Recherche

Italie lecteurs

Extraits

ActuaLitté

Littérature hispano-portugaise

Estuaire

Edmundo Galeano a 25 ans, il a parcouru le monde, participé à une mission humanitaire et est revenu dans la maison paternelle avec une main estropiée. Il est revenu pour écrire et passe ses jours à essayer d'élaborer littérairement son témoignage. Un roman qui expliquera le monde et l'empêchera de courir à sa perte. Sa famille passe par une série de vicissitudes économiques qui mettent en danger la maison familiale, refuge de tous. Il y a l'aîné qui a mis sur pied un projet destiné à sauver la fortune de la famille en transformant deux bateaux, mais l'autorisation de l'administration se fait attendre depuis des années. Il a tenté de conjurer le sort et attend une bonne nouvelle. Un cadet avocat et dandy dont les affaires déclinent et qui essaie de sauver son cheval du naufrage de sa fortune.Le frère suivant qui réhabilite des immeubles vétustes pour les louer à des clandestins et est amoureux d'une belle Estonienne enceinte de lui et qui a besoin de place pour le bébé.La jeune sœur divorcée, avec un enfant de 8 ans fasciné par la baleine 52 Hertz, un enfant qui ne ressemble pas à son père mais au grand amour de sa mère.Et la tante Titi qui a sacrifié sa vie pour élever ses neveux et dont la vieillesse et la présence sont maintenant encombrantes.Lorsque le père de famille, armateur ruiné, baisse les bras, tout se précipite et chacun est confronté à ses échecs et à ses culpabilités.Edmundo prend alors conscience que ses aventures lointaines et son projet littéraire sont en relation directe avec les batailles privées qui se déroulent autour de lui. Ce superbe roman choral nous montre, avec tendresse et ironie pour l'apprenti écrivain, le processus de la création littéraire, ses embûches, ce que représente le travail d'écriture. Il nous montre aussi comment les vies quotidiennes dépendent de ce qui se passe bien loin d'elles-mêmes et des décisions prises à d'autres échelles. Lídia Jorge, qui a toujours pratiqué un "réalisme aux portes ouvertes", nous trouble en introduisant des éléments fantastiques et irrationnels dans ses personnages et nous montre que la passion amoureuse va plus loin qu'on ne pourrait le penser. Elle montre le plus proche pour atteindre l'universel.Après avoir exploré l'Histoire et les façons d'en rendre compte, Lídia Jorge revient à l'exploration des actions et des sentiments qui constituent les vies ordinaires et les abîmes qu'elles recouvrent. Un grand roman écrit par une très grande romancière. Lídia Jorge est née à Boliqueim dans l'Algarve en 1946. Diplômée en philologie romane de l'université de Lisbonne, elle se consacre très tôt à l'enseignement. En 1970, elle part pour l'Afrique (Angola et Mozambique), où elle vit la guerre coloniale, ce qui donnera lieu, plus tard, au portrait de femme d'officier de l'armée portugaise du Rivages des murmures (Métailié, 1989). À son retour à Lisbonne, elle se consacre à l'écriture.Ses œuvres sont publiées en Allemagne, Espagne, Italie, Grèce, Brésil, Israël, Grande Bretagne, Pays Bas, Serbie, Suède, Etats-Unis. La Couverture du soldat, 2000 a eu le Prix Jean Monnet 2000 (Cognac) Le Vent qui siffle dans les grues, 2004 a eu le Grand Prix du Roman de l'Association Portugaise des Ecrivains 2003, Premier Prix "Correntes d'escritas" 2004 (Povoa da Varzim, Portugal), Prix des lecteurs du Salon de la Littérature Européenne de Cognac 2005, Prix Lucioles des lecteurs 2005 (Librairie Lucioles, Vienne), Prix Albatros de la Fondation Günter Grass 2006 (Allemagne). Nous combattrons l'ombre, a reçu le Prix Charles Brisset 2008, La Nuit des femmes qui chantent, 2012, Les Mémorables, 2015.

08/2019

ActuaLitté

histoire du 20Ème siecle a nos jours

Les Français libres ; l'autre résistance

Aux combats de la France libre s’attachent quelques noms mythiques: Keren, Kub Kub, Bir Hakeim, El-Alamein… et, plus tard, Paris, Toulon, Strasbourg, Berchtesgaden. La « croisade » gaulliste pour la libération de la France a été maintes fois retracée. Le visage des hommes et des femmes – plus de 60 000 – engagés dans les Forces françaises libres de 1940 à 1943 demeure pourtant dans l’ombre. Sous l’uniforme à croix de Lorraine, ils ont été de tous les fronts, ils ont subi tous les climats: l’Éthiopie, le Levant, le désert libyen, les oasis du Fezzan, l’Italie, la Normandie, Paris, la Provence et l’Alsace, mais aussi la Russie, les cieux d’Angleterre et d’Europe, enfin toutes les mers du globe, et surtout les convois de l’Atlantique. Jean-François Muracciole évoque dans ce livre le parcours singulier de ces combattants, dégageant un portrait aussi étonnant qu’inédit. Une moitié de Français, souvent bretons, parisiens ou pieds-noirs, y côtoient d’anciens républicains espagnols, des antifascistes de toutes nationalités, des juifs d’Europe centrale et d’Afrique du Nord, persécutés à des titres divers, et des soldats coloniaux venus des quatre coins de l’Empire. Et, pour la première fois, plus de 2 000 femmes y reçoivent un vrai statut militaire. Cette petite troupe bigarrée est issue de milieux socio-culturels élevés, au fort ancrage bourgeois et catholique, et l’engagement y relève d’un patriotisme toujours prégnant, mais aussi de logiques plus intimes, où l’affectivité et les structures familiales ont leur part. L’auteur n’oublie pas la vie quotidienne des combattants: leurs convictions, leurs joies, leurs peines, leurs souffrances, sans oublier l’évaluation délicate de leurs pertes. Enfin, il révèle l’extraordinaire pépinière de talents politiques, administratifs, industriels et scientifiques qu’ont constitué ces combattants pour la France des Trente Glorieuses. Alors que le souvenir des Français libres tend à s’effacer devant celui des résistants de l’intérieur, ce sont les contours de cette « autre Résistance », extérieure et non pas enracinée dans le sol national, que le lecteur découvrira ici.

ActuaLitté

litterature francaise romans nouvelles correspondance

Le revenant

Le destin met la main sur Marc à Barcelone, le tourne dans la direction des enfers et pousse un bon coup. Marc, docile, suit le mouvement jusqu'à Lyon, sa ville natale. Le piège (infernal) s'est mis en place. La mort lui ravit des êtres chers. Et voilà qu'on veut à toute force lui arracher un secret dont il ne connaît pas un traître mot. Et il a beau se débarrasser des revolvers que le destin lui fourre entre les mains, d'autres les remplacent aussitôt. De sorte que malgré qu'il en ait les cadavres se mettent à fleurir le long de sa route. (Il arrive qu'il prenne le temps de les enterrer, à minuit, avec l'aide de son ami Miguel. ) Lui-même meurt plusieurs fois, ou peu s'en faut. À Nice, il s'accroche à Mado, le temps d'une halte amoureuse. (Reconnaissons qu'il s'accroche bien: à l'aube, note-t-il du fond de sa détresse, le lit clapotait comme un gué franchi au grand galop par un troupeau d'éléphants). Après Nice, l'Italie, terre de ses ancêtres. Long, long voyage de retour. Sera-ce un retour simple, commence-t-on sérieusement à se demander. Car le destin se réjouit: croyant s'éloigner des mâchoires du piège prêtes à se refermer dans un claquement de tonnerre, Marc se précipite dedans, il fonce vers la Sicile! D'ailleurs il est toujours le premier là où il ne devrait pas être. Et c'est un as du volant. Même avec une voiture loqueteuse, il ne craint personne (sauf, précise-t-il honnêtement, un conducteur de Porshe ancien pilote de course portant d'urgence un médicament à sa mère mourante, là il faudrait voir. ) Étrange engrenage. Si étrange et terrible que finalement c'est le lecteur qui n'en revient pas.

ActuaLitté

histoire du 20Ème siecle a nos jours

Les Français libres ; l'autre résistance

Aux combats de la France libre s’attachent quelques noms mythiques: Keren, Kub Kub, Bir Hakeim, El-Alamein… et, plus tard, Paris, Toulon, Strasbourg, Berchtesgaden. La « croisade » gaulliste pour la libération de la France a été maintes fois retracée. Le visage des hommes et des femmes – plus de 60 000 – engagés dans les Forces françaises libres de 1940 à 1943 demeure pourtant dans l’ombre. Sous l’uniforme à croix de Lorraine, ils ont été de tous les fronts, ils ont subi tous les climats: l’Éthiopie, le Levant, le désert libyen, les oasis du Fezzan, l’Italie, la Normandie, Paris, la Provence et l’Alsace, mais aussi la Russie, les cieux d’Angleterre et d’Europe, enfin toutes les mers du globe, et surtout les convois de l’Atlantique. Jean-François Muracciole évoque dans ce livre le parcours singulier de ces combattants, dégageant un portrait aussi étonnant qu’inédit. Une moitié de Français, souvent bretons, parisiens ou pieds-noirs, y côtoient d’anciens républicains espagnols, des antifascistes de toutes nationalités, des juifs d’Europe centrale et d’Afrique du Nord, persécutés à des titres divers, et des soldats coloniaux venus des quatre coins de l’Empire. Et, pour la première fois, plus de 2 000 femmes y reçoivent un vrai statut militaire. Cette petite troupe bigarrée est issue de milieux socio-culturels élevés, au fort ancrage bourgeois et catholique, et l’engagement y relève d’un patriotisme toujours prégnant, mais aussi de logiques plus intimes, où l’affectivité et les structures familiales ont leur part. L’auteur n’oublie pas la vie quotidienne des combattants: leurs convictions, leurs joies, leurs peines, leurs souffrances, sans oublier l’évaluation délicate de leurs pertes. Enfin, il révèle l’extraordinaire pépinière de talents politiques, administratifs, industriels et scientifiques qu’ont constitué ces combattants pour la France des Trente Glorieuses. Alors que le souvenir des Français libres tend à s’effacer devant celui des résistants de l’intérieur, ce sont les contours de cette « autre Résistance », extérieure et non pas enracinée dans le sol national, que le lecteur découvrira ici.

ActuaLitté

essais d'economie generale

Faut-il sortir de l'euro?

De la Grèce à l’Italie, en passant par l’Irlande, le Portugal et l’Espagne, la zone euro est en feu. La monnaie unique censée nous protéger se révèle un piège dangereux. Tout cela avait été prévu car les défauts structurels de la zone euro étaient notoires et bien connus des économistes. L’Histoire dira la responsabilité de nos gouvernements qui, par idéologie, par conformisme et parfois aussi par lâcheté, ont laissé la situation se dégrader jusqu’à l’irréparable. Elle dira aussi l’immense culpabilité de ceux qui ont cherché à imposer une Europe fédérale en contrebande, par le biais de la monnaie unique, à des peuples qui n’en voulaient pas. Aujourd’hui, c’est aussi une certaine conception de l’Europe qui agonise. La crise actuelle solde à la fois les erreurs d’une financiarisation à outrance et la faute politique que furent le traité de Lisbonne et le déni de démocratie qui suivit le référendum sur le projet de traité constitutionnel en 2005. Faut-il, dans ces conditions, sortir de l’euro? Ce livre tente de répondre à cette question. Il se propose d’examiner la crise actuelle, de mettre en évidence tant ses origines que la conjonction de politiques particulières qui l’ont rendu inévitable. Il entend montrer au lecteur comment nous en sommes arrivés là, à partir des espoirs – pour certains réels et pour d’autres imaginaires – qui avaient été mis en l’euro à l’origine. Il se propose enfin de montrer les solutions possibles qui s’offrent à nous, et d’évaluer objectivement si nous avons un intérêt à rester dans l’euro.

01/2012

ActuaLitté

litterature italienne

Eva dort

Mille trois cent quatre-vingt-dix-sept kilomètres. Eva voyage en train depuis son Tyrol du Sud natal jusqu'en Calabre pour rendre visite à Vito, disparu de sa vie trop tôt. Durant ce trajet du nord au sud de l'Italie, de sa région frontalière et germanophone au Sud profond, c'est toute son enfance et l'histoire de sa mère Gerda qui défilent dans sa tête. Celle-ci, fille-mère, était parvenue à mener une prestigieuse carrière de chef cuisinière quand elle rencontra un sous-officier des carabiniers luttant contre le mouvement indépendantiste, Vito... Et Eva de se souvenir du destin du Haut-Adige, passé en 1919 de l'Empire austro-hongrois défait à l'Italie, que Mussolini essaya d'italianiser de force. Dans ce premier roman, plébiscité par la critique et les lecteurs, Francesca Melandri nous offre une fresque historique et familiale inoubliable, dressant aussi bien le portrait d'une mère exceptionnelle que celui d'une nation italienne à l'unité encore fragile.

02/2012

Articles

ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté