quelque peu pervers, c'est un Personnage attachant, féru d'art, de littérature latine et catalane, de piano, etc. Diabolisé par une Famille bien pensante et hypocrite, Maurici Sicart parviendra à se venger de son isolement. Ce Roman à tiroirs mélange les points de vue, les styles narratifs, la fiction et l'histoire, le tout dans Une écriture exigeante, sans concession.

05/2006

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litterature hispano-portugaise

Sa seigneurie

1799, novembre et décembre. Il n'arrête pas de pleuvoir sur Barcelone, la ville en semble paralysée. Mais la vie superficielle de l'aristocratie bourbonienne poursuit son cours. Son unique souci : fêter le changement de siècle sur
Le plan religieux et sur le plan civil. Te Deum à la cathédrale, réceptions dans les salons luxueux.


L'assassinat d'une cantatrice française émeut le bon peuple et la bonne société. On arrête un suspect, on en fait le coupable. D'autant plus coupable qu'on trouve en sa possession un document qui peut entraîner la chute de « Sa Seigneurie », la plus haute autorité judiciaire de la Catalogne : don Rafel Masso, régent de l'Audience Royale. Au « je ne l'ai pas tuée » d'un accusé auquel on ne donne pas les moyens de se défendre fait écho le « je ne voulais
Pas le faire » du régent qui, lui, a bel et bien étranglé sa maîtresse et couvert d'or son jardinier pour qu'il cache le cadavre. Peu de temps s'écoule entre la confession du jardinier et celle du régent, c'est-à-dire de la vengeance de
L'humble à la déroute du puissant.
Assez de temps cependant pour que nous devienne familière une ville qui se reconstitue une santé en dépit et aux dépens d'une aristocratie aussi veule qu'abjecte.

03/2004

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sociologie faits de societe, temoignages contemporains, actualite, biographies

96 heures ; un commissaire en garde à vue

En Octobre 2011, des policiers lyonnais et grenoblois, dont le commissaire de police Christophe Gavat, alors chef de la P.J. de Grenoble, sont placés en garde à vue pendant quatre jours et mis en examen pour " association de malfaiteurs ", " trafic de stupéfiants ", " détournement de scellés " et " vol en réunion " ; dans le cadre de " L'affaire Neyret ". L'Inspection générale des services (IGS) suspecte les policiers d'avoir détourné de la drogue, sur ordre de leur supérieur le commissaire divisionnaire Michel Neyret , numéro deux de la Police Judiciaire de Lyon, afin de rétribuer des indicateurs.

Pendant ces 96 heures, il fait le bilan de ses 25 ans de carrière.

Un monologue intérieur, sur le boulot de flic où se mêlent anecdotes et réflexions sur le quotidien : il faut côtoyer sans cesse la mort, celle des victimes, celle du collègue qui se suicide et celle du voyou qu'on a dû descendre. Il raconte la vie de famille réduite à peau de chagrin, la règle de l'oubli immédiat et nécessaire, les rencontres étonnantes, le mépris de certains, l'admiration d'autres. Il explique les violences subies en permanence, les missions ingrates, les tentations, la ligne jaune à ne pas franchir, les injustices quand le flic devient bouc émissaire, la complexité du système judiciaire, les vices de procédure, les enquêtes, le rôle des informateurs, les planques, les filatures, les rapports.

04/2013

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